Presbytère Saint-Michel-du-Tertre, actuellement immeuble de rapport

Désignation

Dénomination de l'édifice

Presbytère

Appelation d'usage

Presbytère Saint-Michel-du-Tertre

Destination actuelle de l'édifice

Immeuble

Titre courant

Presbytère Saint-Michel-du-Tertre, actuellement immeuble de rapport

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 37 rue Jules-Guitton

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Jules-Guitton (rue) 37

Références cadastrales

1840 H1 289, 1970 BR 429, 1999 BR 429

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 16e siècle, milieu 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e moitié 17e siècle, 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1581

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Ayrault Michel (commanditaire), Moreau Paul (commanditaire)

Description historique

Presbytère bâti dans le milieu et la 2e moitié du 16e siècle, postérieurement à 1539, date d'un procès de mitoyenneté entre le corps de ville et la paroisse Saint-Michel-du-Tertre, assurant que le presbytère n'existait pas encore. La construction s'est effectuée en deux campagnes rapprochées avec antériorité de la partie nord, celle-ci probablement redevable au curé d'alors, Michel Ayrault, sans doute apparenté à une grande famille angevine du même nom. Une requête de réparation et remise en état du presbytère, datée de 1565, laisse imaginer une construction déjà existante depuis un certain temps. En 1603, une conclusion d'assemblée paroissiale fait état de "la construction du bastiement neuf de la cure", qui pourrait peut-être correspondre à l'extension sud du logis. Un jardin en prolongement est créé au même moment sur une partie du cimetière. L'ensemble de ces travaux revient au curé Paul Moreau. Entre-temps, en 1598, le presbytère avait reçu la visite de Henri IV, de passage à Angers, qui y suivit un office depuis l'une des fenêtres.
La cage d'escalier conserve des vantaux de porte de la 2e moitié du 17e siècle. Au milieu du 18e siècle, une aile secondaire d'habitation est rapportée sur la cour et le logis est fortement remanié : réalisation d'une nouvelle couverture, reprise des baies nord du rez-de-chaussée, remaniement de l'élévation orientale (sur l'actuelle impasse privée) par de nouvelles baies et un portail sur l'ancienne tour d'escalier. C'est alors qu'est remployée à hauteur de la corniche du corps principal une pierre sculptée et datée (1581) , provenant du presbytère même ou du cimetière. Deux expertises du presbytère, effectuées en 1748 et 1773, sont probablement à insérer dans ce contexte de travaux.
Au 19e siècle, le corps de communs est surélevé d'un étage carré et le corps principal à nouveau remanié, baies de la façade sud, modifications intérieures avec notamment la reconstruction de l'escalier, probablement lors de division du bâtiment en appartements. L'appartement du rez-de-chaussée a été agrandi sur le jardin en 1978, puis sur la cour d'entrée en 1987.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon sans chaîne en pierre de taille, enduit partiel, tuffeau, moyen appareil, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage en surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans brisés, croupe, appentis, noue, toit à longs pans, pignon couvert

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier demi-hors-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente, suspendu

Commentaire descriptif de l'édifice

Edifice entre cour et jardin suspendu, en bordure d'une venelle (impasse privée aujourd'hui) traversant l'ancien cimetière Saint-Michel-du-Tertre et qui menait à l'église paroissiale du même nom. Il est composé d'un corps principal de plan massé double en profondeur (plan rectangulaire avant extension) et d'une aile en retour sur la cour. Le gros-oeuvre est en moellon de schiste, sauf la surélévation du corps secondaire qui est en tuffeau. L'édifice est à un étage carré et comble à surcroît pour le corps principal ; le corps annexe était de structure identique avant qu'un second étage carré remplace le comble habitable. L'élévation latérale sur la venelle est à travées. Le corps principal est couvert de toits à longs pans brisés à croupes, l'aile sur cour, de toits à longs pans et pignons couverts. L'escalier était initialement une tour d'escalier hors-oeuvre abritant une vis ou un escalier à petit mur-noyau ; la tour subsiste, coiffée aujourd'hui d'un appentis, mais la cage d'escalier a été agrandie : c'est désormais un escalier demi-hors-oeuvre, tournant à retours avec jour, en bois et rampe de fonte. Selon les descriptions du 18e siècle, une salle sur cour et une chambre sur jardin composaient le corps principal, la cuisine et un office étant logés dans l'aile secondaire.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Pilastre ; ornement à forme géométrique

Description de l'iconographie

Le portail d'entrée de la cage d'escalier est constitué de deux pilastres à chapiteaux doriques ou toscans portant un entablement nu. Le vantail de porte comprend deux panneaux couronnés de demi-doucines affrontées.

Commentaires d'usage régional

Hôtel à cour antérieure.

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation

Observations concernant la protection de l'édifice

Le pittoresque du site - le haut d'une butte accessible par l'ancienne venelle du cimetière - fait surtout l'intérêt de ce presbytère, par ailleurs bien remanié. Les maisons curiales d'Ancien Régime subsistent en faible nombre dans la ville et relevaient d'un habitat de notable, comme c'est le cas ici : un petit hôtel du 16e siècle entre cour et jardin, autrefois accessible par une tour d'escalier.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1985

Date de rédaction de la notice

1991

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Presbytère Saint-Michel-du-Tertre, actuellement immeuble de rapport
Presbytère Saint-Michel-du-Tertre, actuellement immeuble de rapport
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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