Église paroissiale Saint-Sylvestre

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Sylvestre

Titre courant

Église paroissiale Saint-Sylvestre

Localisation

Localisation

Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Vennezey ; rue de l'Eglise

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Lorraine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Gerbéviller

Canton

Gerbéviller

Adresse de l'édifice

Eglise (rue de l')

Références cadastrales

1933 C 211

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Cimetière

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

15e siècle, 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1823, 1874, 1928

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribué par source

Description historique

Eglise construite au 18e siècle avec réemploi d'un choeur et d'une porte donnant accès dans la nef datant du 15e siècle. En 1783, le mauvais état des lambris de l'église justifie les travaux exécutés par Nicolas Erard, maître charpentier à Lunéville, pour un montant de 758 livres. Suite au devis dressé en 1823 par le géomètre Nepveu de Bayon, l'entrepreneur Therret de Moyen, en 1824, crépit et enduit les murs extérieurs après avoir fait tomber les crépis et enduits soufflés, remplace sept planches au plafond de la nef qui doit être entièrement recouvert de mortier et blanchit entièrement la nef et le choeur. Il blanchit l'ensemble de l'intérieur de la sacristie, remplace les planches vétustes du plafond de celle-ci et réalise le blocaillement du pourtour des fenêtres de cette pièce. Enfin, il remplace les deux rangées de bardeaux pourris du pan sud de la flèche et remet du mortier. De menus travaux d'entretien et de réparation sont conduits en 1852 et 1857. L'église comportant un clocher dans oeuvre surmonté d'une flèche polygonale, l'architecte lunévillois Antoine propose dès 1867 de construire une nouvelle tour "en raison du mauvais état de la toiture. Qui plus est, la flèche est ancienne et la pose de trois cloches crée des oscillations auxquelles le soubassement ne peut résister. L'architecte préconise de démolir la flèche et la charpente qui la porte, de descendre les cloches puis de construire une tour neuve en maçonnerie en avant nef dans le cimetière ; l'auvent existant en avant de l'entrée étant démonté. Antoine propose d'utiliser la pierre de taille pour édifier le portail. Il suggère de poser des tuiles plates de Bayon sur la toiture de la nef et du choeur et préconise de remplacer les enduits des murs extérieurs qui sont en mauvais état. Le devis se monte à 3191, 60 francs. Les travaux sont approuvés en 1873. En 1876, suite aux propositions faites par ce même architecte, le conseil municipal demande que les deux angles de la tour soient montés en pierre de taille jusqu'à la hauteur du cordon. La couverture en tuile de la tour sera remplacée par des ardoises. Le coût des travaux, confiés à l'entrepreneur Edouard Comte de Xaffévillers est estimé à 290 francs. Un beffroi métallique est construit en 1904-1905 pour 500 francs. Suite aux dégâts causés par le bombardement du village en 1914, Charles Yaher, architecte à Gerbéviller, dresse un devis descriptif et estimatif de 1980 francs des travaux à réaliser dans l'église. Il prévoit la démolition du clocher, notamment les angles sud-est et sud-ouest et la réalisation d'une maçonnerie ordinaire, la réfection de l'entrée et des brèches du mur de clôture de l'édifice, la pose de crépis, le remaniement d'une partie de la toiture avec pose de lattis en sapin, de tuiles mécaniques et de chéneaux en zinc, le plafond à repiquer, les murs à plâtrer, la pose de vitraux en verre cathédrale, les bancs à réparer et la dépose des vieux planchers du grenier remplacés par un plancher neuf en sapin. Les travaux sont exécutés par Bernard Jopiti, entrepreneur à Rozelieures. Ils comprennent en plus des tâches énumérées dans le devis, l'enlèvement des décombres, le déplacement et le remplacement des statues, le démontage, la réparation et le remplacement des bancs de l'église, l'installation d'une nouvelle porte d'entrée, la confection d'un encadrement pour l'autel et le bénitiers, la peinture et le remplacement des boiseries, l'installation d'un nouveau confessionnal, d'une crèche, de dix consoles, de deux prie-Dieu, d'une balustrade, de plinthes et d'une porte et d'une armoire à la sacristie. Le coût total de ces travaux s'élève à 3933, 04 francs. En 1928, le charpentier Julien Demangeon, de Magnières, opère une découverture du clocher, la pose de voliges neuves et la repose de vieilles voliges, la dépose de vieux arêtiers et leur remplacement par des arêtiers en plomb, la réparation d'une boiserie en sapin. L'entrepreneur Florentin de Magnièr es pose des ardoises neuves pour un total de 1100 francs. Des ouvertures ont été rebouchées dans le mur sud de la nef à une époque indéterminée.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, ardoise

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit en pavillon, toit à longs pans, appentis

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église de type église grange est construite en moellons de calcaire recouverts d'enduit avec chaîne d'angle pour le clocher hors-oeuvre surmontée d'un toit en pavillon couvert d'ardoises. La nef porte un toit à long pans avec pignon découvert. Des tuiles mécaniques la couvrent de même que la sacristie, bâtiment adossé au chevet plat de l'église entre deux puissants contreforts et couvert d'un toit en appentis. Le choeur qui s'ouvre sur la nef par un arc en tiers-point est voûté d'ogives. L'enduit laisse apparaître des baies bouchées entre les fenêtres actuelles. La charpente du choeur conserve une ferme assemblée à mi-bois?

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Armoiries ; fleur ; croix

Description de l'iconographie

La porte qui ouvre depuis la tour sur la nef est surmontée d'armoiries qui prennent place au centre d'un arcade trilobée. La clef de voûte du choeur est sculptée d'une fleur stylisée. Une croix grecque en pierre orne le pignon de l'abside.

Commentaires d'usage régional

Eglise grange

Protection et label

Observations concernant la protection de l'édifice

Typologie fréquente pour les églises paroissiales en milieu rural.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1968

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Masson Philippe

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général
Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63