Anciennes casernes de la Porte de France aujourd'hui bâtiments agricoles

Désignation

Dénomination de l'édifice

Caserne

Appelation d'usage

De la Porte de France

Destination actuelle de l'édifice

Bâtiments agricoles

Titre courant

Anciennes casernes de la Porte de France aujourd'hui bâtiments agricoles

Localisation

Localisation

Grand Est ; Moselle (57) ; Marsal ; 1, 2, 7 place Porte de France

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Vic-sur-Seille

Canton

Vic-sur-Seille

Adresse de l'édifice

Porte de France (place) 1, 2, 7

Références cadastrales

1828 G 12, 13, 14, 15, 1988 1 7, 98, 120, 121, 122

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Nom de l'édifice

Place forte

Références de l'édifice de conservation

IA57000516

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 17e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

18e siècle, 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1666

Commentaires concernant la datation

Daté par source, porte la date

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Peu de temps après la prise de la place (en 1763), débute en 1766 la construction des 4 casernes de type Vauban cotées M, N, O et P (date apocryphe portée sur le pignon sud de la caserne M). Le rez-de-chaussée est affecté aux chevaux, les deux étages au logement de la troupe et le comble réservé aux vivres. Chaque caserne contenant à l'origine 12 écuries, 24 chambres et un grenier, est divisée par un long mur de refend longitudinal et deux refends perpendiculaires en 6 modules autonomes correspondant chaque fois au logement d'une compagnie. Chaque module est organisé autour d'une cage d'escalier desservant 2 pièces par niveau. Les chambres, qui ne communiquent donc pas entre-elles, sont équipées de 5 lits de 3 personnes puis de 7 lits de 2, ainsi que d'une cheminées adossée au refend central, servant autant au chauffage qu'à la cuisson des aliments, puisqu'il n'y a ni réfectoire ni cuisine. En 1745, 86 chambres sont occupées par 1290 hommes et 38 écuries par 228 chevaux. De nombreuses modifications ont altéré ce schéma initial. En 1768, les deux étages de la caserne N sont transformés en magasin à vivres. Au 19e siècle, des dortoirs viennent remplacer cette structure jugée trop rigide. Plus récemment, la transformation en bâtiments agricoles entraîne de nouvelles modifications. La caserne P a aujourd'hui complètement disparu. La caserne M a perdu un étage en 1944 et a été restaurée avec une toiture à deux pans et deux chiens assis dans la 1ère travée conservée. Si la volumétrie générale des 2 autres bâtiments a été globalement préservée, diverses modifications ont altéré leur apparence extérieure (ouvertures bouchées, nouveaux percements, ajout d'un grand auvent à la caserne O, disparition de souches de cheminée ou de lucarnes...). Les dispositions intérieures (cages d'escalier, murs de refend, cheminées...) ont également souffert. La caserne N, la mieux conservée, est partiellement protégée. Destinée à recevoir le musée du sel, actuellement logé Porte de France (cf IA57000513), elle est en cours de restauration.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, grès, brique, moellon, pierre de taille, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile en écaille, tuile mécanique

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés, comble à surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Les façades, initialement en pierre de taille (calcaire pour les bandeaux, corniches et encadrements des baies à linteaux monolithes, grès pour les parements) comportent de larges portions en pierre et moellon enduit avec linteaux clavés, résultat d'une reprise ultérieure des maçonneries. Les linteaux de porte des anciennes écuries portent encore une numérotation gravée. Les toitures à longs pans et croupes sont en tuiles en écaille, pour la caserne N, restaurée dans son état initial, et en tuile mécanique pour les autres. Les murs de refend sont en brique. Les planchers séparant les rez-de-chaussée des étages sont renforcés par des voûtains de brique. Les escaliers, en chêne, comportent des balustres tournés.

État de conservation (normalisé)

Mauvais état

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1990/04/10 : classé MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Seule la caserne N est protégée (façades et toitures, écuries, cage d'escalier subsistante et travée située au sud de celle-ci)

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune,propriété privée

Précisions sur le statut juridique du propriétaire

La caserne N (protégée MH) appartient à la commune, les autres (M et O) sont des propriétés privées

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2001

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Decomps Claire, Gloc Marie

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63

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anciennes casernes de la Porte de France
anciennes casernes de la Porte de France
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