Hôtel Nepveu d'Urbé, puis Duvau

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Appelation d'usage

Hôtel Nepveu d'Urbé ; Hôtel Duvau

Titre courant

Hôtel Nepveu d'Urbé, puis Duvau

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 2 place Falloux

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Falloux (place) 2

Références cadastrales

1840 H2 578, 1970 BV 26, 1999 BV 26

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, remise, écurie

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Milieu 17e siècle, 1ère moitié 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e moitié 18e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Nepveu d'Urbé (commanditaire), Lesperonnière de la Rochebardoul Antoine (commanditaire), Pays-Duvau François-Charles (commanditaire)

Description historique

Cet hôtel est construit au milieu du 17e siècle (partie droite) et conserve d'origine le portail sur rue, l'escalier, plusieurs portes et lambris. Il est attesté comme appartenant à la famille Nepveu d'Urbé à la fin du 17e siècle : un de ses membres en était-il le commanditaire quelques décennies plus tôt ? Au début du 18e siècle, il passe par héritage à Antoine de Lesperonnière de la Rochebardoul, probable maître d'ouvrage des importants travaux du début du 18e siècle. L'hôtel prend alors sa forme actuelle en U régulier, tant en plan qu'en élévation : l'aile gauche des communs en vis-à-vis du corps d'habitation est reconstruite et reliée à ce dernier par un étroit corps de logis en fond de cour. En 1727, la demeure est acquise par la mère de François-Charles Pays-Duvau, président au Présidial, qui en est le propriétaire pendant une bonne partie du 18e siècle, d'où l'appellation communément usitée. On peut lui attribuer différents réaménagements intérieurs - parquet du grand salon et cheminées d'étage. Il est probable que le retraitement des lucarnes sur le corps d'habitation lui revienne également. La restauration des vantaux du portail date du début des années 1980 et la restauration générale de l'édifice est intervenue dix ans plus tard, comportant notamment la création de lucarnes néo-18e siècle en bois sur le corps de communs.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon, enduit, tuffeau, moyen appareil, appareil mixte, bossage

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan symétrique en U

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, 1 étage carré, comble à surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit à longs pans brisés, appentis brisé, croupe, pignon couvert, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie, en charpente, suspendu, escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Hôtel à cour antérieure, à plan régulier en U, fermée par un vaste portail, le corps principal d'habitation se trouvant sur le côté latéral droit, face au corps de communs établi dans l'aile latérale gauche ; le corps en fond de cour est une partie secondaire faisant passage, sans épaisseur. Les élévations à travées sont à un étage carré, toit à longs pans et croupes pour le corps principal, toit à longs pans et appentis brisés pour les deux autres parties ; un niveau de soubassement rattrape la déclivité du terrain côté corps principal sur la rue David-d'Angers. Le gros-oeuvre est en schiste enduit pour le corps principal (les parties vives en tuffeau traitées en bossages) et le corps de communs, en tuffeau pour le petit corps du fond. L'escalier principal est dans-oeuvre au centre du corps d'habitation, à jour suspendu, limon bois et rampe de fer forgé ; le vestibule est couvert d'une fausse-voûte d'arêtes. L'escalier des communs est également dans-oeuvre, à mur-noyau en tuffeau.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, ferronnerie, menuiserie

Indexation iconographique normalisée

Pomme de pin, cartouche, rosace, ornement à forme géométrique ; croix, volute ; feuille, vase ; pilastre, trophée

Description de l'iconographie

Les vantaux du portail sont à multiples panneaux géométriques et dotés d'un montant orné notamment d'une pomme de pin, d'un cartouche et d'une rosace. Le sommet de ce portail est orné d'une grille de fer forgé à motifs de croix entre des volutes. La rampe de fer forgé de l'escalier est à motif de volutes, feuilles stylisées et le pilier de départ s'orne d'un vase. Une cheminée du premier étage présente sur sa hotte, entre deux pilastres cannelés, un trophée à symbolique amoureuse avec deux oiseaux. Des huisseries, des lambris, un parquet sont à motifs géométriques.

Commentaires d'usage régional

Hôtel à cour antérieure (type A).

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1983/12/31 : inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Façades et toitures du corps de logis et des deux ailes y compris le portail d'entrée, les deux cheminées du 18e siècle au premier étage et l'escalier avec sa rampe en fer forgé (cad. 1980 BV 26) : inscription par arrêté du 31 décembre 1983.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Portail ; escalier ; parquet

Observations concernant la protection de l'édifice

Bel exemple d'hôtel sur cour, à plan symétrique en U, ingénieusement organisé lors de la reconstruction du corps de communs au 18e siècle : masquant le manque de place (absence de jardin) , le corps en fond de cour n'est en fait guère plus qu'une façade mais assure la continuité visuelle et l'unité de composition. La monumentalité du corps des communs est exceptionnelle localement : ils apparaissent comme un second logis dont l'ampleur égale le corps d'hôtel proprement dit (les pièces du premier étage pouvaient être des chambres de l'hôtel même, car elles communiquaient avec ce dernier par le petit corps en fond de cour). A noter plusieurs éléments remarquables : le portail sur rue avec ses vantaux à multiples panneaux, l'escalier suspendu dont la rampe de fer forgé est parmi les plus anciennes recensées à Angers, et qui s'éclaire curieusement à l'étage par une fenêtre géminée à arcs rampants, enfin un rare parquet du 18e siècle dans le salon.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1982

Date de rédaction de la notice

1995

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Hôtel Nepveu d'Urbé, puis Duvau
Hôtel Nepveu d'Urbé, puis Duvau
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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