Écart : hameau

Désignation

Dénomination de l'édifice

Écart

Titre courant

Écart : hameau

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Cuzance

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Martel

Lieu-dit

Rignac

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Moyen Age, 15e siècle, 16e siècle, 17e siècle, 18e siècle, 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle

Description historique

Le hameau comprend une église paroissiale en grande partie de la première moitié du 12e siècle et une maison forte seigneuriale, transformée ultérieurement en presbytère. La morphologie parcellaire du village, marquée par des alignements caractéristiques, permet de mettre en évidence un noyau à organisation circulaire ou radioconcentrique, centré sur le pôle ecclésial. Cette entité parcellaire ovale est elle-même entourée d’une couronne de parcelles bâties et de jardins. Il faut peut-être y voir l’empreinte laissée par l’existence d’un enclos ecclésial primitif suscitant, sans doute dès le 12e siècle, le regroupement de l’habitat autour de l’église. Les vestiges d’une construction du 13e ou du 14e siècle, observés au nord de la rangée de maison périphérique, confortent l’hypothèse d’un noyau aggloméré d’origine médiévale. L’implantation d’une maison forte près de l’église a dû également jouer un rôle dans la fixation et l’organisation de cette agglomération. En revanche, il est peu probable que la présence seigneuriale ait d’emblée donné naissance à un habitat fortifié de type "castrum" : en témoigne tout particulièrement une mention de la "villa" de Rignac en 1351, qui semble faire référence à un village ouvert (Pataki 1991, p. 309). Les vestiges de la demeure seigneuriale, datés entre le 12e et le 14e siècle, se composent d’un corps de logis à un étage carré et d’un bâtiment distinct pouvant être identifié comme une tour maîtresse. C’est de cet édifice dont il pourrait être question dans les années 1410-1420, lorsque le seigneur Arnaut de Lissac prête hommage au maréchal de Boussicaut, héritier du vicomte de Turenne, pour l’"hospicium et fortalicium" de Rignac (A.D. Lot : Monographie du chanoine Albe, début 20e siècle). D’après la transcription du chanoine Albe, la maison forte aurait été ruinée pendant la guerre de Cent Ans. Le "fortalicium" est cité à plusieurs reprises dans les reconnaissances féodales aux vicomtes de Turenne à la fin du 15e et au début du 16e siècle, mais il n’est pas aisé de déterminer si ce terme désigne alors la seule résidence seigneuriale ou le lieu fortifié (Pataki 1987, p. 45-46 ; Pataki 1997, p. 113). La confrontation entre les données textuelles, parcellaires et archéologiques laisse toutefois penser que les deux ont coexisté à la fin du Moyen Age. En effet, le village a très certainement été mis en défense dès le début de la guerre de Cent Ans. Les archives communales de Martel des années 1350-1360 témoignent du rôle des seigneurs et habitants de Rignac dans le glacis défensif entourant la ville voisine : le site compte parmi les places fortes du voisinage de Martel qui contribuent à sa stratégie de défense et à son réseau de renseignement (Savy 2003, p. 198). Au regard de la morphologie parcellaire du 19e siècle, on peut supposer que cette fortification collective a pris la forme d’un fort ou réduit collectif aménagé près de l’église pour servir de refuge temporaire en cas de danger. C’est du moins ce que suggèrent la topographie du site et le parcellaire ancien qui se caractérise par la présence de petites parcelles en alignement dans la continuité de l’église (cadastre de 1813). L’implantation et la configuration du bâti ancien en périphérie du noyau ecclésial, où plusieurs maisons sont datées des 15e-16e siècles, semblent exclure l’hypothèse d’une enceinte collective plus étendue à cette époque. Ainsi, l’habitat groupé médiéval a très vraisemblablement fait l’objet de réorganisations ultérieures, voire de nouvelles divisions parcellaires dès la fin du Moyen Age, lors de la mise en défense du site puis lors de la phase de densification démographique succédant à la période de troubles. C’est donc à la fois l’origine ecclésiale du village et sa mise en défense à la fin du Moyen Age qui expliquent sa morphologie particulière, laquelle doit être considérée comme un élément à part entière du patrimoine communal.

Description

Typologie du couvrement

Commentaire descriptif de l'édifice

Eléments repérés : maison (parcelle 2007 0C 573), petite fenêtre carrée à accolade, avant-toit, et petite fenêtre carrée à accolade sur l'élévation arrière ; maison (parcelle 580), petite fenêtre carrée à accolade sur pignon ; maison (parcelle 584), vestiges d'une baie d'échoppe et petite fenêtre à accolade.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique ; propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2007 ; 2017

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice, Cassan Elodie

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale), inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

écart : hameau
écart : hameau
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
Voir la notice image