Château fort (dit Tour de Vayrac) et habitat castral subordonné

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château fort, bourg

Appelation d'usage

Tour de Vayrac

Titre courant

Château fort (dit Tour de Vayrac) et habitat castral subordonné

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Sousceyrac-en-Quercy

Précision sur la localisation

Commune fusionnée après inventaire ; anciennement commune de Calviac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Cère et Ségala

Lieu-dit

Vayrac (près de)

Références cadastrales

1826 D 55, 2014 AR 36

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Moyen Age

Description historique

La tradition et la toponymie locales conduisent à établir un rapprochement entre le site dit "de la Tour de Vayrac" et la famille seigneuriale du même nom qui possède des terres dans la région depuis au moins le Xe siècle. Le cartulaire de l'abbaye de Beaulieu évoque en 930 les biens d'un certain Vairaco à Boussac, dans la commune voisine de Comiac (Deloche 1859, charte XLIX). Les sources sont plus précises quant aux droits des seigneurs de Vayrac à Comiac à partir du 14e siècle, mais elles ne font jamais état d'une éventuelle assise castrale à Calviac. La première mention connue du château de Vayrac date de la fin du 15e siècle : en 1474, un état des mas de la châtellenie de la Millière, établi par le vicomte de Turenne dans le cadre d'une reprise en fief, recense un mas de Vayrac à proximité du château éponyme, jouxtant les anciens fossés (Pressouyre 1971, p. 124). Il est occupé par un certain Jean de Veyrac ou de « Mayanova » junior, dont le nom suggère l’installation d’un nouveau foyer de tenanciers après la guerre de Cent Ans (maison ou maisonnée neuve). En 1612, le vicomte de Turenne arrente la "masure ou motte appelée de Veyrac" à deux tenanciers du village ou hameau de Veyrac, François Veyrac et Jean Roudergues (Pressouyre 1971, p. 128). Le château est donc probablement abandonné avant la fin du Moyen Age, tandis qu'un modeste habitat groupé se structure sur le plateau après la guerre de Cent Ans, à quelques centaines de mètres de l'ancien castrum. De nombreux moellons équarris ou pierres de taille de granite semblent prélevés sur le site castral et remployés, dès le 17e siècle, pour la construction des bâtiments agricoles et la réfection des logis dans le hameau voisin de Vayrac (voir notices maisons et fermes, parcelles AR 12, 17). Si l'agglomération castrale subordonnée paraît globalement désertée, le site continue d'accueillir un habitat isolé jusqu'au début du 20e siècle (maison figurant au cadastre de 1819). On peut établir un rapprochement entre cette occupation, dont les vestiges sont encore visibles au pied de la motte castrale, et la mention du mas de Mayanova en 1474 : il est probable que la propriété se soit maintenue depuis l’installation d’une ferme à la fin du Moyen Age, malgré le transfert de l’habitat sur le plateau.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Gneiss, granite

Typologie du couvrement

Commentaire descriptif de l'édifice

Le castrum déserté de Vayrac est situé au lieu-dit "La Tour", à l'est et en contrebas du hameau éponyme implanté en bordure de plateau. Il occupe un éperon rocheux isolé, du nord au sud-est, par un méandre du ruisseau de l'Escalmels. La topographie actuelle permet d'identifier, à l'ouest, une motte castrale aménagée à partir d'un promontoire rocheux naturel (roque), à laquelle est probablement associée une plateforme inférieure installée sur la crête de l'éperon (basse-cour ? deuxième motte ?). Au point culminant de la motte principale (573 m d'altitude), des éboulis recouverts par la végétation trahissent l'emprise spatiale d'une structure bâtie de plan quadrangulaire : d'après la tradition orale, il s'agirait des vestiges de la tour seigneuriale dont les maçonneries arasées étaient encore visibles au début du 20e siècle. Plusieurs anomalies topographiques suggèrent la présence d'importants déblais de destruction autour de l'emplacement supposé de la tour. La motte et la plateforme dominent un habitat aggloméré subordonné qui s'étend sur la bordure sud de l'éperon, protégé par un escarpement naturel très important. Au moins trois emplacements de bâtiments, d'environ 5 m de large, sont marqués par la présence d'une paroi taillée dans le rocher. L'une d'elle présente des trous d'encastrement de poutres et est prolongée par des murs (très arasés) en moellons de granite et de gneiss : il s'agit de la dernière habitation encore occupée au début du 19e siècle et figurant sur le cadastre de 1819. D'autres vestiges sont probablement présents dans ce secteur mais difficilement identifiables en raison de l'importance des broussailles. La plateforme qui se développe à partir de la motte et le noyau d'habitat subordonné sont délimités à l'est par un fossé artificiel barrant l'éperon. Au-delà du fossé s'étend un second secteur orienté sud-ouest/nord-est, occupé par plusieurs structures bâties dont les ruines et éboulis sont ensevelis sous la végétation. Les parois rocheuses taillées, les amas de pierres et les irrégularités topographiques mettent en évidence au moins sept bâtiments édifiés à l'extrémité est de l'éperon. Ce deuxième groupement, pouvant être identifié comme une extension du castrum initial, domine des pentes moins abruptes conduisant, au nord-est, vers les rives du ruisseau de l'Escalmels.

État de conservation (normalisé)

Vestiges, envahi par la végétation, menacé

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005 ; 2014

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice, Cassan Elodie

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale), inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

château fort (dit Tour de Vayrac) et habitat castral subordonné
château fort (dit Tour de Vayrac) et habitat castral subordonné
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
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