Demeure-pigeonnier dite Tour de Labio

Désignation

Dénomination de l'édifice

Demeure, pigeonnier

Titre courant

Demeure-pigeonnier dite Tour de Labio

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Gourdon

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Gourdon

Lieu-dit

Labio

Références cadastrales

1835 C3 628, 2009 G03 507

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 13e siècle 14e siècle

Description historique

Les données documentaires susceptibles d'éclairer l'histoire de la tour de Labio sont pauvres. Le nom de Labio (la Via) qui fait penser à l'ancienne famille de Via liée au pape cadurcien Jean XXII, renvoie en réalité au nom du tenancier qui s'y établit au 15e siècle. Antérieurement, la localité était connue sous le nom de borie de Lasvals (15e siècle) et ce nom avait lui même succédé à celui de La Ricardie. Ce dernier suggère d'attribuer l'édification de la tour à la famille de Ricard (plus tard de Genouillac), apparentée aux seigneurs de Gourdon. Des Ricard sont mentionnés à Gourdon dès 1241, époque à laquelle ils furent soupçonnés par les inquisiteurs d'avoir entretenu des sympathies avec les cathares. Quelques temps plus tard, on retrouvera en Agenais sur les bords du Lot les familles gourdonnaises incriminées, avant qu'elles ne fassent retour à Gourdon dans l'entourage du pape Jean XXII. La tour de la Ricardie, qu'il ne faut sans doute pas confondre avec l'"ostal" de la Ricardie mentionné au milieu du 14e siècle hors les murs de Gourdon, appartenait à la dizaine de bories qui se situaient à la périphérie du ban communal de la ville et qui étaient tenues par des lignages bourgeois aux franges de l'aristocratie nobiliaire. Les deux fenêtres géminées à oculus polylobé, inscrit dans l'écoinçon des arcs à intrados trilobé, et à un meneau incitent à situer l'édification de l'ouvrage dans le dernier quart du 13e siècle ou plus probablement la première moitié du 14e siècle en raison de la forme des archères courtes et du profil des appuis de fenêtres.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés

Typologie du couvrement

Typologie de couverture

Toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur : escalier droit, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

La tour s'élève dans un vallon, en contrebas d'une route récente (elle ne figure pas sur le plan cadastral de 1835) ; son état de conservation est exceptionnel. Un bandeau anti-rongeur placé à mi hauteur sépare les deux premiers niveaux et la partie supérieure presque entièrement aveugle. L'élévation principale est tournée vers le nord, avec une porte, une petite fenêtre trilobée et une fenêtre à réseau (murée) en rez-de-chaussée, une fenêtre à réseau et une archère cruciforme au premier étage. L'élévation ouest ne présente qu'une niche carrée et une petite porte rectangulaire, dont le seuil est placé haut : la trace d'un solin correspondant à un toit à deux pans confirme qu'un bâtiment à un seul niveau était accolé à la tour. Sur l'élévation sud apparaissent un coffre saillant de latrines, aujourd'hui à demi-enterré, et une archère cruciforme au niveau de l'étage ainsi qu'un trou d'évacuation placé sous le bandeau anti-rongeur, au-dessus duquel ouvre une porte couverte d'un arc brisé. L'élévation orientale ne présente qu'une petite fenêtre trilobée et une archère cruciforme au niveau du premier étage. Outre les embrasures des portes, fenêtres et archères, les élévations intérieures des deux premiers niveaux sont équipées de niches et de placards ; la partie supérieure de la tour est entièrement tapissée de trous de boulins destinés à des pigeons ; le trou disposé près de l'angle sud-est à hauteur du plancher permettait d'évacuer la fiente. Subsistent également des poutres des planchers et une partie des structures des repos de l'escalier dont les limons ont laissé des traces obliques sur les murs. Les enduits sont en partie conservés au premier étage, avec des graffiti dans les ébrasements des baies : un écu à deux étoiles en pal (qui pourrait être des Vassal ou des Ricard), et un cavalier avec un écu à une bande accompagnée de deux étoiles (qui pourrait également être des Vassal).

Indexation iconographique normalisée

Armoiries

Description de l'iconographie

Armoiries (des Vassal ou des Ricard ?) : de (...) à deux étoiles de (...) en pal. Amoiries (des Vassal ?) : de (...) à la bande de (...) accompagnée de deux étoiles de (...).

Commentaires d'usage régional

Tour

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

2012/02/28 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Inscription MH dans l'attente du résultat de la proposition de classement.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

demeure-pigeonnier dite Tour de Labio
demeure-pigeonnier dite Tour de Labio
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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