Tour de Sagnes

Désignation

Dénomination de l'édifice

Tour

Appelation d'usage

Tour de Sagnes

Titre courant

Tour de Sagnes

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Cardaillac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Lacapelle-Marival

Lieu-dit

Fort (le)

Références cadastrales

2005 AB01 488

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 13e siècle (?)

Description historique

Il faut très vraisemblablement reconnaître dans la tour aujourd'hui appelée "de Sagnes" celle dite "de Lacapelle" ou "da Capellana", dont le nom suggérait qu'elle avait dû être autrefois la possession des Cardaillac de Lacapelle-Marival. Elle a probablemet été élevée dans le second quart du 13e siècle, après le partage de 1227.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Grès, pierre de taille

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

La tour de Sagnes est la moins haute des deux tours subsistant dans l'ancien fort de Cardaillac. Située à un peu plus de 3 m en retrait de l'enceinte, elle en commandait à distance le front nord. De plan carré (8,25 m de côté), elle ne comporte que deux niveaux, qui suffisent toutefois pour porter sa hauteur à 20 m. Ses élévations, très soigneusement parementées de grands carreaux de grès, sont recoupées extérieurement par trois lignes horizontales, un talutage biseauté, un bandeau plat et une légère retraite, sans correspondance avec les niveaux de sols intérieurs. Le bandeau plat marque en revanche la naissance de la voûte du premier niveau. C'est à ce niveau que s'opère l'accès de la tour, surélevé de 4,45 m environ au-dessus d'un épais soubassement plein et à 0,78 m au-dessus du sol intérieur.
La porte d'entrée, à deux tableaux opposés, est couverte en arc brisé (voussure et arrière-voussure) comme les autres portes de la tour. Deux trous d'encastrement, percés à sa base, conduisent à restituer un escalier extérieur en charpente. Dissociée de la porte, la vis d'escalier d'accès à l'étage est logée dans une tourelle circulaire dans-oeuvre dont le volume déborde sur l'espace intérieur selon un parti identique à celui de la "turris" de Castelnau-Bretenoux. La salle du premier niveau est éclairée par une haute fente de jour à double ébrasement, en plein-cintre à l'extérieur, ouverte sous un couvrement à coussinets en ressauts à l'intérieur. Elle surmonte une niche d'évier dont l'écoulement, sur la même face que les latrines de l'étage, pourrait indiquer l'emplacement d'une venelle d'écoulement. La salle est couverte par une coupole nervée à quatre quartiers, portée par des colonnes d'angle. Les lourdes bases à tores et scotie, de même que les chapiteaux lisses à corbeilles épaisses et que les croisées de nervures de profil brut, sans clé sont exactement semblables à celles de la voûte du deuxième niveau. Les tailloirs dissociés des chapiteaux y sont reliés par un cordon d'imposte filant sur les quatre faces, lequel en continue le profil en épais quart de rond surmonté d'une bande. A défaut de colonne, dans l'angle sud-ouest, l'une des nervures s'engage dans la tourelle d'escalier. A mi-hauteur, celle-ci offre, comme à Castelnau-Bretenoux, une ouverture au niveau du cordon d'imposte suggérant l'hypothèse d'un entresol.
Le principe de dissociation des accès est reconduit à l'étage où deux cages d'escalier distinctes font saillies, l'une permettant l'accès à la terrasse sommitale. Une ample fenêtre géminée ouvre sur la face est. Dépourvue de coussièges, son appui plein est souligné par un bandeau adouci par un tore, commun à la fenêtre et à la niche de placard voisine. La pile tronconique médiane a manifestement remplacé la colonnette de la fenêtre dont les deux arcs brisés s'inscrivent sous un arc de décharge prolongeant l'arc brisé segmentaire de l'embrasure. Le cordon d'appui externe, de même que les piédroits, est traité en quart de rond, les cordons d'imposte étant moulurés par un cavet que dégage un anglet. Deux crochets de bannes surmontent la baie. Une porte haute en arc brisé (voussure et arrière-voussure) ouvre face à l'agglomération, associée aux deux trous d'encastrements d'une guérite de charpente disparue. L'autre porte, également en arc brisé, correspond au caisson de latrines. Caractérisé par son couvrement pyramidal, celui-ci, est porté par deux corbeaux dont le profil reprend celui des cordons intérieurs. Une coupole nervée à quatre quartiers en arc de cloître, identique à celle de la salle basse, couvre la salle de l'étage. Les couronnements de la tour ont disparu.

Commentaires d'usage régional

Tour

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1957/08/10 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Mériterait d'être classé MH

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005 ; 2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

donjon dit Tour de Sagnes
donjon dit Tour de Sagnes
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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