Fermes de Brain-sur-Longuenée

Désignation

Dénomination de l'édifice

Ferme

Titre courant

Fermes de Brain-sur-Longuenée

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Brain-sur-Longuenée

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays Segréen

Canton

Lion-d'Angers (Le)

Partie constituante non étudiée

Remise, porcherie, étable, grange, hangar agricole, pigeonnier, puits, four à pain

Nombre d'édifices concernés par l'étude

288 bâti INSEE, 46 repérées, 3 étudiées

Historique

Description historique

Parmi les 46 fermes observées, on a repéré quelques traces d'ancienneté (11) (pente du toit aigue comme aux Feuilles, à l'étable de la Pelletrie ou au logis de la Poterie) , mais le bâti a été très remanié au 19e siècle et complété par d'autres constructions (43). Plusieurs étapes de constructions se succèdent, il y a peu de reconstructions complètes ou de constructions ex nihilo. On a dénombré quelques ensembles cohérents et homogènes du 19e siècle avec l'utilisation de la brique, l'organisation plus rationnelle des bâtiments : la Cutoderie (avec panserie) , l'étable-grange avec pignon de la Fourrie Tesnier (1870 ?, en partie démolie) , le Hêtre (1864) , la Hogerie (1897-1898) , la Houdinière (en 1866) , l'étable-grange avec pignon central de la Loge (avant 1840?) , le Motay, les dépendances du Grand Moulin. Quelques bâtiments portent des dates : la Cutoderie (charpente de l'étable grange 1854, renseignement oral) , la Hogerie (dans la buanderie : date 1897 et nom du maçon Bellier) , la Hutière (date de 1876 sur le pignon de l'étable, effacée, renseignement oral).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, grès, quartz, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Ardoise, tuile

Commentaire descriptif de l'édifice

Certains lieux-dits ont été écartés de l'étude, les bâtiments ayant été trop transformés : la Chaintre, le Chardon, le Claireau, la Cornuaille. 46 fermes ont été observées pour l'étude. 14 adoptent un plan régulier en L (7) ou en U (4, comme aux Feuilles où les bâtiments les plus anciens (18e siècle?) sont disposés autour d'une cour carrée) , ou parallèlement (3). On a dénombré 9 longères qui associent dans un même alignement logis et bâtiments de dépendance (souvent remaniées ou complétées par d'autres bâtiments de dépendance : par exemple à la Faucheraie, l'ancienne longère est remaniée au 19e et un nouveau logis construit fin 19e siècle (1872?) et début 20e à part) ; la majorité des fermes adopte un plan dispersé autour d'une cour, résultant des différentes étapes de construction et remaniements progressifs (19). Les principaux bâtiments de la ferme sont le logis et les étables-granges. Le logis se distingue parfois de manière très nette des autres bâtiments : à l'Ecotais, la maison possède un étage carré, rare pour un bâtiment de ferme (maison de maître) , probable remaniement d'une ancienne ferme. Etables et /ou remises peuvent être disposées parallèlement (à la Petite Frétaie, aux Feuilles). On trouve presque systématiquement des porcheries et des puits semi-circulaires recouverts d'une grosse dalle en schiste (à la Lande). Nous avons été particulièrement attentifs aux fours à pains : ils sont souvent intégrés à la cheminée du logis (haute souche de cheminée intégrée dans la façade du logis à la Maraudière) ou bien associés à un bâtiment de dépendance. On trouve également des fours à pain installés dans de petits bâtiments autonomes (à la Mercerie, à la Poterie). Les fours présentent souvent le même aspect avec des gueules en pierres de granite disposées en plein cintre. Nous avons également repéré des pigeonniers consistant en quelques trous de boulin ménagés dans les maçonneries : sur le pignon de la remise agricole de la Fourie-Boileau, de la Gransonnière, dans les jours de l'étable-grange à la Macère, à la Mercerie, à la Morinière. Enfin, quelques bâtiments couverts d'un toit en pavillon, utilisés comme remises ou petits débarras, ont souvent été rencontrés : à la Gautraie, à la Morinière, à la Hogerie. Les matériaux de gros-oeuvre sont le schiste appelé localement "la cosse" et le grès. On trouve souvent du gneiss ou du quartz dans les maçonneries ; il est parfois appelé "le chaillou" : à la Cutoderie (en provenance du rocher de la Chesnaie où il y avait une carrière) , à la Molière, au Motay. Certains bâtiments sont dotés d'angles arrondis : c'est le cas d'une remise à la Gransonnière et à la Petite Frétaie. Le second-oeuvre peut être très simple : moellons et linteaux de bois. On trouve très abondamment la brique, matériau caractéristique de la deuxième moitié du 19e siècle. Elle est utilisée pour les encadrements de baies (30) : à la Cutoderie, elles portent la marque BELOUIN VERN. Elle est parfois associée au tuffeau à la Vigne et au Moulin à vent (vers 1886). On trouve quelques exemples de génoises en brique sur les logis à la Croix-Robert, au Hêtre (1864?) , à la Houdinière (1866). La brique est aussi utilisée pour les chaînages d'angles et les jours circulaires ou semi-circulaires des étables, par exemple à la Houdinière. L'emploi du tuffeau seul est plus rare (7) , c'est un matériau plus noble peu utilisé pour les bâtiments de ferme. Cependant à la Tremblaie (vers 1873?) , les encadrements en tuffeau sont particulièrement bien travaillés et sculptés. De façon plus originale, le logis à Chatillon a une porte en granite (aménagement récent ?). Le pan de bois est rare : seul le pignon de l'étable-grange de la Foucheraie nous en donne un exemple. Les toitures sont en ardoise naturelle ou artificielle, exception à la Hutière avec de la tuile mécanique sur le logis.

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Steimer Claire

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier collectif

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70