Cité ouvrière dite Cité Jémot

Désignation

Dénomination de l'édifice

Cité ouvrière

Appelation d'usage

Cité nouvelle ; Cité Jémot

Titre courant

Cité ouvrière dite Cité Jémot

Localisation

Localisation

Champagne-Ardenne 51 Epernay

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Epernay centre

Adresse de l'édifice

Mulhouse (rue de) 10 à 16 et 3 à 35 ; Montlhéry (rue de) 1 à 41 et 2 à 62 ; Cité (rue de la) 5 à 47 et 12 à 58 ; Huguenots (rue des) 11 à 53

Références cadastrales

2000 BE 196, 197, 200 à 212, 214 à 233, 241, 242, 244, 245, 247, 248, 254 à 263, 265, 266, 269, 271 à 291, 293 à 295, 298, 299, 303, 668, 669, 911, 1062, 1063, 1065, 1021, 2000 BH 279 à 293, 287 à 288, 291, 294 à 306, 309 à 311, 324 à 331, 334 à 343

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1872

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Jémot, Gustave-Jean-Jacques (promoteur)

Description historique

Un notaire sparnacien, Gustave Jean Jacques Jémot, né à Montlhéry en 1819, installé à Epernay vers 1850, fonde la Société Coopérative Immobilière d'Epernay afin de construire des maisons à bon marché pour les ouvriers travaillant dans les maisons de champagne et dans les ateliers des chemins de fer. Il acquiert 27 100 m2 au sud-est de la ville et parvient à faire construire entre 1868 et 1879 une cité ouvrière de 90 maisons, dont une quarantaine revient aux ouvriers mêmes. Gustave Jémot obtient pour ses constructions et projets d'urbanisme une médaille d'argent à l'Exposition Universelle d'Amsterdam en 1868 et une médaille d'or en 1870. La construction des premières maisons de la Cité ouvrière commence en 1869 au sud de la rue des Jancelins, sur la rue des Huguenots. Par la suite on bâtit sur les rues de la Cité, de Montlhéry, de Mulhouse et des Pavements. Le n° 5 rue de Montlhéry apparaît comme la maison la mieux conservée (porte à imposte vitrée, chaînage de brique teinté d'un badigeon rouge). Les maisons sont aujourd'hui dénaturées par des peintures, par des enduits remplaçant les chaînages de brique d'origine, par des modifications de percements et des menuiseries et diverses adjonctions sur les jardins.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, maçonnerie, enduit, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 1 étage carré, étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Maisons en série, le plus souvent groupées par 2, de façon que 2 portes d'entrée se retrouvent de chaque côté d'une même limite mitoyenne. Sur les 90 lots d'origine, il est possible de repérer 53 maisons n'ayant pas subi trop d'altération. Ces maisons se classent selon 4 types, soit, par ordre d'importance : 34 maisons (sur les rues de Montlhéry, de Mulhouse et de la Cité) dont l'exemplaire le mieux conservé est le 5 rue de Mulhouse, qui fait l'objet de la description ci-dessus ; 6 maisons dont l'exemplaire le mieux conservé est le 27-29 rue des Huguenots : façade à 1 étage carré, en maçonnerie mixte brique et enduit, avec encadrements de baies à arcs segmentés en brique, à clé et sommiers pierre, chaînes verticales ; 6 maisons (n° 41 à 51 rue des Huguenots) dont l'exemplaire le mieux conservé est le 49 rue des Huguenots : façade à 2 étages carrés, entièrement en brique avec alternance de lits de briques surcuites, chaînes verticales et 2 bandeaux plats à chaque étage ; 3 maisons (n° 17 à 21 rue des Huguenots) dont l'exemplaire le mieux conservé est le 17 rue des Huguenots : façade à maçonnerie mixte brique et pierre, avec chaînes et encadrements de baies en brique, chaînes mitoyennes et corniche en pierre, toit à longs pans brisés ardoise et tuile mécanique. Les façade sont structurées, selon le modèle local ancien, par un réseau de chaînages verticaux et horizontaux (bandeaux et corniches horizontaux de brique, arcs segmentés au-dessus des baies) , saillant par rapport au nu de l'enduit venant en remplissage entre ces membres. Seules les clés d'arc sont en pierre. Un bandeau formé d'un rang de brique constitue un bandeau d'archivolte ressautant sur les arcs des baies. Les chaînages sont soulignés par un badigeon rouge.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bailly Gilles-Henri, Caulliez Stéphanie, Laurent Philippe

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Champagne-Ardenne - Service chargé de l'inventaire 3, rue du Faubourg Saint-Antoine 51037 Châlons-en-Champagne - 03.26.70.36.81

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cité ouvrière Jémot ; maison
cité ouvrière Jémot ; maison
© Inventaire général, ADAGP
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