Présentation de la commune

Désignation

Titre courant

Présentation de la commune

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Laval-de-Cère

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Bretenoux

Historique

Description historique

La commune de Laval-de-Cère fut créée en 1928, à la suite de l'établissement d'une centrale hydro-électrique et d'une usine électrométallurgique (projet 1926-1928). Avant cette date, le territoire détaché en 1928 se situait à la jonction des communes de Cahus et de Gagnac. Aux 11e-12e siècles, il faisait partie du domaine des barons de Castelnau de Bretenoux, constitué aux confins du Quercy et du Limousin sur les anciennes marges du comté de Toulouse. Dans le dernier tiers du 12e siècle, ces espaces passèrent sous le contrôle des vicomtes de Turenne par le mariage, vers 1163-1173, de Raymond II avec la fille de Bernard de Castelnau qui reçut Beaulieu et Gagnac en dot. Malgré des tentatives de reprise en main par le baron de Castelnau, la châtellenie de Gagnac, définie autour d'un castrum et englobant la paroisse de Cahus, fut rattachée à la vicomté de Turenne jusqu'à la vente de celle-ci à la couronne de France en 1738 (Guély 2002). Les plus anciens témoignages bâtis identifiés sur ce territoire datent du Moyen Age et du début période Moderne. A l'ouest de la commune actuelle, au sein du modeste hameau de Saint-Saury, les vestiges d'une demeure de la fin du 13e ou du début du 14e siècle, remaniée au milieu du 17e siècle, signalent une occupation rurale médiévale peut-être déjà liée à la présence d'un moulin sur la Cère (moulin de Saury). A l'est, dominant la vallée, le château de Laborie était le siège d'une seigneurie locale aux mains d'une famille originaire d'Auvergne, les Grenier, qui prête une série d'hommage au vicomte de Turenne aux 13e et 14e siècles (Pressouyre 1985, p. 188). La demeure fortifiée médiévale fut endommagée lors des guerres de religion et sembla avoir été entièrement reconstruite vers 1600. Sur le plateau, au sud-est, un manoir probablement bâti au 17e siècle s'élève au sein du hameau de Matau, anciennement appelé Mas del Pech. A Laval, ancien hameau du territoire de Cahus, un manoir a été bâti en bordure de la Cère à la fin du 15e siècle. La présence d'un passage sur la rivière suscita également l'installation d'un modeste habitat rural autour d'un affluent de la Cère, dont il subsiste plusieurs vestiges bâtis datables des 16e-17e siècles. Aux 18e et 19e siècles, le bac de Laval puis l'aménagement d'un petit port donnent une certaine importance au hameau qui devient l'un des plus importants de la paroisse de Cahus. En aval du village, l'importance de la rivière au sein du territoire se traduit également à travers la présence de nombreux moulins. Plusieurs sont attestés depuis au moins la fin du 18e siècle (Guély 2005) et figurent au cadastre de 1812 : le moulin du Pech, le moulin de la Borie, le moulin de Mespoulet bas et le moulin de Saint-Saury. A partir de la fin du 19e siècle, la création de la voie ferrée ouvrit de nouvelles perspectives à l'habitat implanté en fond de vallée qui était jusqu'alors enclavé, à l'écart des principales voies de communication. Exploitée à partir des années 1889-1891, la ligne de Souillac à Viescamp-sous-Jallès, à proximité d'Aurillac, établit la jonction entre la voie Figeac-Arvant passant par Aurillac (1861-1868) et celle de Brive-Toulouse via Capdenac (1858-1864). La section de Saint-Denis-Près-Martel à Viescamp-sous-Jallès, passant par Laval-de-Cère, fut déclarée d'utilité publique le 19 juin 1868. Concédée à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans le 20 novembre 1883, elle fut ouverte le 11 mai 1891. La gare et la Cère devinrent dès lors deux atouts majeurs qui suscitèrent l'installation de plusieurs équipements industriels dès le début du 20e siècle, bouleversant et réorientant la vie économique du territoire. Autour de 1900, une usine de production d'extraits tannants, appelée les "Tanins Français" fut implantée près du pont de Laval, en face de l'ancien hameau. Dans les années 1925-1926, le projet de construction d'une usine électrométallurgique fut mis en oeuvre par la société des Aciéries et Forges de Firminy qui, avant la guerre de 1914-1918, avait pris des options sur des terrains situés rive gauche, en aval du village. L'achèvement du chantier et l'ouverture de l'usine en 1928 accompagnèrent la création de la commune de Laval-de-Cère à partir des sections B et C de la commune de Cahus, et de la section C de la commune de Gagnac. Dans le même temps, un projet de grande usine hydroélectrique autour du site de Laval vit le jour dès 1927, constituant le point de départ du long chantier d'aménagement hydroélectrique de la vallée de la Cère (achevé en 1967). Une première centrale fut implantée à Lamativie en 1927, complétée par le barrage de Laval-de-Cère et l'usine de Marconselles en 1931 (Veyret-Verner 1951, p. 588 ; Blanchard 1933, p. 448).

Description

Typologie du couvrement

Commentaire descriptif de l'édifice

La commune est située aux confins du département du Lot et de la Région Midi-Pyrénées, à la limite du département de la Corrèze, en Limousin, qu'elle jouxte au nord-est. Situé sur le contrefort occidental du Massif Central, le territoire est traversé par une vallée étroite où coule la Cère, sortie de gorges encaissées en amont du village. La vallée de la Cère marque profondément le relief de la commune en découpant le plateau du haut-Ségala (plateau de Sousceyrac) qui s'étend vers l'ouest et le sud-est, culminant à environ 520 m d'altitude. Le nord et l'ouest correspondent à une zone plus accidentée, occupée par la vallée et ses versants escarpés et boisés. La faille d'Argentat, accident géologique majeur du Massif Central, sépare deux grands systèmes géologiques qui rattachent le territoire à la fois au Bas-Limousin, caractérisé par des formations métamorphiques (gneiss, micaschiste, quartzite), et à la bordure méridionale du plateau des Millevaches où domine le granite. La commune comptait 342 habitants en 2010. Le village se développe en fond de vallée, à partir d'un noyau ancien qui correspond à un modeste habitat rural implanté sur la rive droite, le long d'un affluent de la Cère. Autour de l'agglomération et de sa cité ouvrière, construite sur la rive gauche près de l'usine électrométallurgique, l'habitat s'organise principalement en hameaux situés sur le plateau ou à flanc de pente (Matau, Mialet, Le Sol, Laribe, Cayssalié, Brugales, Mespoulet, Saint-Saury). La vallée de la Cère apparaît comme un axe majeur conditionnant l'implantation et le développement de ces structures d'habitat. La ligne ferroviaire de Brive à Aurillac, ancienne ligne de Souillac à Viescamp-sous-Jallès, emprunte ce couloir et constitue une voie de communication centrale. Plusieurs aménagements hydroélectriques sur la Cère (barrages, centrales hydroélectriques et conduites forcées) constituent également des atouts économiques historiques expliquant l'extension et l'industrialisation de Laval-de-Cère.

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005 ; 2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice, Cassan Elodie

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale), opération ponctuelle (inventaire du patrimoine bâti des communes de Biars-sur-Cère et de Laval-de-Cère)

Typologie du dossier

Présentation de la commune

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(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
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