Hôtel dit maison de Cunault, puis maison canoniale Saint-Maurille

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Genre du destinataire

De chanoines

Appelation d'usage

Maison de Cunault ; maison canoniale Saint-Maurille

Titre courant

Hôtel dit maison de Cunault, puis maison canoniale Saint-Maurille

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 16, 18 rue Donadieu-de-Puycharic

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Donadieu-de-Puycharic (rue) 16, 18

Références cadastrales

1840 J 253, 254, 1980 DH 570, 1999 DH 570

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 15e siècle, 2e quart 16e siècle, 16e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

13e siècle, 14e siècle (?), 4e quart 16e siècle, 1ère moitié 18e siècle, 4e quart 18e siècle, 1ère moitié 19e siècle, 2e moitié 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1543

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Brérond Jean de (commanditaire)

Description historique

En 1415, est cité à cet endroit la maison du prieuré de Cunault dont ne subsistent probablement que des sous-sols. Cette demeure est vendue dans le courant du 15e siècle au chapitre cathédral et intégrée à la maison canoniale Saint-Maurille, mitoyenne. Appuyé à l'enceinte urbaine du 3e siècle, le sous-sol conserve une porte du 13e ou 14e siècle. Les deux corps de logis et la tour d'escalier qui les dessert datent de la 2e moitié du 15e siècle : l'aile gauche possède encore au rez-de-chaussée une cheminée d'origine. Au 16e siècle sont construits le bâtiment des remise et écurie avec logement secondaire, le corps d'entrée avec galerie haute, ainsi que les galeries sur le jardin, toutes trois édifiées vers 1543 par Jean Delespine pour le chanoine Jean de Brérond (d'après source). Du 16e siècle aussi date la reprise de corniche sur la façade postérieure du corps principal et le puits bâti en 1591 (étudié). Les communs sont remaniés dans le 2e quart du 18e siècle : portes cochères, cheminée d'étage du logement secondaire. Le portail actuel date de cette campagne, probablement vers 1733 (d'après source). Dans le 2e quart du 19e siècle, des constructions adventices masquent partiellement la façade antérieure du logis. Dans la 2e moitié du 19e siècle sont engagés de nouveaux travaux : les façades et la couverture de l'aile gauche du logis sont entièrement reprises, de même que le pavillon postérieur, en liaison avec la grande galerie sur jardin alors surélevée et remaniée par un avant-corps central. Les intérieurs, salon, salle à manger, sont mis au goût du jour, avec cheminées et lambris. Les communs sont aussi agrandis d'un bâtiment en rez-de-chaussée, à toit-terrasse, bordant le mur de ville. La tour d'escalier est restaurée après 1966.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon, enduit partiel, tuffeau, moyen appareil, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

2 étages de sous-sol, 1 étage carré, comble à surcroît

Typologie du couvrement

Voûte en berceau segmentaire

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis, toit en pavillon, pignon découvert, pignon couvert, croupe, croupe polygonale, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Hôtel entre cour et jardin constitué d'un grand corps de logis perpendiculaire à la rue, prolongé d'un corps de cuisine, sur deux niveaux de sous-sol. Un corps de passage en forme de galerie ferme la cour d'entrée sur lequel donne aussi un long corps de communs ; le jardin est bordé par une grande galerie en équerre, à un étage carré et comble (détruit) , qui mène d'un cabinet adossé au grand corps de logis à un "retrait" ou oratoire en fond de propriété. Le gros-oeuvre des logis et communs sont en schiste, sauf principalement l'élévation sur jardin qui est en tuffeau ; la tour d'escalier en vis hors-oeuvre, les galeries, cabinets, ainsi que les remaniements tardifs sont aussi en tuffeau, excepté les murs formant clôture ou mitoyens. Le grand corps de logis est à un étage carré et comble à surcroît ; les autres bâtiments sont à un étage carré sans étage de comble. Les couvertures sont à longs pans et pignons découverts ; le cabinet entre corps principal et galerie sur jardin est avec une croupe et le retrait en fond de jardin est en pavillon.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Pilastre, ordre dorique, ordre ionique, cartouche ; tête : ange, enfant, bucrane, rosace ; palmette, volute

Description de l'iconographie

Le corps de passage formant galerie présente un monumental portail à pilastres doriques et un cartouche à volutes à la clé de la voussure. Les fenêtres du premier étage de cette même élévation sont cantonnées de pilastres ioniques. Le plafond du rez-de-chaussée de ce corps de passage est à caissons ornés de têtes d'ange, enfants, bucranes et rosaces (des caissons ont perdu leur décor). La galerie sur jardin est à arcades portées par des piliers à chapiteaux doriques. La cheminée du salon présente deux piédroits de manteau constitués de deux grandes volutes à palmette reposant sur des griffes de lion.

Commentaires d'usage régional

Hôtel à cour antérieure (type A).

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1968/12/17 : classé MH partiellement ; 1968/12/17 : inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Façades, toitures et plafond à caissons du bâtiment de l'aile d'entrée sur rue, puits dans le jardin (cad. 1980 DH 570) : classement par arrêté du 17 décembre 1968 ; portique sur jardin, jardin, pavillon nord et escalier en tourelle (cad. 1980 DH 570) : inscription par arrêté du 17 décembre 1968.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Galerie ; portail ; plafond ; cheminée ; puits

Observations concernant la protection de l'édifice

L'une des plus considérables maisons canoniales de la cité épiscopale d'Angers en bordure du rocher de la cité, bénéficiant d'une vue exceptionnelle sur la rivière et la rive opposée : panorama qui agrémente le jardin, dont profite en particulier la grande galerie-promenoir en équerre reliant le logis à un cabinet-oratoire (la seule de cette ampleur qui subsiste à Angers, hors celle du somptueux Logis Barrault) , et dont l'élévation primitive a pu être restituée. Les galeries sur cour (avec son plafond sculpté) et sur jardin sont effectivement les ouvrages architecturaux les plus notables de la propriété, d'autant qu'elles ont pu être attribuées au grand architecte angevin de la Renaissance, Jean Delespine. A signaler le plafond sculpté du corps d'entrée. Un rare puits en forme d'édicule de la fin de la Renaissance renforce l'importance alors accordé au jardin. A signaler encore une grande cheminée de cuisine gothique dans le corps attenant au grand logis.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1986

Date de rédaction de la notice

1991

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Hôtel dit maison de Cunault, puis maison canoniale Saint-Maurille
Hôtel dit maison de Cunault, puis maison canoniale Saint-Maurille
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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