Château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Cabrerets

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Lauzès

Références cadastrales

2011 D 227, 550, 551

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Cour, jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 16e siècle, 4e quart 16e siècle

Description historique

La construction du nouveau château a sans doute été contemporaine de l'abandon du château de falaise mentionné en 1259 dans le Recueil des hommages rendus à Alphonse de Poitiers, et dont les ruines subsistent. La datation de l'édifice, ou tout au moins d'une partie du château, repose sur les renseignements historiques collectés par Jean Calmon (1957) et sur les récentes analyses de dendrochronologie (2009). Mais il faut tout d'abord écarter l'inscription gravée en haut de l'escalier, qui place la construction du château en 1309 (Hoc castellum aedificatum est in anno M.CCC.IX.) : il s'agit d'une inscription tardive, et aucune maçonnerie ne peut, en l'état actuel de nos connaissances, être attribuée au début du 14e siècle. Les résultats des analyses réalisées sur des bois des plafonds et des charpentes de la tour sud-ouest, de la tour d'escalier et de l'aile sud invitent à situer l'ouverture du chantier en 1507 ou peu après, la mise en place de la toiture de la tour sud-ouest en 1512 et l'achèvement des travaux en 1514-1515. A cette campagne appartiennent aussi les deux tiers de l'aile ouest, qui n'a pas conservé de bois d'origine. La datation proposée correspond bien au décor sculpté dont le style est celui des environs de 1500, avant que n'apparaissent les motifs de la Renaissance. Les Gontaud résident à Cabrerets depuis le 15e siècle, Antoine de Gontaud ayant échangé, semble-t-il, en 1439 ses possessions du Rouergue contre d'autres en Quercy, dont Cabrerets pour lequel l'hommage reste à Antoine de Cardaillac-Bioule. Antoine II de Gontaud teste le 13 janvier 1520 dans le "château neuf de Cabrerès" (La Chenaye-Desbois et Badier, 1866). Lui succède Raymond de Gontaud, qui teste en 1542. Celui-ci a épousé en 1514 en premières noces Françoise de Bonnafous de Mayrinhac-Lentour et de Teyssieu, et c'est à eux que l'on attribue la construction du deuxième château (Calmon, 1957, p. 246). Il est tentant en tout cas de rapprocher les dates apportées par la dendrochronologie et celle du mariage de Raymond de Gontaud. L'extrémité nord de l'aile ouest ainsi que la tour nord-ouest ne sont probablement pas antérieures aux dernières décennies du 16e siècle, à en juger d'après la forme des bouches à feu. Les pierres laissées en attente à l'angle nord-est du logis comme à l'extrémité orientale de l'aile sud montrent que l'édifice n'a pas été achevé. Le château a été pillé pendant la Révolution, les écus aux armes des Gontaud-Biron martelés (Calmon, 1957, p. 257). Il est alors partagé entre plusieurs propriétaires, puis les différentes parties sont progressivement achetées par les descendants de Joachim Murat à partir de 1850 (la tour nord seulement vers 1940). En 1957, l'aile ouest présentait un crénelage "récent" qui a disparu depuis au profit d'un étage de comble. Le château a accueilli le musée de préhistoire de Cabrerets de 1934 à 1964, date à laquelle le château a été vendu et les collections données à la commune. La tour nord, dite de Marcenac, qui était ruinée, a été restaurée et en partie reconstruite en 1994-1997. La charpente de la tour sud-ouest a été refaite en 2008.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, pierre de taille, tuf

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte en berceau plein-cintre ; voûte en berceau segmentaire ; coupole

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, toit conique, terrasse

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Le château est bâti sur un éperon rocheux qui domine la vallée du Célé et le village. Il se compose de deux ailes, l'une à l'ouest avec deux grosses tours circulaires aux angles, l'autre au sud, construite au bord de l'escarpement rocheux dont elle suit le tracé. Une tour d'escalier est placée à l'angle des deux ailes, sur la cour. L'édifice était précédé d'une première cour qui aurait été entourée de murailles (Calmon, 1957, p. 229). On sait par ailleurs que le château ne possédait pas de chapelle (Calmon, 1957, p. 237). L'édifice mériterait une étude complète. Dans le prolongement de l'aile sud est aménagé un jardin enclos de murs, à plusieurs niveaux de terrasses reliés par une rampe inclinée et accessibles par des escaliers de pierre à rampes droites. Buis, ifs en topiaires et cyprès aux abords de la demeure.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal ; torsade ; lion ; homme ; femme

Description de l'iconographie

Des branches écotées figurent parmi les ornements de la porte de l'escalier, sur des encadrements de fenêtres et sur des cheminées, accompagnant des moulures croisées et des torsades. Des lions sont représentés sur les culots d'une demi-croisée de la tour d'escalier. Les culots d'une cheminée portent une buste d'homme et une femme nue dans une position acrobatique.

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1996/11/28 : classé MH

Typologie de la zone de protection

Site inscrit

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale), enquête thématique régionale (jardins)

Typologie du dossier

Dossier individuel

château
château
(c) Conseil départemental du Lot ; (c) Inventaire général Région Occitanie
Voir la notice image