Maisons ; hôtels ; immeubles

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison ; hôtel ; immeuble

Titre courant

Maisons ; hôtels ; immeubles

Localisation

Localisation

Grand Est ; Marne (51) ; Châlons-sur-Marne

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Champagne-Ardenne

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Châlons-en-Champagne centre

Nombre d'édifices concernés par l'étude

1300 repérés ; 139 étudiés

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle

Description historique

A priori, de la fin du 16e siècle au milieu du 18e siècle, la ville aurait connu une reconstruction sur elle-même, ce qui explique que peu de maisons antérieures au 4e quart du 16e siècle soient conservées. Au cours de la 2e moitié du 19e siècle et ce, jusqu'à la première guerre mondiale, l'augmentation de la population, entraîna de nouvelles constructions. En centre ville, celles-ci remplacent çà et là des maisons anciennes. La seule rue ayant connue une refonte complète de son habitat est la rue de Marne, côté nord ou il prend la forme d'immeubles de trois étages en brique et pierre. Cette période connaît une augmentation des constructions individuelles hors les murs, de part des avenues aboutissant aux anciennes portes de l'enceinte. L'entre-deux-guerres fut une période de construction plus lente en centre ville, et de nature individuelle. Jusqu'au 16e siècle, le pan de bois était utilisé indifféremment par toutes les catégories sociales. Aux 16e, 17e et 18e siècles, la bourgeoisie et la noblesse en limitent l'emploi aux murs extérieurs non visibles de la rue, et aux dépendances. A partir de 1772 (réalisation de la place Foch) et progressivement, on enduira le pan de bois qu'il soit neuf ou ancien. Au 19e siècle, le pan de bois est bardé, au rez-de-chaussée, de planches de bois au dessin imitant la pierre de taille et les étages sont crépis. A partir du 3e quart du 19e siècle, on constate l'utilisation de la brique et parfois de la pierre en rez-de-chaussée mais les étages restent en pan de bois crépi. Aux 16e et 17e siècles, la craie, le calcaire et la brique sont utilisés essentiellement dans la construction d'hôtels. Ceux-ci peuvent être bâtis en appareil à assises alternées de briques et craie. Ce système est appelé " appareil champenois ". Aux 17e et 18e siècles, la craie est employée seule ou avec du calcaire dit pierre de Savonnières en encadrement des baies, ceci uniquement au 17e siècle. Du 17e au 20e siècle, la pierre de Savonnières est utilisée dans la construction domestique. A la fin du 19e siècle et durant la 1ère moitié du 20e siècle, la pierre de Chevillon est employée de plus en plus fréquemment. La pierre meulière est utilisée pour la construction dans la 1ère moitié du 20e siècle, jusqu'au début des années 30. En général, il s'agit de maisons construites dans des " dents creuses ", avant ou après la guerre 1914-1918. L'utilisation de la brique se généralise au 19e siècle et durant la première décennie du 20e siècle, pour les maisons dites Art Nouveau. Actuellement, la tuile mécanique est le matériau de couverture le plus utilisé. L'ardoise est employée pour les toits à forte pente, pour les grosses demeures et sur le brisis des toits à longs pans brisés. L'ardoise du brisis est relativement fréquemment remplacée par un matériau synthétique.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Bois ; pan de bois ; crépi ; essentage de bardeaux ; calcaire ; brique ; appareil à assises alternées ; meulière

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique ; ardoise ; matériau synthétique en couverture

Commentaire descriptif de l'édifice

L'étude des maisons, hôtels et immeubles a été effectuée sur le centre ancien et a permis de recenser 1300 constructions antérieures à 1940. Sur les 139 maisons, hôtels et immeubles sélectionnés pour étude, trois dossiers concernent des maisons jumelles et un une série de trois immeubles. Les maisons sont mitoyennes, les quelques exceptions concernent des constructions de la fin du 19e siècle, qui ont été édifiées dans des "dents creuses". 98% des maisons châlonnaises présentent un corps de logis sur rue, les 2% restants ont un corps de logis entre cour et jardin. 79% des plans sont rectangulaires ou de formes indéterminées. Les plans en C représentent un total de 5%, les plans en L : 12%, les plans en U : 3% et les plans à cour centrale : 1, 5%. Les maisons châlonnaises sont peu élevées : 69, 9% d'entre elles ne comportent qu'un étage carré.

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bonnet Claire ; Miguel Sandra

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier collectif

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Champagne-Ardenne - Service chargé de l'inventaire 3, rue du Faubourg Saint-Antoine 51037 Châlons-en-Champagne - 03.26.70.36.81