Hôtel

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Titre courant

Hôtel

Localisation

Localisation

Nord-Pas-de-Calais 59 Condé-sur-l'Escaut

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Condé-sur-l'Escaut

Lieu-dit

Condé-sur-l'Escaut centre

Adresse de l'édifice

Notre-Dame (rue) 13 ; Neuve (rue) 22

Références cadastrales

1826 D1 292 à 295, 319, 320, 1875 D2 279, 280, 281, 2010 AP 213

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Écurie, jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 18e siècle, 3e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1740, 1873, 1903, 1971

Commentaires concernant la datation

Date portée, datation par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Housez Albert (commanditaire)

Description historique

Cet édifice quis se présente actuellement sous la forme d'un hôtel dont la façade se développe sur la rue Notre-Dame et les écuries en fond de parcelle s'ouvrent sur la rue Neuve, est constitué de la réunion de deux parcelles, bien invidualisées sur le plan cadastral de 1826 et fusionnées sur celui de 1875. Ces travaux de construction de la partie gauche ont été menés en 1873, ce dont atteste la date portée par la façade réalisée à imitation de celle du 18e siècle, qui affiche le millésime de 1740 ; il semble que la maison de gauche ait été alors totalement alignée, par les façades avant et arrière, sur la construction préexistante. Le décor intérieur, éclectique, résulte probablement des aménagements consécutifs à la réunion des deux maisons. Le décor de céramique de la véranda est datable des années 1880 - 1900. En 1903 (archives communales, P 2) , Albert Housez, propriétaire de l'hôtel, sollicite de la commune l'autorisation d'élever une construction rue Neuve, sur des parcelles situées à l'arrière de l'hôtel. En 1907 est traitée une demande du même, soumise l'année précédente (archives communales, P 4) , portant sur le souhait d'établir deux égoûts [dont l'un] qui serait établit rue Neuve serait destiné à évacuer (...) les eaux pluviales et ménagères provenant de [ses] écuries. On peut donc avancer la date de 1903 comme celle de l'édification de ces écuries monumentales. Le toisième millésime porté sur la façade sur la rue Notre-Dame, 1971, correspond à la restauration générale de l'élévation.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, calcaire, calcaire marbrier, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Tuile flamande mécanique, ardoise

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 1 étage carré, étage de comble, en rez-de-chaussée, étage en surcroît

Typologie du couvrement

Voûte en berceau

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon découvert, toit brisé en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, suspendu, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

La façade rue Notre-Dame est constituée d'un appareil mixte associant la brique et la pierre calcaire, de deux natures différentes : marbrière (pierre bleue) , elle est employée pour le solin, blanche et traitée à refends, elle constitue les encadrements de baies, les pilastres, la corniche, les cordons, les éléments sculptés (tables, chapiteaux, clefs d'arc, modillons de corniche). Des ancrages à volutes contribuent au rythme de l'élévation, rigoureusement quadrillée. Les pilastres sont terminés par des chapiteaux ioniques. Aux quatre travées de la construction du 18e siècle, à droite, répondent les quatre travées de la façade de 1873, la première travée, à l'extrême gauche, plus large, correspond au passage cocher. Les baies sont couvertes par des arcs segmentaires aux angles adoucis. Au-dessus des caves voûtées en berceau s'élèvent le rez-de-chaussée, l'étage et l'étage de comble éclairé par des lucarnes couvertes par des arcs segmentaires, en menuiserie. Le toit à longs pans, flanqué à droite par un pignon découvert, porte des tuiles flamandes mécaniques. L'escalier est en charpente, suspendu, tournant en retour, avec jour. La véranda, qui ouvre sur le jardin, est ornée de panneaux muraux en faïence de Sarreguemines (monogrammés SVBP, 28 rue de Paradis) et de vitraux. La façade des écuries en rez-de-chaussée sur caves, rue Neuve, est bâtie en briques. Le bâtiment abrite une remise à voitures, deux boxes, six stalles, une sellerie et un logement pour le palefrenier. Un passage cocher, légèrement décentré, est couvert par une toiture indépendante perpendiculaire à la rue ; de part et d'autre, les deux ensembles des écuries portent chacune un toit brisé en pavillon couvert d'ardoise. Deux portes piétonnes sont percées aux extrémités de la façade, éclairée par des cinq ouvertures en demi-cercle. Le décor en faible relief de brique est rehaussé par la fantaisie de la menuiserie des deux grandes lucarnes passantes à couverture débordante, éclairant, avec le secours de deux lucarnes moins ornées, l'étage en surcroît ménagé dans le comble.

Technique du décor des immeubles par nature

Maçonnerie, sculpture, ferronnerie, menuiserie, vitrail, céramique

Indexation iconographique normalisée

Ornement à forme architecturale ; ornement à forme géométrique ; fleur ; panier ; ornement à forme végétale ; cartouche

Description littéraire de l'iconographie

Maçonnerie : appareil mixte rue Notre-Dame, reliefs de brique des écuries.£Sculpture : chapiteaux de pilastres, cartouches portant les dates alternant avec des tables sculptées de paniers de fleurs, modénature.£Ferronnerie : fers d'ancrage à enroulements.£Menuiserie : châssis moulurés, bois tournés et moulurés des lucarnes des écuries.£Vitrail : décor de la véranda.£Céramique : décor mural de la véranda : cerisiers en fleur, glycines, bignones, pavots ébouriffés, phlox, roses trémières.

Protection

Eléments remarquables dans l'édifice

Véranda ; écurie

Observations concernant la protection de l'édifice

Edifice remarquable par la qualité de la façade du 18e siècle (décor sculpté) et des travaux des 19e et 20e siècles (reprise de la façade en continuité de l'existant, décor de la véranda, écuries monumentales).£L'organisation de la façade est à rapprocher de celle de l'hôtel 9 rue Notre-Dame daté de 1751 dont les cartouches sculptés affichent cependant un caractère rocaille plus affirmé.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2007

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Oger-Leurent Anita

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel