Église paroissiale Sainte-Croix

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Sainte-Croix

Titre courant

Église paroissiale Sainte-Croix

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Le Bouyssou

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Lacapelle-Marival

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 11e siècle (?), 1ère moitié 12e siècle (?), 16e siècle (?), 3e quart 19e siècle

Description historique

Le Bouyssou et son annexe Saint-Bressou ne formaient qu'une paroisse à la collation de l'évêque (Clary, 1986). La première mention connue de l'église apparaît avec celle de son recteur en 1327, et aucun document ne vient éclairer l'histoire de l'édifice avant 1700, date à laquelle l'église est dans un tel état qu'aucun office ne peut s'y faire. En 1835, les religieuses du couvent voisin de l'église sont autorisées à agrandir la chapelle sud vers l'est, avec une ouverture directe sur le sanctuaire. D'importantes précisions sur l'état de l'édifice sont ensuite apportées par un devis de 1872 : à cette époque, la nef et l'abside sont couvertes d'un plancher qui a remplacé les voûtes en pierre de taille, lesquelles seront reconstruites en brique sur " les naissances encore existantes " ; une chapelle sera ajoutée au nord et le sol de la nef abaissé pour retrouver les bases des colonnes. La présence de deux types de maçonneries atteste l'existence d'un chevet bâti en moellons équarris grossièrement assisés antérieur au chevet actuel construit en moyen appareil de grès. Détruit ou resté inachevé, ce premier édifice (du 11e siècle ?) a servi de base à l'église qui pourrait avoir été édifiée dans le courant du 12e siècle. C'est à cette campagne de travaux que sont dus la nef et le clocher-tour, dont la mise en oeuvre, les trous de boulins et les fenêtres sont homogènes. La réalisation d'un décor peint au début du 16e siècle suppose que l'édifice est en bon état à cette époque.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Grès, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Tuile plate, tuile creuse

Typologie de plan

Plan en croix latine

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Fausse voûte en cul-de-four ; fausse voûte d'arêtes ; fausse voûte en berceau

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, toit à deux pans, croupe ronde, appentis

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église présente un aspect extérieur ramassé, dû à sa nef assez courte, qui est équilibré par la silhouette élancée de son clocher-tour dont chacune des faces est percée de deux baies jumelées couvertes par un arc profond appareillé en plein-cintre. Sa nef unique est formée par deux travées séparées par des colonnes engagées dans des dosserets et couronnées de chapiteaux qui recevaient les arcs doubleaux de la voûte en berceau originelle. Chaque travée est éclairée par deux fenêtres à ressaut couvertes en plein-cintre. L'édifice primitif était dépourvu de transept. Le passage de la nef au choeur est assuré par une travée d'avant-choeur de plan carré supportant la souche du clocher-tour. L'utilisation d'arcs d'applique a permis d'individualiser cette travée et d'ouvrir des fenêtres hautes dont les traces subsistent dans les murs gouttereaux. Le choeur est formé d'une travée droite voûtée en berceau plein-cintre et d'une abside voûtée en cul-de-four. Le premier sanctuaire, dont le sol se trouvait environ deux mètres plus bas que celui du chour actuel, était éclairé par trois fenêtres (qui ne subsistent qu'à l'état de traces) parfaitement centrées entre les contreforts qui scandent l'élévation du chevet. Le parti architectural de la nouvelle abside a privilégié le rendu intérieur en inscrivant les fenêtres dans une arcature à colonnettes et chapiteaux. Les pans intérieurs, dégagés entre deux colonnettes, ne coïncident pas parfaitement avec le rythme extérieur et, contrairement à celles du premier chevet, les nouvelles fenêtres ne sont donc pas parfaitement centrées entre deux contreforts.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture (étudiée dans la base Palissy), sculpture

Indexation iconographique normalisée

Ornement géométrique ; ornement végétal ; animal

Description de l'iconographie

L'ensemble des chapiteaux sculptés de l'édifice est d'origine à l'exception des chapiteaux situés entre les deux travées de la nef qui semblent avoir été refaits au 19e siècle. Assez fruste, l'ensemble sculpté est principalement ornemental, déclinant un décor d'entrelacs et de palmettes réalisé en méplat. Seul un chapiteau, de facture similaire, présente une scène d'animaux affrontés.

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1923/10/20 : classé MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Parties romanes : classement par arrêté du 20 octobre 1923

Référence aux objets conservés

IM46000756

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales)

Typologie du dossier

Dossier individuel

église paroissiale Sainte-Croix
église paroissiale Sainte-Croix
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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