Couvent de dominicaines Notre-Dame, puis église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens

Désignation

Dénomination de l'édifice

Couvent, église paroissiale

Genre du destinataire

De dominicaines

Vocable - pour les édifices cultuels

Notre-Dame ; Saint-Pierre-ès-Liens

Titre courant

Couvent de dominicaines Notre-Dame, puis église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Les Junies

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Catus

Références cadastrales

2010 B03 1160, 1161, 1162, 1400, 1450, 1451

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Salle capitulaire

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 14e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

Milieu 19e siècle

Auteur de l'édifice

Ficat (architecte)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques

Description historique

Le couvent a été fondé par le cardinal Gaucelme de Jean, aux environs de 1320 selon une enquête de 1668, qui cite en outre le testament du cardinal de 1348 selon lequel il est déjà en grande partie construit (L. Greil, 1899). L'église n'est en tout cas pas achevée en novembre 1347, date du testament d'un neveu du cardinal, Philippe de Jean, qui demande à y être enterré "si elle était finie au moment de son décès", et elle n'est pas encore consacrée en 1348 puisque le cardinal précise alors quelles devront être les dédicaces des autels. Il serait revenu à Gisbert de Jean, évêque de Carcassonne de 1347 à 1354, de s'occuper de l'achèvement des travaux. Une bulle de 1355 autorise la fondation aux Junies d'une communauté de dominicaines, qui y sont effectivement installées en 1363 (L. d'Alauzier, 1962). L'établissement a souffert des guerres de Religion et en 1668, les bâtiments sont en mauvais état et on travaille alors à la clôture (L. Greil, 1899). Il est vendu comme Bien national à la Révolution. L'église abbatiale devient église paroissiale en 1801. Le clocher-porche a été construit en 1851 par l'architecte Ficat, sur l'emplacement d'un porche antérieur ou d'un auvent, et le portail a été été complété par un tympan historié.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon

Matériaux de la couverture

Tuile plate, tuile creuse, ardoise

Typologie de plan

Plan en croix latine

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit à deux pans, croupe, flèche carrée

Commentaire descriptif de l'édifice

Le couvent a été construit à quelque distance du village et du château des Junies. Au sud de l'église, trois ailes partiellement détruites et remaniées entourent la cour carrée du cloître. L'aile orientale, qui abrite la salle capitulaire au rez-de-chaussée, est conservée sur deux niveaux. Largement transformée, en particulier à l'est et aux niveaux supérieurs, l'aile sud présente des maçonneries en place au rez-de-chaussée abritant le réfectoire. De l'aile ouest, accolée à l'église, n'est conservé que le premier niveau arasé qui était, jusqu'en 2010, entièrement rempli de gravats. Les élévations intérieures du bâtiment sont aujourd'hui dégagées depuis la réalisation de travaux de décaissement qui ont donné lieu à un suivi archéologique. En revanche, les bases des piliers polygonaux délimitant le cloître, partiellement en place jusqu'en 2004, ont, depuis, été déposées. L'église est une construction relativement austère, à chevet plat de mêmes largeur et hauteur que la nef, où les fenêtres sont rares et dont les élévations sont rythmées par d'épais contreforts, plus massifs encore aux angles, qui montent jusqu'au sommet des murs sans ressaut. La nef unique compte quatre travées carrées, la première formant la croisée du faux-transept constitué par deux chapelles latérales. Tout l'édifice est voûté d'ogives. Dans le choeur, une porte donne accès à la sacristie qui le flanque au sud. L'église disposait de deux autres portes : le portail nord, à voussures multiples et où le tympan du 19e siècle représente le Christ remettant les clefs à saint Pierre, en accord avec le nouveau vocable, et une porte ouvrant sur le cloître. Le bâtiment qui fermait à l'est l'aire du cloître est construit dans le prolongement de la sacristie. La salle capitulaire comporte trois travées voûtées d'ogives, avec une travée centrale plus large ; la grande porte donnant sur le cloître et les deux baies placées de part et d'autre ont des encadrements en brique dépourvus de tout décor. La pièce de l'étage est équipée d'une cheminée et d'un évier, ce qui laisse penser qu'il pouvait s'agir du logis de la prieure. L'aile ouest se présente sous la forme d'un bâtiment très allongé de plan rectangulaire. Il comporte deux vastes salles juxtaposées initialement voûtées, séparées par une petite pièce centrale dont les murs ont été largement remaniés. Les vestiges d'arcs engagés dans le parement intérieur des murs, et retombant, dans la pièce nord, sur des piliers quadrangulaires chanfreinés, permettent de restituer deux voûtes en berceau sur doubleaux (entièrement détruites). Les ouvertures d'origine semblent se limiter à des jours percés dans l'élévation ouest (un seul en place au nord), à une petite fenêtre partiellement conservée dans la façade latérale sud et aux portes d'accès (transformées). Leur répartition, l'organisation des espaces intérieurs ainsi que le type de voûtement laissent supposer que le rez-de-chaussée accueillaient les caves et le chai dont les textes anciens font mention. Il pourrait donc s'agir d'une aile destinée aux convers, intégrant plusieurs espaces de stockage pour les activités agricoles. Parfaitement liées aux contreforts de l'église et soigneusement appareillées (assises irrégulières mais joints de lit globalement rectilignes), les maçonneries d'origine en moellons calcaires équarris semblent contemporaines de l'ensemble conventuel du milieu du 14e siècle.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, vitrail

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal ; tête humaine ; armoiries ; Annonciation ; Visitation ; Nativité ; Annonce aux bergers ; Adoration des Mages ; Flagellation du Christ ; Crucifixion ; Résurrection du Christ ; saint Pierre

Description de l'iconographie

Chapiteaux ornés de feuillages et têtes humaines sur des niches de lavabos.£Le vitrail de la fenêtre d'axe, du 14e siècle, représente au-dessus des armoiries des de Jean, de gauche à droite et de bas en haut : les fondateurs du monastère Philippe de Jean, le cardinal Gaucelme de Jean présentant une maquette de l'église, l'évêque de Carcassonne Gisbert de Jean, puis les épisodes de l'Incarnation et de la Passion du Christ : l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, l'Annonce aux bergers, l'Adoration des mages, la Flagellation, la Crucifixion et la Résurrection.£Armoiries des de Jean sur le vitrail du choeur : de gueules à deux lions passants d'or, à la bordure d'argent chargée de besants d'azur.

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1920/07/15 : classé MH ; 1995/01/10 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Eglise Saint-Pierre-ès-Liens, actuellement église paroissiale : classement par arrêté du 15 juillet 1920. Aile est du couvent abritant l'ancienne salle capitulaire, ainsi que l'ancienne aire du cloître (cad. B 1161, 1162) : classement par arrêté du 10 janvier 1995. Inscription du 27/07/1978 (salle capitulaire) (arrêté) annulée.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée ; propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005 ; 2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice, Cassan Elodie

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales), dossier ponctuel

Typologie du dossier

Dossier individuel

couvent de dominicaines Notre-Dame, puis église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens
couvent de dominicaines Notre-Dame, puis église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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