Château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Saint-Sozy

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Souillac

Lieu-dit

Lachièze

Références cadastrales

1829 C3 1379, 1380, 1385, 2012 C 2525

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Cour, tour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 12e siècle 13e siècle, 16e siècle, 17e siècle

Description historique

Le lieu de Saint-Sozy, connu dès 932, est cité en 1054 dans l'acte d'hommage rendu à l'évêque de Cahors par un certain de Bosc, vicomte de Saint-Cirq de Calvignac, à côté de Brassac, Montvalent, Creysse, Cazillac et Souillac, fief acquis au siècle suivant par le vicomte de Turenne (G. Lacoste, 1883), Aucun texte ne mentionne en revanche le repaire de Lachièze avant le 16e siècle, sans doute en raison d'un changement de nom après l'installation des nouveaux occupants. Le repaire aurait auparavant appartenu aux Cosnac (Champeval, 1898). Les Lachièze, une famille de marchands du Bas-Limousin, venus à Saint-Sozy au service du vicomte de Turenne, font bâtir une chapelle dans l'église paroissiale dès 1470. En 1552, Jean Lachièze fait reconnaissance au vicomte pour le repaire de Lachièze (Clary, 1986), où la famille se maintient, semble-t-il, jusqu'au 18e siècle.
La tour principale peut être datée, d'après ses caractères constructifs, de la fin du 12e ou du début du 13e. Les parties les plus anciennes du logis actuel ne sont pas antérieures au 16e siècle, avec des adjonctions du 17e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon, bois, pan de bois

Matériaux de la couverture

Calcaire en couverture, tuile plate

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés

Typologie du couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, toit conique

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

La tour de Lachièze offre la particularité assez rare d'être établie sur plan rectangulaire (6,50 m sur 8,10 m) et non sur plan carré.
Sur la face sud ouvraient deux fenêtres dont les vestiges apparaissent encore dans les élévations intérieures de l'édifice ; l'une d'entre elles est restituable sous la forme d'une fenêtre triple. Sur la face ouest, il est possible qu'ait existé une porte d'accès au rez-de-chaussée de la tour. La face est, mieux conservée, présente, aux deuxième et troisième niveaux, deux portes à arêtes vives et couvertes par des arcs brisés à claveaux étroits et profonds ; elles étaient liées à des dispositifs de charpente disparus mais dont subsistent les encastrements. La plus basse des deux a pu offrir un accès direct au premier étage par l'intermédiaire d'un escalier en charpente. La porte haute ouvrait probablement sur un balcon ou une galerie destinée entre autres à l'exercice de la garde. Des latrines en encorbellement apparaissent sur la face nord qui était manifestement hors enceinte dans l'état primitif de l'édifice. Toutes les autres ouvertures sont modernes.
Les niveaux de l'édifice ont été modifiés sans doute au 17e siècle. La présence de gargouilles d'évacuation indique le niveau primitif d'un couronnement non couvert qui était crénelé.
Une cave conservée au nord de la tour appartient au bâtiment encore représenté sur le plan cadastral de 1829. Les chaînes d'angle de la tour et les caractères constructifs de la cave montrent cependant que ce bâtiment adossé, nettement plus récent, n'était pas antérieur au milieu du 16e siècle ou au début du siècle suivant. Ce bâtiment qui n'avait apparemment aucune communication directe avec la tour, ne peut donc servir de référence à la restitution de l'état médiéval supposé. La singularité de la tour féodale suppose que des logis l'aient accompagné. Aucun vestige de logis médiéval n'a été décelé dans les structures conservées mais celles-ci n'ont fait l'objet que d'un examen superficiel et toutes n'ont pas été visitées. Détachés de la tour, les bâtiments d'habitation pouvaient cependant en être rapprochés jusqu'à n'être séparés que par une étroite venelle. La position des portes incite à imaginer un tel logis du côté est de la tour ou, plus vraisemblablement encore, du côté ouest, plutôt qu'au voisinage de ses faces nord et sud.
Le logis se compose d'un ensemble disparate de corps de bâtiments qui ferment la cour au nord, et d'une aile en retour à l'ouest. Celle-ci présentait une galerie en bois à l'étage. S'ajoutant à la tour médiévale, les trois autres tours qui flanquent les bâtiments d'habitation nord accentuent l'allure de château de l'ensemble. Celle du sud-est, ronde, était probablement une tour d'escalier qui desservait un bâtiment aujourd'hui en partie en ruines. La deuxième tour d'escalier, beaucoup plus haute, présente une tourelle en encorbellement pour gagner le dernier niveau ; un trou de tir, placé au centre d'un coeur, permettait de battre la façade du logis. La troisième tour, de plan rectangulaire, flanque le logis au nord.

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2012

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

château
château
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
Voir la notice image