Manoir, puis hôtel de Beauvau, dit plus tard hôtel de Montiron

Désignation

Dénomination de l'édifice

Manoir, hôtel

Appelation d'usage

Manoir de Beauvau ; Hôtel de Beauvau ; Hôtel de Montiron

Titre courant

Manoir, puis hôtel de Beauvau, dit plus tard hôtel de Montiron

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 7 à 9 bis rue de la Harpe

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Nord

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Harpe (rue de la) 7 à 9 bis

Références cadastrales

1840 G 117 à 122, 125, 126, 1980 AO 133, 389, 1999 AO 133, 389

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, jardin, communs

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

12e siècle, 15e siècle, milieu 17e siècle, 2e moitié 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e moitié 18e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1646

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Le corps principal de cet édifice, sous une apparence d'architecture classique, remonte dans son gros-oeuvre au 12e siècle et présente encore d'importants vestiges caractéristiques de l'architecture romane, notamment un grand portail sculpté sur le pignon droit d'entrée (vers l'impasse du Sauvage) et de vastes baies en plein-cintre sur l'élévation postérieure sur jardin, qui constituait la belle façade orientée sur la rivière : une rénovation de cette façade en 1996 a permis en effet d'identifier cinq grandes fenêtres géminées dont une encore cantonnée d'une colonne entière et de son chapiteau ; ces éléments sont de nouveau pour l'essentiel cachés par un enduit. Cet édifice, identifié comme un manoir patricien alors hors enceinte urbaine, était au 14e siècle une propriété du couvent voisin des Augustins (selon la plus ancienne mention retrouvée) ; il resta propriété des Augustins jusqu'à la Révolution. Un membre de la famille de Châteaubriant, attestée en Anjou dès le 12e siècle, était un bienfaiteur du couvent et leur avait cédé une maison et un emplacement pour s'établir : s'agit-il du manoir de la rue de la Harpe ? Dès la fin du 14e siècle, la topographie avait évolué : des maisons s'étaient implantées au-devant du grand portail, impliquant une reconfiguration de l'édifice sur une cour d'entrée, rue de la Harpe. Les restes de mouluration gothique d'une porte sur la façade sur cour du grand corps, une ouverture à accolade sur l'élévation sur jardin, la structure des combles, sans surcroît, sur les faces postérieures, font envisager une campagne au 15e siècle, peut-être liée aux libéralités de Bertrand de Beauvau pour le couvent des Augustins : un acte du 17e siècle fait en effet savoir que ce logis était communément dénommé Beauvau. Il est probable que la restructuration des niveaux avec deux étages carrés est effective dès cette époque. Puis l'édifice, que l'on peut désormais qualifier d'hôtel, fait l'objet vers 1646 d'importants travaux sous l'égide des Augustins : l'aile gauche attenante au grand corps est alors construite, l'escalier refait, la charpente et les lucarnes sur jardin reprises, le portail sur rue édifié. L'élévation postérieure, sur le jardin, est à nouveau remaniée dans la 2e moitié du 18e siècle : perron, balcons, baies romanes retraitées. Côté cour d'entrée, une reprise des parties supérieures des maçonneries formant un surcroît, entraînant la reprise des lucarnes, date peut-être de cette époque. Les ouvertures restantes sont retouchées dans la 2e moitié du 19e siècle et les lucarnes dénaturées au 20e siècle. La cour des communs et l'aile droite du logis sont des constructions de la fin du 19e siècle. Les élévations sur cour sont drastiquement ravalées dans le courant du 20e siècle. La dernière appellation de l'édifice provient de la famille Hernault de Montiron qui devait en être locataire dans la première moitié du 19e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon sans chaîne en pierre de taille, moellon, enduit partiel

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan régulier en L

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés, comble à surcroît, étage de comble

Typologie du couvrement

Voûte en berceau segmentaire

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis, toit en pavillon, pignon couvert, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

L'hôtel, entre cour et jardin, est constitué principalement d'un grand corps de logis et d'une aile en retour d'équerre sur la gauche, à travées. Une autre aile, en rez-de-chaussée, et une construction en forme de tour coiffée en pavillon, modernes, ferment la cour sur la droite. Des bâtiments de communs s'organisent autour d'une cour secondaire, au-delà de l'aile en retour. L'édifice, entièrement en schiste, est aujourd'hui à deux étages carrés - le rez-de-chaussée est surélevé côté jardin - (initialement le manoir était à deux niveaux, un rez-de-chaussée à usage de service et un premier étage correspondant à l'étage noble). Les combles sont à surcroît côté cour, correspondant à une reprise d'une structure sans surcroît qui s'observe toujours côté jardin et communs. Les couvertures sont à longs pans. Des appentis couvrent les parties annexes. L'escalier est dans le grand corps, en maçonnerie, tournant autour d'un gros massif carré.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, ferronnerie

Indexation iconographique normalisée

Colonne, cheval, ornement à forme géométrique ; animal, oiseau ; arabesque

Description de l'iconographie

Le grand portail d'entrée du manoir est constitué d'ébrasement à colonnes dont les chapiteaux sont aujourd'hui ruinés, sur une photographie ancienne, on semble distinguer un chapiteau avec des animaux affrontés (chevaux ?). Les tailloirs en frise sont ornés de croix de Saint-André que ponctuent des cabochons dans les compartiments. Un chapiteau retrouvé sur la grande façade sur jardin montre deux quadrupèdes affrontés (des lions ?) que chevauchent des oiseaux. Les deux balcons sur jardin sont à motifs d'une grande palmette centrale et de volutes pour celui central, de volutes seules pour celui de droite.£££Support : portail sur le mur pignon droit du corps principal. Support : balcons.

Commentaires d'usage régional

Manoir à logis rectangulaire,hôtel à cour antérieure.

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Portail

Observations concernant la protection de l'édifice

Cet hôtel, qui a pris son apparence actuelle au 17e siècle (et en tenant compte d'altérations plus récentes) , est en fait la reprise d'un vaste manoir seigneurial du 12e siècle dont l'élément le plus apparent et spectaculaire est le grand portail d'entrée à quatre rouleaux sur le pignon sud-ouest - l'édifice était initialement orienté vers la rue Lionnaise, accessible par une impasse. Des travaux de ravalement en 1996 ont dégagé brièvement la longue élévation de 27 m sur jardin, la façade de prestige, et permis de mesurer l'importance et la qualité des restes de ce manoir médiéval : le coffre de maçonnerie était encore en place, ainsi que des vestiges substantiels des grandes baies géminées de l'étage noble, faisant de ce bâtiment, après l'évêché, le plus considérable témoin de l'habitat de l'époque romane à Angers, voire de la région.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1979

Date de rédaction de la notice

1991

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources 1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

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