Couvent d'hospitalières de saint François, dites soeurs grises

Désignation

Dénomination de l'édifice

Couvent

Genre du destinataire

D'hospitalières de saint François

Appelation d'usage

Couvent de soeurs grises

Titre courant

Couvent d'hospitalières de saint François, dites soeurs grises

Localisation

Localisation

Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Nancy ; 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 24, 26 rue des Dominicains

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Nancy

Adresse de l'édifice

Dominicains (rue des) 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 24, 26

Références cadastrales

2008 BE 261, 262, 264, 265, 266, 267, 268, 269, 271, 441, 442

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Jardin, maison

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

15e siècle, 4e quart 17e siècle, 18e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1495

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Le couvent des hospitalières de saint François, dites localement soeurs grises ou soeurs de sainte Elisabeth (du nom d'Elisabeth de Thuringe, première religieuse de cette obédience en Allemagne) est fondé à la fin du 15e siècle à Nancy. A la demande du duc de Lorraine René II (1473-1508) il s'installe en 1495 dans l'ancien hôpital dépendant du prieuré Notre-Dame construit avant 1405 hors les murs, dans le faubourg Saint-Nicolas, pour accueillir les pauvres étrangers à la ville. Ruiné lors des guerres de Bourgogne (1475-1477) il semblerait que seule la chapelle édifiée dans la 1ère moitié du 15e siècle (IA54003090) subsistait à l'arrivée des soeurs grises. Sous la direction de ces religieuses l'hôpital semble prospérer pendant la première moitié du 16e siècle. Mais la création de la ville Neuve en 1588, la construction de l'hôpital Saint-Julien à moins de 100 mètres en 1590, et surtout l'incendie des bâtiments en 1599, contraignent les religieuses à renoncer à recevoir les pauvres et les malades dans leur couvent, se contentant désormais de les soigner à domicile. En 1669 et 1670, le duc Charles IV, revenu au pouvoir en 1663, les oblige à construire, pour la "décoration de la ville" (A.D. 54, H 2836), trois maisons de location (actuels 24 et 26 rue des Dominicains) sur l'emplacement de leur cimetière, qui bordait la rue Saint-Nicolas ; elles en construisent d'autres au début du 18e siècle, de sorte que les bâtiments conventuels sont désormais isolés en coeur d'îlot. L'église s'effondre en 1764, elle est reconstruite en 1766 (IA54003090). A la Révolution, le couvent est vendu comme bien national, et découpé en 16 sections. Le plan réalisé à cette occasion par l'architecte Jacques-François Miroménil le 30 décembre 1792 (A.D. 54, 1 Q 596) permet d'en connaître les dispositions générales à la fin du 18e siècle. L'église est démolie après 1799 et remplacée par un immeuble de rapport (18 rue des Dominicains). Le bâtiment principal du couvent est transformé en immeuble : à cette occasion il est surélevé et ses fenêtres sont modifiées (IA54002875). Il ne subsiste aujourd'hui de cet ensemble conventuel que quelques vestiges en élévation.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Le couvent des soeurs grises formait un ensemble complexe de bâtiments et d'espaces libres, résultat d'une évolution sur plusieurs siècles, dans lequel on pouvait toutefois distinguer cinq entités relativement autonomes. La frange est, sur la rue Saint-Nicolas, était constituée de maisons de location (10 à 26 rue des Dominicains) abritant chacune une boutique en rez-de-chaussée et une ou deux chambres à l'étage accessibles par un escalier en vis hors oeuvre. Au nord, une série de bâtiments utilitaires (pressoir, poulailler, soue à cochons, buchers) était organisée autour d'une vaste basse-cour accessible au travers d'un long porche (12 rue des Dominicains). Au sud l'ancien cimetière était bordé par un bâtiment de remises (celliers et buchers). Les jardins occupaient toute la partie ouest du terrain. Au centre, les bâtiments conventuels proprement dits étaient regroupés autour d'une cour abritant un puits ; celle-ci était accessible depuis la rue par une porte initialement surmontée d'une niche abritant une statue (gravure de C. Lapaix ; actuel 20 rue des Dominicains). Le corps de bâtiment principal, au sud de cette cour, est l'un des rares vestiges du couvent. Il abritait les pièces communes de la vie monacale en rez-de-chaussée, et dortoir à l'étage accessible au moyen de deux escaliers hors oeuvre en vis, dont l'un est toujours conservé (IA54002875).

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection

Typologie de la zone de protection

Secteur sauvegardé

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2013

Date de rédaction de la notice

2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Tronquart Martine, Vaxelaire Yann

Cadre de l'étude

Étude urbaine Nancy

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63

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couvent d'hospitalières de saint François, dites soeurs grises
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