Rue Botanique

Désignation

Dénomination de l'édifice

Rue

Appelation d'usage

Rue Botanique

Titre courant

Rue Botanique

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Références cadastrales

1840 H1 248 à 264, 1980 BR 151

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Palais de justice, lotissement concerté, immeuble, boutique

Nom de l'édifice

Ville

Références de l'édifice de conservation

IA49006892

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 18e siècle 19e siècle, 2e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1792, 1811, 1836

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Le percement de cette rue remonte à la fin du 18e siècle : en 1792, est amorcé le tronçon entre la place des Halles (actuelle place Louis-Imbach) et le rempart, sur l'ancien jardin de l'hôtel de ville. Baptisée rue Neuve, cette voie n'est encore qu'une impasse, l'objectif étant de rejoindre ultérieurement le nouveau jardin des Plantes et le faubourg Saint-Samson. Avec l'autorisation accordée par Napoléon en 1807 de détruire les fortifications, la voie peut être prolongée jusqu'au boulevard des Pommiers (actuel boulevard Carnot) qui venait également d'être créé sur ces anciennes fortifications. La nouvelle voie, désormais complète en 1811, est appelée la rue du Jardin-des-Plantes sur le plan d'Angers par Rudemare en 1813. Elle prend ensuite le nom définitif de rue Botanique dans les années 1830 pour ne pas être confondue avec le boulevard des Pommiers qui reçut un moment également la dénomination de boulevard du Jardin-des-Plantes. La première construction est un modeste tribunal ou bureau de conciliation à l'angle de la place et de la rue Botanique, côté ouest (qui disparaîtra rapidement). Il semble que les terrains dégagés soient restés longtemps vides : pour le côté est, différents projets - restés sans suite - sont envisagés en 1823 par l'architecte départemental Louis François, dit François Père, pour accueillir la Cour royale (palais de justice) sur le site de l'ancien hôtel de ville. Mais ce n'est qu'en 1838 que la réalisation est effective sous la conduite de l'architecte départemental Ferdinand Lachèse (aile de la Cour d'Assises avec des plans datés de 1836) , dans la continuité stylistique de l'aile droite de la Cour d'Appel, déjà en place (voir dossier hôtel de ville - palais de justice). Dans le même temps, l'architecte Jacques-Louis François, dit François-Villers, fils de François Père, construit sur le côté ouest une grande façade régulière d'immeubles de rapport, en harmonie avec le front est (projets datés également de 1836). Cette opération s'est effectuée sous l'égide municipale, avec façade imposée aux acquéreurs des terrains. La réalisation est dans l'ensemble assez proche des projets conçus pour chacun des deux côtés. L'élévation concertée des immeubles a subi quelques altérations dans les percements et les corniches vers 1970.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Tuffeau, moyen appareil

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, étage de soubassement, entresol, 2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

Deux corps de bâtiments composent la courte rue Botanique implantée en axe sud-ouest - nord-est entre la place Louis-Imbach et le boulevard Carnot : le front oriental (aile gauche de l'ancien palais de justice) long d'une cinquantaine de mètres et le front occidental totalisant près de quatre-vingt mètres (aile des immeubles de rapport au nombre de sept) qui fait toute la longueur de la rue. La différence de longueur entre les deux fronts est due à un espace libre faisant office de parking au nord de l'édifice public, au pied du massif rocheux qui le porte. Les corps de bâtiments sont en tuffeau avec couverture à longs pans de faible pente et croupes. La face orientale de la rue est composée d'un étage de soubassement avec de grands arcs segmentaires à usage de boutique et de deux étages carrés. La face occidentale présente de grandes arcades en plein-cintre correspondant au rez-de-chaussée et à l'étage en entresol, et deux étages carrés. Les élévations sont à travées, celles des extrémités de l'élévation de l'ancien palais de justice séparées des autres par de discrets dosserets.

Protection

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation

Observations concernant la protection de l'édifice

La rue Botanique constitue, avec la rue du Mail, la seule voie subsistante à façades concertées, les quais de la rive gauche ayant été détruits.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique,propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2007

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources 1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Rue Botanique
Rue Botanique
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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