Moulin à farine et martinet Clément, actuellement immeuble

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin à farine, bâtiment du martinet, usine d'horlogerie, usine de lunetterie

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Usine de fournitures pour l'horlogerie

Destination actuelle de l'édifice

Atelier de tournerie ; atelier de polissage ; atelier de nickelage ; immeuble

Titre courant

Moulin à farine et martinet Clément, actuellement immeuble

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Morez ; 19 à 23 rue du Docteur Regad

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Morez

Adresse de l'édifice

Docteur Regad (rue du) 19 à 23

Références cadastrales

1822 SU 1082 à 1090, 1980 AI 146 à 148, 390, 391

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Bienne (la)

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, logement, cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1839, 1867

Commentaires concernant la datation

Daté par source, porte la date

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Clément François-Célestin (commanditaire), Buffard Lucien (propriétaire)

Description historique

Un moulin est attesté à cet endroit au 18e siècle. Le 11 juillet 1799, il est propriété de la famille Clément : Marie-Claudine Bailly veuve Clément, son fils François-Célestin et son beau-frère Eugène (maître de poste aux chevaux). Représenté sur le plan cadastral napoléonien de 1822, le moulin des frères Clément appartient au maître de forges et fabricant d'horlogerie Célestin (François-Célestin) Clément en 1839, date à laquelle il est signalé en reconstruction. Un martinet y est mentionné en 1845. Il passe en 1859 à Charles (Charles-Eugène) Clément, qui le divise en deux propriétés. Claude-Alexis Fumey acquiert la première vers 1867 alors que la seconde, agrandie en 1867 (date portée sur le linteau de l'entrée principale avec les initiales L.B.) , passe vers 1871 à Lucien Buffard, originaire de Gouland ou Sous les Barres (commune des Rousses). Le cadastre signale de nouveaux travaux en 1873-1874 et 1884, correspondant notamment à la (re) construction du bâtiment enjambant le canal. En 1893, le corps de 1867 (actuel n° 23) appartient toujours à Buffard et celui plus récent (n° 19 et 21) au lunetier Jules Regad qui le tient du successeur de Fumey, le fabricant de pièces d'horlogerie François-Louis David-Henriet. En 1903, Joseph Rouyer cite notamment dans cette rue (alors dite de la Poste) les ateliers de lunetterie de Jules Regad et Fils (fabrication de branches) , Charles Buffard fils aîné et Lucien Buffard (" successeur de son père "). En 1934, le site abrite aux n° 19 et 21 le tourneur sur bois A. Mazué et le lunetier H. Tournier, au n° 23 le dépôt de verres optiques de la Manufacture générale d'Optique et le polisseur et nickeleur L. Robbez. Il sert actuellement d'habitation. Moulin à farine et martinet (avec soufflerie) en 1845, l'établissement a pour moteurs en 1855 deux roues hydrauliques verticales. Les deux roues métalliques de poitrine encore visibles dans la première moitié du 20e siècle ont été enlevées (dans les années 1970 ?) et leur canal comblé.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit, essentage de tôle

Matériaux de la couverture

Métal en couverture

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés, étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Le site est composé de deux ensembles de bâtiments, dotés de murs en moellons calcaires enduits et d'une toiture métallique. Le bâtiment de 1867 (n° 23) compte trois étages carrés et un comble, desservis par un escalier droit en bois et coiffés par un toit à longs pans et pignons couverts. Son élévation antérieure, sur laquelle se voit encore le bandeau de la Manufacture générale d'Optique (dont les inscriptions ont disparu) , a sept travées ; sur l'élévation postérieure, les fenêtres ont été multipliées pour l'éclairage d'ateliers, celles du deuxième étage étant presque toutes masquées par une coursière fermée. Le mur pignon sud, protégé par un essentage de tôle, est percé de fenêtres jumelées au rez-de-chaussée et au premier étage, les baies des étages étant par ailleurs chacune protégée par un petit auvent. Au nord, le deuxième ensemble de bâtiments associe un premier corps (n° 21) adossé à celui de 1867 et un second (n° 19) se développant jusqu'à la Bienne (à l'est). Tous deux ont trois étages carrés, sont coiffés d'un même toit à croupe et distribués par le même escalier droit en bois, accessible depuis l'entrée du n° 19. Le premier présente une travée dans le prolongement de la façade du n° 23 (ouest) et trois sur celle en retour (nord). Le second n'a qu'une travée au nord, compte quatre niveaux sur la cour (sud) mais trois seulement côté Bienne (est) , où le troisième étage carré devient un étage en surcroît sans ouverture. Le deuxième étage y est éclairé par des fenêtres lunetières.

Commentaires d'usage régional

Baies lunetières,baies multiples

Protection

Observations concernant la protection de l'édifice

La présence d'un atelier (de lunetier ou d'horloger) est fréquemment signalée par des baies lunetières, de petit module et souvent à encadrement en bois, ou des baies multiples (multiplication de fenêtres d'un module courant).

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Poupard Laurent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00

1/14
moulin à farine et martinet Clément, actuellement immeuble
moulin à farine et martinet Clément, actuellement immeuble
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
Voir la notice image