Église paroissiale Saint-Sauveur, puis de la Transfiguration

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Sauveur ; de la Transfiguration

Titre courant

Église paroissiale Saint-Sauveur, puis de la Transfiguration

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Puy-l'Évêque

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Puy-l'Evêque

Références cadastrales

2011 AB 218

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cimetière

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 13e siècle (?), 4e quart 14e siècle (?), limite 15e siècle 16e siècle, 4e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 17e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques

Description historique

L'église est mentionnée en 1289 par le notaire Arnal de Salas (J. Lartigaut, 1991, p. 15). L'édifice de la fin du 13e siècle (datation d'après les chapiteaux et la porte de l'élévation nord) est en grande partie reconstruit à la fin du 14e siècle : la nouvelle consécration aurait eu lieu en 1392 dans un édifice cependant inachevé (Clary, 1986), dont les dernières chapelles ne sont sans doute construites qu'à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle, moment qui voit aussi la réalisation du portail ouest et de la tour-porche qui le précède. D'après les notes d'Edmond Albe (Clary, 1986), l'arc d'une fenêtre porterait la date de 1680 et le nom du maître d'oeuvre Alagnou ; l'échauguette ajoutée sur l'angle nord-est de la nef, peut-être pour servir de poste de guet, peut dater de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle (S. Servant, 1998). Après l'effondrement de la voûte de l'une des chapelles nord en 1877, les travaux engagés par l'architecte diocésain Emile Toulouse transforment assez profondément l'édifice : le chevet plat est remplacé par une grande abside polygonale encadrée de deux annexes et les chapelles, dont les murs latéraux sont supprimés, sont transformés en bas-côtés (S. Servant, 1998).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit à un pan, toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier en vis

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église paroissiale a été construite hors les murs, un peu au-dessus de la ville établie au bord du Lot. Elle est entourée par le cimetière où est conservée une croix sculptée du 15e siècle. Une tour-porche, épaulée par des contreforts diagonaux s'élève à l'ouest, devant le portail, une formule qui n'est pas rare à la fin du 15e siècle et au début du 16e et dont l'église de Martel donne un autre exemple dans le Lot ; elle est flanquée au sud d'une tourelle d'escalier circulaire qui monte jusqu'au niveau du clocher. Le portail, orné de moulures et de sculptures, est constitué de deux portes jumelles placées sous un grand arc brisé encadré de deux pinacles. Pour retrouver l'aspect de la nef avant les travaux du 19e siècle, il faut faire abstraction de l'abside polygonale ; à la place des collatéraux, des chapelles indépendantes étaient aménagées entre les contreforts, selon un plan caractéristique des églises gothiques méridionales. Nef et chapelles étaient voûtées d'ogives.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, peinture

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal ; torsade ; ange ; Crucifixion ; Vierge ; saint Jean ; Vierge à l'Enfant

Description de l'iconographie

Le portail ouest présente un important décor de moulures, dont une épaisse torsade, et de pinacles dont les dais abritaient des statues disparues, les rampants sont ornés de choux frisés. Les portes jumelles sont surmontées par des gables qui laissent la place entre eux à une Vierge à l'Enfant, sur le gable de gauche, le fleuron terminal porte un Christ en croix au pied duquel sont placés la Vierge et saint Jean. Des culots des chapelles sont sculptés d'anges tenant des écus ou des phylactères, deux armoires murales ont un encadrement à un décor flamboyant. Les chapiteaux les plus anciens sont à petites feuilles boursouflées. Décor peint géométrique et à motifs végétaux dont un vestige apparaît dans l'embrasure du portail occidental.

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1912/03/20 : classé MH partiellement ; 1925/10/21 : inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Clocher et double porte d'entrée et escalier qui conduit aux étages du clocher : classement par arrêté du 20 mars 1912 ; Eglise, sauf parties classées : inscription par arrêté du 21 octobre 1925

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2004

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales)

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

église paroissiale Saint-Sauveur, puis de la Transfiguration
église paroissiale Saint-Sauveur, puis de la Transfiguration
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Conseil départemental du Lot
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