Hôtel Thomas de la Rousselière, puis de Senonnes

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Appelation d'usage

Hôtel Thomas de la Rousselière ; Hôtel de Senonnes

Titre courant

Hôtel Thomas de la Rousselière, puis de Senonnes

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 26, 28 rue David-d'Angers

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

David-d'Angers (rue) 26, 28

Références cadastrales

1840 H2 753, 1980 BV 109 à 112, 1999 BV 109 à 112

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, communs

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 17e siècle 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 18e siècle, 1ère moitié 19e siècle, 2e moitié 19e siècle

Auteur de l'édifice

David Pierre-Louis (sculpteur)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Thomas de la Rousselière Elie (commanditaire), Pays de Rosseau, Jacques (commanditaire)

Description historique

Une tradition fait de cet édifice la demeure de la famille Ménage, où serait né en 1613 le célèbre philologue Gilles Ménage. Cependant, les archives attestent que le père de l'écrivain était établi en tant que locataire dans la maison canoniale voisine dite des Lauriers (20-22, rue David d'Angers, détruite). L'hôtel qui nous intéresse appartient au 17e siècle Alain Davy de la Bournée, conseiller au présidial, puis à Toussaint Nicollas des Gourbillonnes, avocat au présidial. Les héritiers de ce dernier en sont encore propriétaires en 1688. Il est très probablement reconstruit peu après pour Elie Thomas de la Rousselière, conseiller du roi et juge au présidial, qui est attesté dans les lieux en 1699. Cette famille y est toujours établie en 1730 en la personne de madame Thomas de Fontenay. L'escalier et les pièces de communs, en sous-sol, sont d'origine.

Au milieu du 18e siècle, y réside la famille Pays de Bouillé : un Joseph-Donatien Pays de Bouillé y est attesté en 1756 et un M. de Bouillé, maître des comptes de Bretagne (la même personne ?) , est mentionné dans le recensement des habitants et maisons d'Angers de 1769.
Le décor intérieur est repris dans le 4e quart du 18e siècle pour un membre de cette famille, probablement Jacques Pays de Rosseau, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, qui est locataire à vie de l'hôtel, et l'occupe quand il est saisi à la Révolution ; il n'en subsiste que quelques éléments, dont plusieurs cheminées et la niche du poêle de la salle à manger. Les boiseries disparues du salon sont attribuées au sculpteur angevin Pierre-Louis David. L'élévation sur rue conserve le chiffre 592 peint en rouge, correspondant à la première numérotation des maisons d'Angers établie lors du recensement de 1769.

L'hôtel est acheté par la famille de Senonnes en 1818, dont il porte toujours le nom. Deux cheminées portant décor date de la 1ère moitié du 19e siècle, dans le petit salon et dans une chambre du premier étage. La remise-écurie est reconstruite après 1840.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon, enduit partiel, bossage

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan régulier en L

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 1 étage carré, comble à surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, pignon couvert, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Logis à plan régulier en équerre, dont l'un des deux corps - de longueur voisine - est situé en front de rue et traversé d'un passage couvert d'accès à la cour intérieure. Les élévations en schiste sont à un étage carré et comble à surcroît. Les élévations sont à travées ; toutes les ouvertures et chaînages sont à bossages. Les couvertures sont à longs pans et croupes, sauf l'extrémité de l'aile en retour sur la cour qui s'achève par un pignon. L'escalier est dans le corps sur rue, côté cour et à la jonction de l'autre aile, en pierre et rampe sur rampe.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture (étudiée dans la base Palissy), décor stuqué

Indexation iconographique normalisée

Pilastre, ordre corinthien, trophée, couronne de laurier, ruban, palmette, homme, femme ; vase, bouclier, hache ; feuillage, chêne, corde

Description de l'iconographie

La cheminée du petit salon porte un riche décor sculpté. Des pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens enserrent une superposition de décors : un trophée composé d'attributs militaires (drapeaux, hache, casque, palme de laurier) surmonte notamment une table figurant des palmettes, une couronne de laurier avec ruban, un homme et une femme allongés nus sur des draperies et affrontés. Une cheminée de chambre porte dans un tympan un autre trophée militaire avec vase à sujet guerrier, boucliers, hache, carquois. Une porte de palier du premier étage de l'escalier est surmontée d'une table à décor de deux branches de chêne nouées par des cordons.

Commentaires d'usage régional

Hôtel à cour intérieure (type B).

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation ; escalier ; lambris ; niche

Observations concernant la protection de l'édifice

Un des plus notables et des mieux conservés des hôtels particuliers à cour intérieure : une disposition qui reste marginale à Angers, selon laquelle la cour d'entrée est cachée aux regards par le corps de logis principal, situé sur la rue. Cet édifice appartient de plus à l'époque Louis XIV, période peu représentée dans l'architecture domestique ; la sévérité de ses longues élévations répétitives à bossages n'a guère d'équivalent localement, tout comme la vigueur de son portail d'entrée. Le mur-noyau de l'escalier principal avec ses tables et ses ailerons relève du même esprit monumental. A signaler intérieurement une niche de poêle avec trophée d'époque Louis XVI dans l'ancienne salle à manger, à défaut des lambris de hauteur du salon, démontés et seulement connus par des photographies anciennes.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1982

Date de rédaction de la notice

1991

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Hôtel Thomas de la Rousselière, puis de Senonnes
Hôtel Thomas de la Rousselière, puis de Senonnes
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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