Fortification d'agglomération

Désignation

Dénomination de l'édifice

Fortification d'agglomération

Titre courant

Fortification d'agglomération

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Martel

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

12e siècle (?), 13e siècle (?), 1ère moitié 14e siècle

Description historique

Aucun texte ne documente, semble-t-il, la construction de la première enceinte de la ville, qui est sans aucun doute en place au 13e siècle, sa construction pouvant remonter au siècle précédent. La date de construction de la seconde enceinte, qui met à l'abri les faubourgs, n'est pas non plus précisément connue. Faut-il attendre les années 1349-1358, comme le proposait H. Ramet (1920) ? Sa faible hauteur comme son épaisseur pourraient en effet indiquer qu'elle a été érigée à la hâte, et l'on sait qu'en 1349, le duc de Normandie autorise la ville à se fortifier et à abattre les masures servant de refuge aux brigands. Mais un document de décembre 1345 distingue déjà les "murs neufs" et les "murs vieux", ce qui laisse entendre que la seconde enceinte existe déjà, mais sous quelle forme ? Peut-être, au moins en partie, une simple palissade (H. Ramet, p. 206) ? Des travaux de remise en état des murailles sont réalisés dès juillet 1345 : on y travaille jour et nuit, on met en place des hourds, toutes les ouvertures sont murées... En août, on ferme toutes les portes, sauf quatre, on débarrasse les fossés des décombres, Guillaume de Vassal et Marti sont nommés directeurs des travaux de défense... En octobre, on décide de creuser à nouveau les fossés et toutes les portes et fenêtres ouvertes dans l'enceinte devront être murées avant Noël. On travaille encore aux ouvrages de défense en septembre 1346, et des guettes sont ajoutées en décembre. En 1347, il est décidé de reconstruire les murailles qui étaient en fort mauvais état. L'enceinte a perdu sa fonction militaire au 18e siècle, mais elle est néanmoins réparée en 1720 pour préserver la ville de la peste (H. Ramet, p. 205).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, pierre de taille, moellon

Commentaire descriptif de l'édifice

Henri Ramet a rassemblé (1920) nombre d'informations sur les enceintes de Martel, qui peuvent être complétées par les plans de 1757 et 1813 et le repérage effectué en 2006. Le tracé de la première enceinte, qui avait environ 800 m de développé, reste marqué par l'emplacement des fossés, remplacés avant le 18e siècle par des boulevards au nord et au sud, et par les places de la Rode, à l'est, du Dehors, à l'ouest, et du Marché du Sel au nord-ouest. Le plan cadastral de 1813 représente encore deux tronçons du fossés restés en eau, à l'angle sud-ouest et au chevet de l'église Saint-Maur, comblé après le classement de l'église au titre des Monuments historiques en 1906. La première enceinte aurait possédé quatre portes principales : la porte du Cerf ou du Sers au sud, ouvrant sur la route de Rocamadour, la porte du Pont (démolie en 1762) à l'ouest, sur la route de Souillac, la porte sur la route de Brive au nord-ouest et la porte (de la Rode) (démolie en 1769) sur la route de Beaulieu, accolée à la sacristie de l'église et ouvrant sur la place de la Rode à l'est. Les textes mentionnent les portes de l'Agulhière et de la Vidalie sans que l'on sache attribuer ces appellations à l'une ou l'autre porte. Henri Ramet donnait une hauteur d'environ 8 m au mur d'enceinte sur le front sud-ouest, et 7 m au nord, à la Maison Grise (parc. BC 268), où il observait un mur d'1,80 m d'épaisseur. Des murs extérieurs très épais sont encore conservés à l'angle nord-ouest, dans la maison de la parcelle BC 277. La seconde enceinte, de plus de 1600 m, englobait les faubourgs qui s'étaient développés à l'ouest, au sud et à l'est, et les Cordeliers au nord ; Henri Ramet ne lui donne qu'une hauteur de 4 m, pour une épaisseur de 1,50 m à 2 m. Elle comportait neuf portes : en partant du nord-est, les portes des Poujols, Penche (Peinte ?) (démolie en 1791), de la Font-Saint-Maur, de la Belle-Croix, du Pourtanel ou de Creysse, de la Fontenelle, de Souillac, de Brive et de la Camplaplie. Les registres consulaires font état de parapets munis de hourds, de guettes crénelées, de chemins de ronde terrassés, de plates-formes dallées pouvant recevoir des engins de jet...

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2015

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

fortification d'agglomération
fortification d'agglomération
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
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