Église paroissiale Saint-Pierre

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Pierre

Titre courant

Église paroissiale Saint-Pierre

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Gourdon

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Gourdon

Références cadastrales

2009 AH 190

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 14e siècle, limite 15e siècle 16e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

L'église paroissiale, dédiée à saint Pierre, est mentionnée en 1143 parmi les possessions de l'abbaye du Vigan (L. Ayma, op. cit.). Vers 1303, les consuls et habitants de Gourdon demandent à l'évêque de Cahors l'autorisation de la reconstruire ; un impôt spécifique est établi pour parer aux frais de la construction. En 1307 les consuls passent contrat avec un habitant pour la fourniture de pierre à bâtir. L'église est livrée au culte avant 1335, date à laquelle l'évêque y donne la confirmation (R. Bulit, op. cit.). On sait par ailleurs que le maître-maçon Pierre Deschamps (peut-être le fils de Jean Deschamps et son successeur sur le chantier de la cathédrale de Clermont) est requis en 1311 pour expertiser les voûtes (M. Bénéjeam-Lère, op. cit.). Il faut donc considérer que la majeure partie de l'édifice actuel (chevet, nef et certaines chapelles au moins) a été construite dans les trente premières années du 14e siècle. En 1335, seule une tour du massif occidental est achevée (probablement la tour sud). Les travaux ne reprennent qu'en 1490 pour s'achever en 1509 : à cette campagne appartiennent au moins l'achèvement de la seconde tour et le portail du massif occidental, et la première chapelle nord ; d'après C. Legros, (op. cit. p. 316, 321) le hourd maçonné sur mâchicoulis qui surmonte la rose ne serait pas antérieur à la fin du 16e siècle. L'église est dite en mauvais état à partir de la fin du 16e siècle, et il faut attendre le 19e siècle pour que des réparations importantes soient effectuées.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Tuile plate, ardoise

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives ; voûte en berceau plein-cintre

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, croupe polygonale

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église comprend un massif occidental à deux tours, semblable à celui de la cathédrale de Cahors, une nef unique de trois travées bordée de chapelles, et une abside polygonale. Le plan est asymétrique, avec un décalage longitudinal entre le côté nord et le côté sud où les chapelles sont en outre moins profondes. Un portail ménagé au sud ouvre sur la première travée. Le portail principal, à l'ouest, est divisé par un trumeau ; il est surmonté d'une grande rose légèrement désaxée. La nef est couverte de voûtes d'ogives à liernes.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, vitrail, peinture (étudiée dans la base Palissy), peinture

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal ; tête humaine ; ange ; Adam ; Eve ; représentation humaine ; agneau mystique ; armoiries

Description de l'iconographie

Le décor architectural est pour l'essentiel constitué de feuillages, qu'il s'agisse des chapiteaux et des corniches intérieurs et extérieurs ou des portails sud et ouest, s'y ajoutent parfois des animaux (escargot, têtes de chien et de bouc). Les clefs de voûte porte l'Agneau pascal et les symboles des quatre évangélistes. Des scènes du péché originel sont figurées sur un pinacle du portail occidental.£Le tympan conserve des traces d'un décor peint, dont le pied d'un personnage, qui était sans doute associé à des sculptures adossées aujourd'hui disparues. Deux litres funéraires ont été peintes à l'intérieur, l'une porte les armoiries des Lauzières-Thémines : au 1 d'argent à l'osier de sinople (qui est de Lauzières), au 2 de gueules à deux chèvres d'or passantes posées l'une sur l'autre, au 3 de gueules, à un lion lampassé d'argent, accompagné de besants du même, mis en orle (qui est de Cardaillac), au 4 d'or à trois fasces de sable, au chef d'hermines (qui est de Clermont-Lodève), l'autre porte des armoiries non identifiées, en losange : parti au 1 de gueules, au 2 d'or au (...) de (...). Une chapelle voûtée en berceau plein-cintre conserve des vestiges d'un décor peint avec des tracés gris, blancs et noirs et une inscription en lettres gothiques qui n'a pas été lue.

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1906/02/24 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

L'église figure sur la liste des monuments classés de 1841, mais n'est plus mentionnée jusqu'en 1875 ; la situation est régularisée par le classement de 1906 (C. Legros, op. cit. p. 316).

Référence aux objets conservés

IM46000811, IM46206197

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales)

Typologie du dossier

Dossier individuel

église paroissiale Saint-Pierre
église paroissiale Saint-Pierre
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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