Hôtel

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Titre courant

Hôtel

Localisation

Localisation

Nord-Pas-de-Calais 59 Condé-sur-l'Escaut

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Condé-sur-l'Escaut

Lieu-dit

Condé-sur-l'Escaut centre

Adresse de l'édifice

Haynette (rue de la) 3, 5

Références cadastrales

1826 D1 96, 1875 D2 896, 2010 AR 485, 486, 487

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 18e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

L'histoire de ce bâtiment est assez confuse : il semblerait qu'entre le petit bras de la Haynette, sur le passage duquel s'achève la rue de la Haynette jusqu'en 1828, et le bras d'eau qui longe la fortification au sud, rien n'ait été bâti avant la fin du 18e siècle. En effet, ni le plan cavalier dressé par Deventer au 16e siècle, ni le plan des propriétés bâties établi en 1754 (AC Condé-sur-l'Escaut) ne montrent d'urbanisation de cette portion de la ville à ces dates. Le refuge de l'abbaye de Crespin, antérieur au 16e siècle et parfois identifié à tort avec l'édifice étudié, était donc situé dans la première portion de la rue (cf. l'appellation de rue du vieux refuge de Crepin encore donnée sur le plan cité plus loin, établi en l'an III). Cependant, le projet du percement de la rue jusqu'au rempart, récurrent puisqu'apparaissant déjà sur un plan de 1736, est poussé plus activement dans les années révolutionnaires : à cette occasion, un document daté du 9 germinal an III (29 mars 1795, AC Condé-sur-l'Escaut) souligne l'intérêt économique que trouverait aussi l'émigré Paillot, au travers de la propriété duquel passerait la nouvelle voie, à se satisfaire du projet. Le plan joint indique la poursuite du percement de la rue jusqu'au rempart et le tracé de la percée au travers de l'édifice ; il existe donc alors une grande maison, voire un hôtel, situé au-delà de la Hainette. Le plan parcellaire de 1808 donne l'emprise de cet édifice, bâti à cheval sur le tracé du futur percement, articulé autour d'une vaste cour centrale et comprenant deux ailes à l'emplacement de celles existant actuellement. Le plan d'alignement dessiné en 1822 reprend derechef le projet de percement, finalement autorisé par l'ordonnance royale du 6 février 1828 ; il faut noter que le cadastre de 1826 indique déjà comme une réalité la poursuite de la rue jusqu'au rempart. L'édifice étudié dans sa configuration actuelle, c'est-à-dire composé d'une aile perpendiculaire à la rue et d'une autre en retour, dégageant l'espace d'une cour-jardin en front-à-rue, est donc le vestige d'un ensemble beaucoup plus vaste sans doute érigé dans le 4e quart du 18e siècle. Dans le courant du 19e siècle, l'hôtel est la propriété de la famille Fally, brasseurs à Condé. En 1844, Paul Fally obtient de la commune l'autorisation de rejointoyer et bagigeonner la façade de [sa] maison rue de la Hainette (23 juin 1844, AC Condé-sur-l'Escaut, P 11) - puis de faire construire un bâtiment tenant à [son] habitation, faisant face au quai (19 juillet 1844, idem) , l'actuel café-restaurant Le Chancel.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Enduit

Matériaux de la couverture

Matériau synthétique en couverture

Typologie de plan

Plan régulier en L

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 1 étage carré, étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

Les deux ailes présentent une élévation sur caves, avec un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble éclairé par une lucarne en menuiserie ; les travées sont affirmées par la succession rythmée des baies rectangulaires barlongues. Un enduit dissimule totalement la maçonnerie. Les toitures à longs pans - et croupe sur le petit côté du corps de bâtiment donnant sur la rue - sont couvertes par de fausses ardoises. Une cour arborée, close par une grille, s'étend entre la rue et l'aile de fond. L'aile de fond conserve (2004) des éléments de décor intérieur (lambris, manteau de cheminée) datables de la fin du 18e siècle. Le garde-corps du balcon de ferronnerie porte les initiales A F (Fally).

Technique du décor des immeubles par nature

Ferronnerie, fonderie

Indexation iconographique normalisée

Ornement à forme géométrique

Description littéraire de l'iconographie

Ferronnerie : garde-corps du balcon, fonte de fer : garde-corps d'appuis.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2007

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Oger-Leurent Anita

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel