Tour de l'Horloge

Désignation

Dénomination de l'édifice

Tour

Appelation d'usage

Tour de l'Horloge

Titre courant

Tour de l'Horloge

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Cardaillac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Lacapelle-Marival

Lieu-dit

Fort (le)

Références cadastrales

2005 AB01 473

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 13e siècle (?)

Description historique

Sans doute antérieure au partage de 1227, la tour de l'Horloge a probablement été élevée dans le premier quart du 13e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Grès, pierre de taille

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier en équerre, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

La tour de l'Horloge est implantée, comme la tour de Sagnes, en retrait de l'enceinte, à l'arrière du front oriental dont un ancien logis la sépare. Un peu moins épaisse (8,17 m de côté), elle est en revanche plus élevée avec 25,50 m de hauteur. Ses élévations extérieures parementées de grès sont moins soigneusement appareillées. L'accès de la tour est assuré par une porte en arc brisé, percée en hauteur (3,25 m) au-dessus d'un soubassement plein taluté comme c'est le cas à la tour de Sagnes. Une série de trous d'encastrement atteste encore de la présence du perron de charpente, sans doute non couvert, qui la précédait, deux fentes de tir en assurant la protection. L'une d'elles est percée dans la cage d'escalier qui, contrairement aux dispositions observées à la tour de Sagnes, se greffait directement sur le corridor d'accès, entre les deux tableaux de porte opposés. L'autre se présente intérieurement sous l'aspect d'une banale fente de jour, percée en hauteur et rendue difficile d'accès par son appui en gradins. Son couvrement caractéristique, en ressauts de coussinets, jointifs au sommet, est analogue à ceux des autres embrasures de l'édifice. Trois petits placards muraux sans feuillure et un évier complètent les commodités de ce premier niveau couvert par une coupole nervée à quatre quartiers, très semblable à celles de la tour de Sagnes. Le décor des chapiteaux, à une couronne de feuilles d'eau, en diffère toutefois ainsi que les supports des colonnes d'angle assurés par des culots effilés, implantés sous les chapiteaux. On rencontre en revanche dans les deux tours la même cage d'escalier ouvrant à mi-hauteur sur la salle, par une porte haute implantée au-dessus du cordon d'imposte de la voûte. Avant d'atteindre le deuxième niveau, la cage d'escalier dessert une latrine, incluse dans un caisson de pierre en encorbellement, caractérisé par son plan semi-circulaire. Le deuxième niveau ouvrait sur l'extérieur par trois portes, combinant des arcs brisés et une couverture à ressauts de coussinets, lesquelles desservaient chacune une guérite de charpente sur les faces nord, sud et est. Au-dessus du caisson abritant l'escalier en vis montant du rez-de-chaussée part un escalier droit suspendu dont les deux volées permettaient d'atteindre un troisième niveau planchéié, marqué par un épais cordon en quart de rond. Au troisième niveau, un second caisson cylindrique, en saillie sur l'espace intérieur et porté par un important cul-de-lampe, assurait le relais vers le couronnement. Dans les autres angles, des colonnes engagées couronnées par des chapiteaux induisent qu'une seconde voûte semblable à la première avait été prévue sans peut-être avoir été réalisée. Complétés par une étroite fente de jour, deux portes semblables à celles de l'étage inférieur donnaient accès à un hourd continu dont les encastrements rayonnants se répartissent régulièrement sur les quatre faces de la tour. Témoin de l'inachèvement de l'ouvrage, une ceinture de consoles de mâchicoulis, que leurs profils incitent à attribuer à l'édifice médiéval, marquent le niveau de couronnement finalement arrêté. Ce couronnement, établi sur un simple plancher, porte aujourd'hui encore une cloche justifiant le nom attribué à la tour et le terme de "tour-beffroi" qui convient à ce type d'édifice.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal

Description de l'iconographie

Chapiteaux de la voûte du 1er étage ornés de feuilles d'eau.

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1991/02/15 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Mériterait d'être classé MH

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005 ; 2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Tour de l'Horloge
Tour de l'Horloge
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
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