Hôpital-Beaulieu ; prieuré Sainte-Marie et Saint-Jean-Baptiste de moniales de l'ordre de Malte

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôpital, prieuré

Genre du destinataire

De moniales de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Marie et Saint-Jean-Baptiste

Appelation d'usage

Hôpital-Beaulieu

Titre courant

Hôpital-Beaulieu ; prieuré Sainte-Marie et Saint-Jean-Baptiste de moniales de l'ordre de Malte

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Issendolus

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Lacapelle-Marival

Lieu-dit

Hôpital (l')

Références cadastrales

2011 A03 128, 141, 142, 143, 434, 967

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Salle capitulaire

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 13e siècle, limite 15e siècle 16e siècle

Lieu de conservation d'un élément architectural déplacé

Partie déplacée à : 46, Rocamadour ; partie déplacée à : 46, Gramat

Description historique

Les premiers bâtiments de l'hôpital fondé par Gerbert (ou Guibert) et Aigline de Thémines auraient été construits dès 1236 ; le nouvel établissement, qui prit par la suite le nom d'Hôpital-Beaulieu, est rattaché en 1259 à l'ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, et ses statuts définitifs lui sont donnés en 1298 par le grand maître Guillaume de Villaret : le nombre des moniales est fixé à trente-neuf et le couvent est placé sous l'autorité d'une prieure (E. Albe, 1941, p. 183-185). La salle capitulaire, qui est dite "neuve" en 1298 (Albe, 1941, p. 186), nous a été conservée et son décor sculpté permet en effet de la dater de la seconde moitié du 13e siècle. Après la guerre de Cent ans, de nouvelles constructions sont réalisées par la prieure Anne de Castelnau (1486-1528), dont ne subsistent que quelques maigres vestiges. Lors d'une visite effectuée en 1550, le commandeur de Lacapelle-Livron Beguot de Gabriac trouve un couvent en bon état, tant matériel que spirituel, mais l'église est pillée et presque rasée par les huguenots en 1562 (Albe, 1941, p. 197, 198). Galiote de Gourdon de Ginouillac, coadjutrice, essaie de réformer le couvent et fait reconstruire à neuf l'église qui est consacrée par l'évêque de Tulle avant 1617 (Albe, 1941, p. 204). Sa nièce, qui porte le même nom de Galiote de Ginouillac, reprend son oeuvre de réforme et fait réparer le cloître et les bâtiments conventuels (infirmerie, cuisine, réfectoire), et fait enclore le couvent par un haut mur, qui subsiste en partie (Albe, 1941, p. 212).
L'Hôpital-Beaulieu est vendu comme bien national pendant la Révolution, et ses bâtiments sont ensuite saccagés et dépecés. L'abbé Chevalt achète vers 1860 le portail de la chapelle capitulaire qui est remonté dans la façade de la chapelle Sainte-Anne à Rocamadour. Une clef de voûte aux armes des Cardaillac se trouverait aujourd'hui à Gramat.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Commentaire descriptif de l'édifice

Le rez-de-chaussée de l'aile orientale du cloître est conservé, avec la salle capitulaire et une chapelle (?) attenante au sud ; l'élévation extérieure montre les traces de l'arrachement des voûtes de la galerie qui la précédait. De l'église ne subsiste qu'une partie du mur nord, sur une hauteur de deux mètres environ. Quelques vestiges d'autres bâtiments ainsi qu'une partie des murs de l'enceinte sont également conservés.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal ; agneau mystique

Description de l'iconographie

Chapiteaux à feuillages et clef de voûte ornées d'une main bénissant, de la croix, de l'agneau mystique, décor de bâtons écotés.

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1921/01/04 : classé MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Salle capitulaire (parcelle A 142) du couvent de Saint-Jean-de-Jérusalem : classement par arrêté du 4 janvier 1921. La notice de la base Mérimée du Ministère de la culture attribue par erreur la propriété à la commune.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Seule la salle capitulaire est protégée au titre des MH et non l'ensemble du site.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales)

Typologie du dossier

Dossier individuel

abbaye Sainte-Marie et Saint-Jean-Baptiste de moniales de l'ordre de Malte
abbaye Sainte-Marie et Saint-Jean-Baptiste de moniales de l'ordre de Malte
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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