Bâtiments conventuels du prieuré Saint-Sébastien et Saint-Domnin

Désignation

Dénomination de l'édifice

Bâtiment conventuel

Titre courant

Bâtiments conventuels du prieuré Saint-Sébastien et Saint-Domnin

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Loire (42) ; Champdieu

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Montbrison

Lieu-dit

Bourg (le)

Références cadastrales

1809 D1 798 à 808, 1999 AD 257, 258

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Nom de l'édifice

Prieuré de bénédictins Saint-Sébastien et Saint-Domnin

Références de l'édifice de conservation

IA42001487

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 11e siècle, 2e moitié 14e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e moitié 15e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Bâtie Pierre de La, prieur (commanditaire), Saint-Priest Antoine de, prieur (commanditaire)

Description historique

L'emprise des bâtiments et le gros-oeuvre des parties les plus anciennes remonte à la fin du 11e siècle. L'ensemble des bâtiments monastiques et de l'église a été fortifié, probablement dans le 3e quart du 14e siècle, par l'adjonction de mâchicoulis sur arcs plaqués contre les façades. Dans le courant du 14e siècle (?) , un prieur dont l'identité exacte n'est pas connue, mais qui semble avoir fait partie de la famille des La Perrière, fait réaliser des aménagements dans l'aile sud, où il construit une tour et une cheminée monumentale. Pierre de la Bâtie (1450-1505) réalise d'importants remaniements des espaces et fait en particulier construire les deux escaliers en vis ; son successeur Antoine de Saint-Priest (1505-1535) continue son oeuvre. Les bâtiments conventuels ne connaissent plus de grosses campagnes de travaux jusqu'à la Révolution. Vendus comme bien nationaux, ils sont divisés entre plusieurs propriétaires. L'aile orientale semble déjà plus ou moins ruinée en 1824 lorsqu'est détruite la tour de Beauregard située à l'angle nord-est des bâtiments. La destruction des galeries du cloître est achevée en 1853. En 1910, la commune, grâce au concours de l'Etat, achète la partie sud de l'aile ouest, puis en 1917 sa partie nord. Le prieuré est classé MH en 1914. La partie sud est restaurée en 1921, la grande salle du rez-de-chaussée devant servir aux réunions du conseil municipal, la partie nord est louée. Les constructions parasites accolées aux bâtiments sont démolies. L'aile nord, occupée par les soeurs de Saint-Joseph, n'est rachetée par la commune qu'en 1973 et 1974. En 1975, l'architecte des Bâtiments de France établit un projet d'aménagement du prieuré en ensemble socio-culturel. Le projet prévoit en particulier la reconstruction de galeries dans le cloître, achevée en 1978. Enfin, les façades ouest et nord des bâtiments conventuels sont restaurées dans le 3e quart du 20e siècle (en 1984 pour la façade nord).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, moellon, moyen appareil

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Les bâtiments monastiques forment un U accolé au flanc nord de l'église, avec une entrée au milieu de l'aile nord. Les murs sont en moellon de granite, avec des encadrements en granite pour les ouvertures les plus anciennes, parfois en grès ou en calcaire pour celles du 14e et 15e siècles, puis en bois pour les fenêtres créées ou refaites aux 18e et 19e siècles. Certains murs sont en pisé : parties hautes des façades tournées vers le cloître, certains refends. Les façades tournées vers le cloître sont enduites partiellement (le rez-de-chaussée et certains pans de mur ne le sont pas). Les toits sont à longs pans, en appentis sur les galeries du cloître, et en tuile creuse. Les galeries voûtées du cloître couraient le long des façades intérieures, et ont été surmontée d'un étage (ailes nord et ouest) au 12e ou 13e siècle (l'état actuel, une galerie en charpente supportée au rez-de-chaussée par des piliers en béton de section carrée, est une restitution du 20e siècle). L'aile nord comprenait des caves et des espaces de logement. L'aile ouest, éclairée de fenêtres étroites à linteau monolithe échancré en plein cintre, était occupée par des pièces à l'usage des religieux et du prieur (à l'étage). Remaniée à la fin du Moyen Âge, elle est dotée de nouvelles ouvertures et plusieurs importants décors sont peints sur les murs de la grande salle du rez-de-chaussée, dont une <<I>> Cène<</I>> (étudiée) sur le manteau de sa cheminée monumentale. Les deux escaliers en vis qui assurent les circulations verticales des trois ailes datent de cette époque.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Armoiries

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1914/04/18 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

La fiche du domaine MH de la base Mérimée regroupe les deux édifices. Eglise : classement par arrêté du 12 juillet 1886 ; prieuré : classement par journal officiel du 18 avril 1914.

Référence aux objets conservés

IM42002025

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Guibaud Caroline

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88

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Bâtiments conventuels du prieuré Saint-Sébastien et Saint-Domnin
Bâtiments conventuels du prieuré Saint-Sébastien et Saint-Domnin
© Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes
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