Village

Désignation

Dénomination de l'édifice

Village

Titre courant

Village

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Cardaillac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Lacapelle-Marival

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Description historique

C'est avec la mention vers l'an mil d'un certain Hugues, chevalier de l'"oppidum cardaliacum" qu'apparaissent simultanément dans la documentation, le site et le lignage éponyme de Cardaillac. Trois siècles plus tard, aux alentours de 1300, le castrum de Cardaillac dominait une châtellenie regroupant plus de vingt paroisses et se trouvait partagé entre six co-seigneurs au moins, appartenant aux diverses branches du lignage. Selon les frères Sainte-Marthe qui éditèrent en 1654 une généalogie imprimée de la maison de Cardaillac, un premier partage, qui aurait eu lieu en 1227, aurait sanctionné la séparation des branches de Brengues, de Varaire du rameau principal, lequel donna lui-même naissance aux branches de Bioule-Saint-Cirq et de Lacapelle-Marival en 1266. Le bourg actuel de Cardaillac offre la particularité d'être une agglomération tripartite, dont les trois quartiers distincts sont distants les uns des autres d'une centaine de mètres. Au sud, le Mercadiol, organisé autour d'une place triangulaire, côtoie à distance l'ancienne église paroissiale Saint-Julien, mentionnée dès 1146 mais totalement reconstruite après sa destruction par les huguenots. Au nord, un second quartier plus étoffé, assimilable à la "villa" ou au bourg du castrum, rassemble ses maisons le long de plusieurs rues dont l'une aboutissait à l'est au "cap del castel", indice qu'il était bien considéré comme partie intégrante du castrum bien qu'il ait été dépourvu d'une enceinte en dur. Le quartier du "fort", seul doté d'une enceinte maçonnée, constituait donc le noyau dur du castrum. Isolé par des escarpements rocheux, il occupe un court éperon triangulaire dominant la vallée du Drauzou, à l'ouest, tandis qu'un fossé le barrait, à l'est, face au plateau. Chacun de ces trois quartiers conserve aujourd'hui vestiges d'édifices antérieurs à la guerre de Cent ans attestant de l'ancienneté de cette partition originale. Les plus nombreux se trouvent dans le castrum, puis dans le village. Les vestiges du 15e siècle ont fait l'objet d'un repérage assez large. Faubourg du Mercadiol : des éléments chanfreinés diffus. Maison (parcelle 2005 AB01 352) : demi-croisée, porte basse et porte haute chanfreinées ; maison (parcelle 387) : demi-croisée, porte chanfreinée, latrines sur corbeaux à l'arrière, dalles de couvertures sur pignon découvert. Faubourg dit Le Village : maison (parcelle 102), élévation sur rue à pan-de-bois.

Description

Typologie du couvrement

Commentaire descriptif de l'édifice

Il semble que l'éperon sur lequel s'est implanté le "fort" puisse être identifié avec l'"oppidum cardaliacum" mentionné au début du 12e siècle. La généalogie des Cardaillac, dressée au milieu du 17e siècle par les frères Sainte-Marthe (1654), considérant ce quartier comme le "château", notait qu'il se composait d'un "grand réduit fermé de hautes murailles et contenant plus de cent maisons d'habitants la plupart nobles". Comme c'était le cas à Comarque et peut-être à Saint-Cirq-Lapopie, la vocation du fort de Cardaillac était donc celle d'un quartier noble. Les deux tours médiévales qui subsistent aujourd'hui dans le "fort" de Cardaillac correspondent manifestement à celles qui étaient mentionnées en 1654, l'une dite "de Bioule" où s'exerçait la justice commune, l'autre appartenant au seul seigneur de Lacapelle-Marival. Elles sont connues aujourd'hui sous les appellations de "tour de l'Horloge" et de "tour de Sagnes". En fait, les tours de Cardaillac semblent avoir été autrefois plus nombreuses. Une troisième tour mentionnée en 1831 comme ayant été détruite depuis peu (1816), se serait trouvée aux abords du front sud, à l'extérieur de l'enceinte selon E. Laparra qui l'identifie à l'ancienne tour dite "Marquèze". Toutefois, le chapiteau aujourd'hui replacé à titre de vestige sur une grange du fort et que l'on prétend avoir appartenu à cette tour semble provenir plus vraisemblablement d'un édifice religieux. Une autre objection est formulée par L. d'Alauzier qui indique d'après un dénombrement de 1639 que la tour Marquèze était en fait celle que les coseigneurs possédaient en commun. Elle correspondrait donc à la tour dite actuellement "tour de l'Horloge". Une quatrième tour, dite de Thémines se situait dans la partie nord de l'agglomération, à l'emplacement de l'actuelle Place de la Tour. Mentionnée en 1525, elle aurait été démolie peu avant 1607. Une cinquième peut-être, à moins qu'elle corresponde à l'une des précédentes, était désignée en 1459 comme la "tour de Varaire". Séparée du mur d'enceinte par un "ayral" (parcelle à bâtir), cette tour était située près de la citerne du castrum. Une chapelle Saint-Thomas, dont l'existence est affirmée en 1146, existait également dans le fort. E. Laparra la confond, sans doute à tort, avec un édifice médiéval adossé à l'enceinte et voisin de la tour de l'Horloge, édifice que ses caractères conduisent à interpréter plutôt comme une ancienne maison. Il paraît probable que la tour de l'Horloge, par le fait même qu'elle était restée indivise entre les diverses branches du lignage éponyme, soit antérieure au partage de 1227. La tour de Sagnes, au contraire, possédée par une seule des trois branches principales, aurait donc été édifiée après le partage. La très forte proximité stylistique des deux ouvrages montre cependant qu'ils furent édifiés sensiblement à la même époque ce qui revient à dater les deux tours des environs de 1227.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique ; propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

village
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(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
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