asile d'aliénés dit Hospice départemental des aliénés, puis Asile départemental d'aliénés, actuellement centre hospitalier spécialisé

Désignation

Dénomination

asile d'aliénés

Appellation et titre

Hospice départemental des aliénés ; Asile départemental des aliénés

Destinations successives et actuelle

hôpital

Titre courant

asile d'aliénés dit Hospice départemental des aliénés, puis Asile départemental d'aliénés, actuellement centre hospitalier spécialisé

Localisation

Localisation

Bourgogne 58 Charité-sur-Loire (La)

Aire d'étude

Charité-sur-Loire (La)

Canton

La Charité-sur-Loire

Adresse

Hôtelleries (rue des) 51

Référence cadastrale

2010 AS 6

Milieu d'implantation

en ville

Historique

Datation des campagnes principales de construction

4e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle

Datation en années

1896, 1935

Justification de la datation

daté par source

Justification de l'attribution

attribution par source

Commentaire historique

En 1812, un dépôt de mendicité est établi dans l'ancienne Manufacture militaire de boutons, appelée Manufacture royale de Quincaillerie. Il devint Maison de correction et de refuge en 1819, puis Hospice départemental des aliénés en 1829 et Asile départemental d'aliénés en 1841, en application de la loi du 30 juin 1838. En 1896-98, l'architecte départemental George édifia dans le haut du terrain deux bâtiments en U encadrant un bâtiment en forme de pavillon et, à gauche, une série de bâtiments de plan rectangulaire. L'ancienne manufacture, incluant une chapelle, occupait le bas du terrain : elle fut démolie pour permettre à l'architecte départemental Robert de construire, en 1935-40, sept pavillons pour les malades permettant de répartir les malades selon diverses catégories ("entrants, gâteux, agités, travailleurs, épileptiques et idiots") et plusieurs bâtiments sur rue abritant l'administration, les magasins, les ateliers, la cuisine et la boulangerie.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

moellon, enduit, ciment, béton

Matériau de la couverture

ardoise

Parti de plan

plan rectangulaire régulier ; plan symétrique en U

Vaisseau et étage

rez-de-chaussée, 1 étage carré

Parti d’élévation extérieure

élévation à travées

Type de la couverture

toit à longs pans, croupe, toit en pavillon, terrasse

Emplacement, forme et structure de l’escalier

escalier intérieur, escalier hors-oeuvre

Commentaire description

L'établissement occupe un vaste terrain qui descend jusqu'à la Loire. Dans la partie haute se trouvent les premières constructions comprenant un grand pavillon entre deux bâtiments en U, ensemble composé d'un étage de soubassement et deux étages carrés. La façade du pavillon présente un avant-corps central à une travée couronnée d'un fronton cintré percé d'un oculus. La majorité du terrain est occupée par deux séries de pavillons en béton armé identiques ; ils sont de plan rectangulaire allongé, à un étage de soubassement et un étage carré, d'élévations sévères à larges fenêtres et avant-corps antérieur. Trois, orientés nord/sud, sont destinés aux hommes, quatre, est/ouest, sont réservés aux femmes. Ils comprenaient, au rez-de-chaussée, une salle de jour, un réfectoire, douze cellules et des bains ; à l'étage se répartissaient deux dortoirs de vingt lits chacun, cinq chambres d'isolement et des bains. Les bâtiments des ateliers et ceux des fonctions domestiques occupent la partie médiane du site. Celui de l'administration longe la rue des hôtelleries et donne sur la Loire. Il comprend un corps central avec travées ordonnancées à pilastres dont la modénature est celle des bâtiments de style art décoratif et il est encadré de corps moins élevés couvert en terrasse. L'avant-corps de la façade garde un aspect plus monumental.

Protection

Observations

L'édifice, pour des raisons de sécurité et de confidentialité, n'a pu être étudié de l'intérieur. L'intérêt du site réside dans la juxtaposition de bâtiments dont la vocation est la même mais dont l'architecture est totalement différente et traduit deux conceptions de la psychiatrie. Le premier ensemble vise à donner une image collective sobre. Le traitement architectural n'indique pas, de l'extérieur, la fonction d'accueil et de soin des aliénés et les bâtiments pourraient être ceux d'un collège ou d'un séminaire, voire d'une propriété bourgeoise. Le second type de construction énonce clairement la fonction d'enfermement qui est la sienne et il y a un traitement différencié pour : l'administration, les malades et les ateliers. La conception est très technique et tributaire du contexte économique défavorable de l'époque.

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété publique

Références documentaires

Date d'enquête

2002

Crédits

© Région Bourgogne - Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Sylvie Le Clech-Charton

Cadre de l'étude

enquête thématique régionale (patrimoine hospitalier)

Dossier

dossier individuel

Dossier adresse

Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire 17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55