Château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Les Junies

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Catus

Références cadastrales

1832 B1 567, 2014 B 778

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Parc

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

13e siècle (?), 14e siècle (?), 4e quart 15e siècle (?), 1er quart 16e siècle

Description historique

En contrepartie de leur aide financière, les de Jean, d'une famille de riches marchands cadurciens, reçoivent de l'évêque la seigneurie des Gunies (le repaire de "la Guionia", en 1284 et 1296, prendra abusivement le nom de "la Joahania" en 1342, cf. J. Lartigaut, 1991) en 1214. Bertrand et Philippe de Jean hommagent à l'évêque de Cahors pour les Junies en 1330 (G. Lacoste, 1885). En 1369, la seigneurie serait passée à la veuve de Benoît IV de Jean, Cécile de Cardaillac, qui la lègue à son frère Jean de Cardaillac-Bioule, archevêque de Toulouse, lequel la vend en 1386 au comte d'Armagnac (F. Auricoste, 2001). Le château ayant été pris par un capitaine, il est repris en 1390 par les troupes du sénéchal du Quercy, qui le fait démolir (G. Lacoste, 1885). Ce sont les confiscations et donations successives qui pourraient expliquer l'obscurité de l'histoire des Junies au 15e siècle et les hésitations sur l'arrivée des Morlhon dans la seigneurie, qu'Antoine de Morlhon aurait possédée dès 1440. Peu avant 1500, Jeanne de Morlhon épouse Jean de Rodorel auquel elle apporte les Junies ; dite "noble dame des Joanies", c'est elle qui dénombre en 1504 pour les Junies, avec maison noble, toutes justices, pêcherie et mouline de fer (L. d'Alauzier, 1984) ; veuve en 1526, elle semble avoir alors vendu la seigneurie à Jean Dupré, seigneur des Barthes, vente qui est confirmée par le Parlement de Toulouse en 1526 (F. Auricoste, 2001). Jean III de Morlhon rachète les Junies en 1579, où il ne réside qu'occasionnellement, puis la seigneurie passe par alliance à François du Buisson de Bournazel, et en 1608 à Antoine de Beaumont de Toucheboeuf.
Le premier état de l'édifice peut dater du 13e ou du 14e siècle, mais son aspect actuel résulte principalement de la reconstruction réalisée après la guerre de Cent ans, peut-être dès le dernier quart du 15e siècle. Le décor italianisant des croisées conservées et d'une porte, très proche de celui que l'on trouve au château de la Grézette, ne paraît cependant pas antérieur aux années 1520. Le château a été mis au goût du jour au 18e siècle avec en particulier la suppression de la plupart des croisées et l'ouverture de grandes fenêtres rectangulaires.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon

Matériaux de la couverture

Tuile plate, tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

Rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble

Typologie du couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, toit conique

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Le château est construit un peu à l'écart du village, entre deux bras du ruisseau de la Masse qui lui font une défense naturelle. Le volume du corps principal peut correspondre en partie à l'édifice du 13e ou 14e siècle, et il est en tout cas antérieur à l'état de la Renaissance. L'élévation est présente des archères cruciformes au ras du sol. La porte à arc brisé qui donne accès au niveau de soubassement appartient en revanche à la reconstruction postérieure à la guerre de Cent ans. Le nouvel édifice répond à un modèle alors largement répandu, avec un haut corps de logis rectangulaire flanqué de tours rondes, dont une réservée à l'escalier en vis, entièrement couronné de mâchicoulis.
Absence de parc organisé : simple allée bordée d'acacias, épicéas, catalpas, haie de buis taillé.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal ; feuille ; corde ; tête humaine

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1925/10/21 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Château : inscription par arrêté du 21 octobre 1925.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005 ; 2014

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

château
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© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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