Place Verte

Désignation

Dénomination

place

Appellation et titre

Place Verte

Titre courant

Place Verte

Localisation

Localisation

Nord-Pas-de-Calais 59 Condé-sur-l'Escaut

Aire d'étude

Condé-sur-l'Escaut

Lieu-dit

Condé-sur-l'Escaut centre

Adresse

Verte (place)

Milieu d'implantation

en ville

Parties non étud

collégiale, église paroissiale, château, hôtel, maison, hospice, relais de poste, bailliage, kiosque

Historique

Datation des campagnes principales de construction

Moyen Age, 17e siècle, 18e siècle, 19e siècle

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

La place Verte est le coeur religieux de la ville. Se trouvait en effet en son centre la collégiale Notre-Dame et s'élève encore à la jonction de la place Verte avec la place Saint-Wasnon, l'église paroissiale. Cependant, faute d'étude historique fondamentale, le récit des origines de la fondation de la collégiale relève en partie de la tradition, qui rapporte l'implantation d'un ermitage au 7e siècle par un moine irlandais, Wasnon (ou Wasnulphe) ; de ce fait fondateur semble découler l'existence de deux établissements religieux à proximité immédiate l'un de l'autre, l'église paroissiale dédiée à saint Wasnon et une fondation monastique féminine placée sous le vocable de Notre-Dame. Puis apparaît à la fin du 9e ou au début du 10e siècle, en lieu et place du monastère, un collège de chanoines séculiers dont l'église collégiale reprit le vocable du monastère ; cet édifice, reconstruit, remanié, est démoli en 1797. Il était enclos d'un muret dont le pourtour intérieur était bordé d'arbres et renfermait des tombes. Les dignitaires du chapître et certains chanoines résidaient sur la place : le Plan des rues qui composent la ville de Condé, dressé en 1754, permet ainsi de localiser la maison du prévôt (n° 6-8-10 place Verte) , celle du doyen (n° 16-18) , d'un chanoine (n° 12-14) , toutes trois situées sur le côté nord-ouest de la place. La maison portant le n° 27, côté sud-ouest, fut aussi une propriété canoniale avant d'abriter le bailliage au 18e siècle. La présence de l'église paroissiale Saint-Wasnon, dont la fondation serait contemporaine de celle de la fondation monastique préfigurant l'ensemble collégial, renforce le caractère religieux du site. Par ailleurs, la seigneurie propriétaire de Condé, dite aussi de Bailleul, laissa ce nom au château dressé à l'angle sud-ouest de la place. Le corps de logis médiéval (15e siècle) , adjoint d'ailes s'étendant rue de la Cavalerie et rue de la Bibliothèque, conserva jusqu'à la Révolution une fonction résidentielle. La spécificité religieuse de la place se double donc du caractère nobiliaire attaché au château. Certains édifices de la place répondent à des vocations particulières : ainsi, le bâtiment 31, 33, 35 place Verte pourrait être un relais de poste, ou encore un édifice dont les fonctions mixtes (résidence et usages techniques) auraient une histoire liée à l'ensemble canonial de la place sous l'Ancien Régime ou encore au château de Bailleul qui lui fait face rue de la Cavalerie. La maison 15, place Verte, fut léguée en 1696 pour y fonder l'hospice des Petites Veuves, géré sous l'Ancien Régime par le doyen et deux chanoines de la collégiale ; sa reconstruction, pour ce même usage, fut menée en 1841-42. Indépendamment des hôtels canoniaux, l'habitat présent sur la place se distingue, de manière générale, aux 17e siècle (maison 21, place Verte) , 18e et 19e siècles (hôtel 4-6 place Verte, 2-4 rue Notre-Dame) , par l'ampleur des constructions et leur caractère de notablilité. Dans les années médianes du 19e siècle, l'alignement des trois hôtels canoniaux situés sur le côté nord-ouest de la place fut régularisé par une reprise des ailes perpendiculaires donnant sur la place et la pose de grilles ou murs clôturant les cours ouvertes vers l'espace public. La destruction de la collégiale pendant les années révolutionnaires, libérant la partie centrale de la place, permit la création au début du 19e siècle d'un espace de promenade planté d'arbres, ce que montre déjà le plan parcellaire de 1808. Pour en parfaire l'équipement, la ville confia à l'architecte Louis Dutouquet la construction d'un kiosque à musique, en 1881-83, puis lui passa commande d'un projet d'urinoir en 1888. La place ne subit pas d'évolution notable au cours du 20e siècle. Mais des fouilles menées en 1985-87 mirent à jour des vestiges de la collégiale, rendant une réalité tangible à l'édifice à l'origine de la place - et peut-être de la ville.

Description

Commentaire description

La place Verte, située sur le point le plus haut de la ville, est un espace quadrangulaire. Sur l'angle nord-ouest débouchent la rue Notre-Dame, sur l'angle sud-ouest, la rue de la Cavalerie et la rue de la Bibliothèque, sur l'angle sud-est, la rue du Collège et sur l'angle nord-est se greffe, en continuité, la place Saint-Wasnon. L'église paroissiale du même nom dresse sa façade occidentale sur la place Verte à laquelle répond, à l'autre extrémité de la diagonale, le corps de logis médiéval du château de Bailleul à l'angle de la rue de la Cavalerie et de la rue de la Bibliothèque. Ces trois côtés, nord-est, nord-est et sud-ouest sont occupés par de grandes maisons et hôtels, les édifices du côte nord-ouest se distinguant par leur disposition entre cour et jardin. Le parcellaire du côté sud-est est plus étroit. La place est actuellement partiellement plantée de rangs de tilleuls entre lesquels les voitures se garent ; l'espace central, dégagé, accueille le kiosque à musique situé sur l'emplacement du transept de la collégiale disparue.

Références documentaires

Date d'enquête

2009

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Oger-Leurent Anita

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

dossier avec sous-dossier