Hôtel de Monfrou

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Appelation d'usage

Hôtel de Monfrou

Titre courant

Hôtel de Monfrou

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 8 à 10 rue de Monfroux

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Nord

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Monfroux (rue de) 8 à 10

Références cadastrales

1840 G 608 à 610, 627, 628, 1980 AO 22, 23, 25, 392, 393, 395, 1999 AO 25, 395

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, jardin, communs, buanderie

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 16e siècle, 1ère moitié 18e siècle, 1ère moitié 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 18e siècle, 2e moitié 19e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Cet édifice conserve, de la 2e moitié du 16e siècle, probablement le corps de logis principal (d'après les charpentes) , le petit corps de maison en retour d'équerre sur rue et la tour d'escalier de liaison. Il appartient dans le premier tiers du 17e siècle à Anne Pierres, sieur de Bellefontaine, gouverneur de la ville et du château de Châteaubriant, qui le vend en 1638 à Louis de Thiélin, sieur de Monfrou ; la demeure reste dans cette dernière famille pendant tout le 17e siècle et porte encore ce nom sur le nouveau plan de la ville dressé en 1736 (plan Simon dit des échevins) , qui consacre dès lors cette appellation. Pourtant dès le début du 18e siècle, l'hôtel de Monfrou appartenait à Charles-André de Maillé, sieur de Gilbourg. Lors du recensement des maisons et habitants d'Angers établi vers 1769, la demeure est aux héritiers de Mme de Gentian. Auteur de nombreux traités, Claude-François du Verdier, sieur de la Sorinière, compte aussi parmi ses habitants.

Une déclaration du sieur de Monfrou à l'abbaye du Ronceray en 1658 fait état d'une maison de nouveau édifiée. Cependant, durant la 1ère moitié du 18e siècle, l'édifice est fortement remanié : fenêtres et lucarnes du corps principal sont reprises, ainsi que la couverture (une rupture de pente s'observe aux deux-tiers du corps de bâtiment, qui se termine par une croupe à l'ouest). De cette époque datent également l'escalier principal créé à l'extrémité droite (orientale) du corps principal et les hottes de deux cheminées. Le vaste portail de la cour d'entrée est plus tardif, dans le 4e quart du 18e siècle. Dans la 1ère moitié du 19e siècle, l'édifice, divisé en deux propriétés, fait à nouveau l'objet de profondes transformations dans sa partie orientale : une composition monumentale de façade sur cour est aménagée par le rhabillage de l'aile de la cuisine côté rue et la création d'un pavillon en symétrie côté jardin (ou la forte reprise d'une partie ancienne ?) , le tout unifié par un étage-attique. Par ailleurs, la pièce adjacente à l'escalier principal est ornée d'une niche destinée à un poêle. Dans la partie ouest, l'escalier primitif est reconstruit dans la tour originelle, probablement dans la 2e moitié du 19e siècle. Quand l'édifice est réunifié dans le courant du 20e siècle, une grande pièce est créée en rez-de-chaussée, avec suppression du mur de séparation et installation de deux étais pour soutenir le plafond. Dans les années 1980, le corps en pavillon sur jardin est ravalé, avec recouvrement du tuffeau au premier étage par un enduit.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon sans chaîne en pierre de taille, moellon, enduit, tuffeau, moyen appareil, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan régulier en U

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, pignon couvert, croupe, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente, escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Edifice complexe lié à l'adjonction successive de corps de bâtiments : un long corps principal en retrait de la rue, cantonné à l'est de deux ailes quasi-symétrique dessinant sur la cour d'entrée un plan en U. Un petit corps de maison en remploi (abritant la buanderie ou souillarde) s'insère dans l'équerre formée par le corps principal et l'aile sur rue de la partie en U. Les élévations du corps principal et de la petite maison en remploi sont à un étage carré et étage de comble, la partie en U est à un étage carré et étage-attique. Le gros-oeuvre est en schiste enduit, sauf l'aile de la partie en U côté jardin qui présentait un étage carré en tuffeau (avant ravalement) et l'ensemble de l'étage-attique, également en tuffeau. Les couvertures sont à longs pans, pignons et croupes ; la partie centrale de la partie en U est en appentis, l'aile côté jardin est en pavillon. L'escalier principal est dans-oeuvre, au centre de la partie orientale en U, à mur-noyau en maçonnerie. Reconstruit dans la tour hors-oeuvre, à l'angle du corps principal et de la petite maison, l'escalier secondaire est un ouvrage en charpente, suspendu, à limon bois et balustres. Le portail de la cour d'entrée présente un plan légèrement concave (facilitant les manoeuvres du cocher dans la rue étroite) avec deux portes piétonnes (murées) en symétrie de la porte cochère.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Pilastre, feuillage

Description de l'iconographie

Le mur oriental du salon de droite présente une grande niche d'encadrement de poêle, cantonnée de pilastres portant un entablement à frise de pampres.

Commentaires d'usage régional

Hôtel à cour antérieure (type A).

Protection et label

Eléments remarquables dans l'édifice

Portail

Observations concernant la protection de l'édifice

Cet édifice composite constitue un bon exemple des augmentations et remaniements que peut subir un édifice, au gré des modes de vie et de l'évolution du goût, au point que le parti initial de la construction reste assez obscur : à l'hôtel de Monfrou, une recomposition néo-classique du 19e siècle se substitue ainsi à un édifice de la Renaissance avec, entre-temps, de notables aménagements du 18e siècle. Parmi ceux-ci, à signaler la belle composition du portail de la cour d'entrée.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1979

Date de rédaction de la notice

1991

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Hôtel de Monfrou
Hôtel de Monfrou
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
Voir la notice image