Pont routier dit le Pont neuf

Désignation

Dénomination de l'édifice

Pont

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Pont routier

Appelation d'usage

Pont neuf

Titre courant

Pont routier dit le Pont neuf

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Morez ; rue de la République

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Morez

Adresse de l'édifice

République (rue de la)

Références cadastrales

1980 AI non cadastré, domaine public

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Bienne (la)

Nom de l'édifice

Place Henri Lissac

Références de l'édifice de conservation

IA39000749

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1891

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Auteur de l'édifice

Pernot (ingénieur)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Au centre de l'agglomération, la route (royale, impériale puis nationale) n° 5 franchit la Bienne sur le pont dit de " la Platière ", en longeant le côté nord de la place du Marché (actuelle place Henri Lissac). Lors de son redressement, de 1776 à 1780, un " pont neuf " biais est construit dans l'angle sud-est de la place. En bois, il doit être réparé dès 1796 (par Claude-François Martinez) puis en 1831 (réfection de la charpente et du tablier). Son importance pour le commerce avait conduit en 1828 à envisager de le reconstruire en pierre (3 arches de 6 m d'ouverture) mais en l'établissant perpendiculairement à la rivière. Les frais (46 000 F pour la seule construction, sans compter l'acquisition d'une maison proche qui, gênant, doit être démolie) sont tels que le projet est alors refusé par le directeur général des Ponts et Chaussées. En 1846, le pont menace ruine. L'idée d'un ouvrage en pierre, décidément trop onéreux, est abandonnée pour une alternative en fonte ou en bois. La fragilité de la fonte - les arcs seraient trop près du niveau de l'eau et des troncs charriés en temps de crue, et la rigueur du climat pourrait occasionner des ruptures - et le manque de personnel qualifié amènent à choisir une reconstruction en bois mais en bâtissant les deux culées et la pile centrale en pierre de taille, en établissant un radier et en refaisant les murs de quai. Les travaux (20 000 F) sont adjugés le 4 mars 1847 à l'entrepreneur Dunod et achevés en 1849. Le pont n'est pas touché en 1864-1865 lors de la couverture de la Bienne dans la traversée de la place (qui voit la disparition de celui de la Platière) : le nouvel ouvrage s'arrête à un mètre de lui, l'espace entre les deux étant masqué par une charpente en bois supportant l'empierrement. Il faut de nouveau le réparer à la fin de la décennie et la reconstruction en pierre proposée est une nouvelle fois refusée. Les réparations se succèdent jusqu'en 1889, date à laquelle le conducteur des Ponts et Chaussées Pernot, signalant que le tablier doit être rapidement refait, précise " qu'il convient de présenter sans retard, une solution à la fois rationnelle et économique du problème posé depuis 60 ans ". Il propose soit un pont en maçonnerie (2 arches biaises surbaissées, 20 800 F) , soit un tablier métallique (6 poutres en I, de plus de 50 cm de hauteur et 7 mm d'épaisseur, avec entretoises et longerons assemblés par rivetage, pour un coût estimé à 15 800 F). Le ministère des Travaux publics tranche en faveur du projet en pierre, dont le montant doit cependant être revu à la baisse. La construction est achevée en 1891 (date portée sur la pile centrale). En août 1989, l'entreprise Georges Tonetti (S.A. établie au 33 rue Aristide Briand, à Montmorot) remplace le garde-corps métallique amont par un parapet en pierre.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille

Typologie du couvrement

Voûte en berceau segmentaire

Commentaire descriptif de l'édifice

Le pont en pierre de taille calcaire est implanté en biais par rapport au lit de la rivière (l'angle prévu en 1889 est de 68°). Large de 11, 75 m, il comporte deux arches en berceau segmentaire (largeur 7, 35 m, flèche 0, 92 m, épaisseur à la clef 0, 60 m) retombant en lit de Bienne sur une pile centrale (largeur 1 m, hauteur 1, 70 m) , précédée d'un avant-bec demi-circulaire. Un muret relie cette pile à un seuil situé quelques mètres en amont, qui marque vraisemblablement l'emplacement du barrage de l'usine Chavin (puis usine de lunetterie Nicole, voir ce dossier). Le bajoyer gauche est percé côté amont par le débouché d'un égout alors que le mur de quai qui le précède l'est par l'extrémité du canal de l'ancien moulin à farine et martinet Clément (voir ce dossier). Le tablier en pente surmonte un décor de modillons.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Poupard Laurent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine
4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00

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pont routier dit le Pont neuf
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