Maison de la Licorne

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Appelation d'usage

Maison de la Licorne

Titre courant

Maison de la Licorne

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 9 place Sainte-Croix

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Sainte-Croix (place) 9

Références cadastrales

1840 H 1039, 1999 DE 126

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, boutique

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 15e siècle 16e siècle (?)

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 16e siècle, 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1576

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

Morancy Jacques (maçon)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

La plus ancienne mention de cette maison remonte à 1474, sous l'appellation de la Licorne (enseigne à l'image de cet animal) , à l'occasion d'une vente à Michel Pelluau, pelletier. Mais le logis actuel semble plus tardif, de la fin du 15e siècle ou de la première moitié du 16e siècle. L'escalier et la galerie sont encore ceux d'origine. Une cave voûtée est foncée en 1576 par le maître maçon Jacques Morancy sous l'ensemble de la demeure. Dans sa déclaration au roi en 1553, le libraire Jean Leroy mentionne la maison et hôtellerie de la Licorne. Elle est acquise en 1590 par l'apothicaire Pierre Maumussart et depuis cette date, le rez-de-chaussée est toujours dévolu à une pharmacie. Son propriétaire le plus connu est Joachim Proust qui prit une part active localement à la Révolution ; il était frère du célèbre chimiste Joseph-Louis Proust (la maison étant dans cette famille de 1751 à 1821). Le recensement des habitants et maisons d'Angers établi vers 1769 signale la maison au n° 1565. Une cheminée de la 1ère moitié du 19e siècle occupe la pièce du premier étage du corps de logis sur cour. Ce dernier est depuis ce 19e siècle desservi par un second escalier qui double sur la cour la galerie du 16e siècle, désormais vitrée. A la fin du 19e siècle, la façade en pan de bois sur la place est masquée par un placage néo-gothique constitué d'un essentage de planches disposées en chevrons avec décor de colonnettes et sablières moulurées.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Bois, pan de bois, torchis, enduit partiel, essentage de planches, schiste, moellon sans chaîne en pierre de taille, tuffeau, moyen appareil, enduit

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble

Typologie du couvrement

Voûte en berceau plein-cintre

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis, pignon couvert, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en charpente, escalier hors-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Maison à deux corps en profondeur avec escalier en vis et galerie de liaison, en bois. Elévation antérieure en pan de bois. Les deux élévations sur la cour sont en tuffeau (enduites). Dans le second corps de logis, au premier étage, une porte datant du 16e siècle permet par une galerie en encorbellement (moderne) sur une cour au 4, rue Corneille, de gagner un cabinet dans un troisième corps d'habitation qui relève pour ses autres niveaux d'une maison en coeur d'îlot, derrière la maison de la Licorne, aujourd'hui partagée entre plusieurs adresses.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, ferronnerie

Indexation iconographique normalisée

Scène ; ornement à forme géométrique

Description de l'iconographie

Une cheminée du corps postérieur présente sur sa hotte une scène profane représentant une femme jouant de la lyre devant une femme à demi-nue derrière laquelle se tient un homme ailé, le balcon est à simple motif de grille.

Commentaires d'usage régional

Maison marchande des XVe-XVIe siècles : façade en pan de bois, structure rustique (type A1c).

Protection

Observations concernant la protection de l'édifice

Bonne illustration typologique de maison commerçante en plein coeur de ville, à pan de bois en façade (masquée aujourd'hui par un essentage mais connue par une photographie ancienne) et deux corps de logis en profondeur. A signaler également le système distributif d'origine (escalier en vis et galerie vers le corps postérieur) , désormais rare dans cet habitat urbain.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1989

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources 1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Maison de la Licorne
Maison de la Licorne
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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