Lotissement concerté dit lotissement de Villedieu

Désignation

Dénomination de l'édifice

Lotissement concerté

Titre courant

Lotissement concerté dit lotissement de Villedieu

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Morez ; avenue de la Libération

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Morez

Lieu-dit

Villedieu

Adresse de l'édifice

Libération (avenue de la)

Références cadastrales

1980 AD 102 à 113, 124 à 179, 191, 217 à 220, 224 à 226, 302 à 308, 314

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Maison, immeuble, garage, école maternelle, garderie d'enfants, magasin de commerce, rue

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 20e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

L'expansion de Morez durant les Trente Glorieuses (de 1945 à 1973) nécessite la création de nouveaux logements. La configuration de la ville conduit la municipalité à acheter, le 17 septembre 1954, 7 ha 69 a de terrain à Villedieu derrière la gare. Le schéma d'urbanisme initial prévoit 7 groupes de bâtiments : A composé de 2 immeubles collectifs de 4 étages (60 logements) , B 2 immeubles de 4 étages en copropriété (24 logements) , C 14 logements individuels en rez-de-chaussée, D 49 logements individuels, E 29 logements " castor ", F une école maternelle à 2 classes et G 9 boutiques. Le 9 octobre 1955, le conseil municipal décide la création, sur 4 ha 5 a, d'un lotissement composé des groupes C, D et E. Son cahier des charges, approuvé par le préfet le 3 mai 1956, est modifié (avec nouvelle approbation préfectorale le 28 mai 1957) : la superficie est réduite de moitié et le lotissement ne concerne plus que 39 lots en 2 groupes. Il est stipulé que les plans des habitations devront être établis par les architectes choisis par la municipalité (André David, Auguste Favier, Jean-Constant Duboin et R. Malatrait, de Saint-Claude, auxquels est associé le nom de G. Missol, de Bourg-en-Bresse) , qu'elles devront présenter un aspect architectural homogène, n'avoir qu'un étage, etc. Le 14 septembre 1957, la quasi totalité du premier groupe est achetée par la coopérative départementale d'habitation à loyer modéré " La Maison pour tous ", chargée par la Chambre syndicale de la Lunetterie de construire des logements destinés au personnel des entreprises locales. Le permis de construire de 1957 concerne 12 lots et 20 bâtiments (1 F4, 15 F5, 2 F6 et 2 F7) , celui d'octobre 1958 8 lots. La coopérative achètera d'autres lots par la suite, de même que divers particuliers et l'Office public de HLM de Morez. Ce dernier fait construire, du 15 juillet 1958 au 20 mai 1960 (réception provisoire) , sur les plans de David et Favier, deux immeubles (1-5 et 7-11 avenue de la Libération) totalisant 60 appartements (10 F2, 24 F3, 18 F4 et 8 F5) ; il acquiert le 30 avril 1960 pour le franc symbolique une nouvelle parcelle au sud-est pour un troisième immeuble du même type, à construire en 1960 (n° 13 à 17 de l'avenue). Au milieu de la décennie 1960, 450 logements ont été réalisés, pour 1500 habitants. Le lotissement est agrandi de 1965 à 1969 par la création dans la partie orientale du terrain de 180 nouveaux logements, en pavillons individuels ou en immeubles collectifs (24 à 60 avenue de la Libération) , ces derniers remplaçant les maisons initialement projetées sur la bordure est. Il est doté d'un centre commercial (au n° 25) dont la création, étudiée dès 1962-1963 par la Chambre de Commerce et d'Industrie du Jura et la Société d'Etudes et de Gestion des Centres d'Equipement (25 avenue Kléber, à Paris) , est approuvée par le conseil municipal le 17 décembre 1965. Les plans du bâtiment, associant commerces (aujourd'hui disparus) au rez-de-chaussée et trois étages d'habitation, sont signés par les architectes san-claudiens A. David (en 1963) et Jean-Claude Verpillat (décembre 1968). Edifiée en 1963 sur les plans de David et Favier, l'école maternelle (au n° 23) est agrandie de deux classes en 1968 par les mêmes architectes. De nouvelles constructions sont ajoutées : immeubles collectifs au sud, chapelle en 1972, crèche en 1977 (établie par Favier, Duboin et Jean-Michel Curtet au 6 rue de la Verrerie, où elle remplace l'ancienne usine de surfaçage du verre de la Fabrique morézienne de Verres pour l'Optique, créée en 1927 et fermée en juin 1961).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton, parpaing de béton, béton armé, enduit, essentage

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, métal en couverture, béton en couverture

Typologie de plan

Ensemble concerté

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 4 étages carrés, comble à surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert, croupe, appentis, terrasse

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Etagé sur le flanc est de la vallée, le lotissement est principalement desservi par l'avenue de la Libération, voie en lacet. Il est composé de maisons individuelles, réparties en îlots et établies sur des parcelles de 3 à 6 ares environ, et d'immeubles, disposés en périphérie au nord et à l'est. L'école et le centre commercial en occupent le centre. La partie occidentale est la première bâtie. Les architectes Duboin, Malatrait et Missol ont donné les plans et les élévations de ses maisons type F4 (" 57, 39 m2 primables ") , F5 (69, 65 m2) et F6 (87 m2). Ils en ont prévu diverses variantes adaptées à l'implantation retenue, qui se distinguent par l'emplacement des portes. Le modèle de base des F4 et F5 a la porte d'entrée sur sa façade ouest, celle du garage et un balcon sur la façade sud ; pour le F6, le balcon est au sud-est et les deux portes sont au nord-est. Ces maisons individuelles ont un rez-de-chaussée et un étage carré. Le toit à croupes du projet initial a cédé la place à des pignons couverts. D'autres modèles sont visibles, peut-être dus à des architectes différents, avec sous-sol, rez-de-chaussée surélevé et étage en surcroît. C'est notamment le schéma des maisons de la fin des années 1960, aux n° 28 à 50 (n° pairs) de l'avenue de la Libération. Les immeubles anciens comptent un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, quatre étages carrés et un comble à surcroît. Ils ont un toit à croupes et les plus récents un toit en appentis, que l'on retrouve aussi sur l'école maternelle alors que la crèche est couverte de toits à longs pans et l'ancien centre commercial d'une terrasse. Les toitures font appel à la tuile mécanique, à la tôle (école et crèche) ou au béton. Protégés par un enduit ou parfois un essentage, les murs sont en parpaing de béton ou béton armé.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée,propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Poupard Laurent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00

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lotissement concerté dit lotissement de Villedieu
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