Place Henri Lissac

Désignation

Dénomination de l'édifice

Place

Appelation d'usage

Place du Marché ; place Henri Lissac

Titre courant

Place Henri Lissac

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Morez ; place Henri Lissac

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Morez

Adresse de l'édifice

Henri Lissac (place)

Références cadastrales

2009 AI non cadastré, domaine public

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Stationnement

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

18e siècle, 3e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 20e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Au 17e siècle, la route de Genève traverse la Bienne sur un pont, dit de la Platière, situé en bordure nord de la place actuelle. Le marché, réglementé en 1710, se tient principalement sur la rive droite de la rivière mais aussi sur l'autre rive, au sud-ouest, au pied de la première église. La place dite du Marché va s'y constituer petit à petit et trouver un nouveau débouché au sud-est avec la construction du Pont neuf dans le prolongement de la route, redressée de 1776 à 1780. Elle est aussi agrandie par la couverture du canal d'amenée du moulin Chavin, qui suit la rive droite de la Bienne. Place principale de la ville à la fin du 18e siècle, elle est toute désignée pour accueillir la nouvelle maison commune que les projets de 1808 imaginent, faute d'espace, à cheval sur la rivière (le bâtiment sera finalement construit en aval, sur un terrain vaste et plus central : l'actuelle place Jean Jaurès). Ses deux ponts sont en bois et doivent donc souvent être repris, ainsi en 1831 puis 1847-1848 pour le Pont neuf (entrepreneur Dunod) , en 1839 pour celui de la Platière (architecte Vital Ponard et entrepreneur Félix-Aimé Prost). Le mauvais état de ce dernier avait d'ailleurs conduit en 1831 à envisager la construction d'une passerelle suspendue, à péage (projet sans suite). En 1837, une fontaine est édifiée sur la rive droite du cours d'eau, bientôt complétée par un lavoir rendu nécessaire par sa position " au centre du quartier le plus populeux de la ville ". Les limites de la place se fixent petit à petit, au fur et à mesure des constructions. Le côté ouest, au long de la rue de la Platière (aujourd'hui englobée dans la place) , est bâti dès le 18e siècle (immeuble au n° 4 daté de 1722, 1771 pour le n° 3, avant 1748 pour le n° 2 et entre 1782 et 1822 pour le n° 1) de même que le côté oriental, dont les bâtiments existent tous en 1748 (n° 159 à 163 rue de la République et n° 1 quai Aimé Lamy). Si quelques constructions sont supprimées au cours des années 1830 sur le côté sud, pour lui donner son aspect actuel, les modifications les plus importantes ont lieu au nord : reconstruction au milieu du 19e siècle du moulin Chavin (qui deviendra l'usine de lunetterie Nicole) , ouverture du quai Mandrillon (Petit Quai) , dont les travaux réalisés en 1844 sont repris en 1867-1868, et du quai de l'Hôpital (quai Jobez) , en 1860, qui nécessite la suppression du bâtiment fermant l'angle nord-ouest (42 quai Jobez, reconstruit suivant un alignement fixé en 1886). La place prend définitivement forme en 1865-1866, avec la couverture de la Bienne et du canal par l'entrepreneur Auguste Buscaglione, des Rousses, sur des plans de l'architecte Ernest Guillaume, de Saint-Claude. Le pont de la Platière disparaît alors et le Pont neuf sera réédifié en pierre (par l'ingénieur Pernot) en 1891 contre la tête amont de l'ouvrage de Buscaglione. Rebâtie en son centre en 1869-1870, la fontaine est intégrée en 1999-2000 dans un aménagement urbain dû aux architectes du cabinet AU*M Edouard Minassian et Gilles Peillon (d'Oyonnax) , avec création de nouveaux jets d'eau à proximité d'elle et redéfinition des circulations et du stationnement. La place porte le nom de l'industriel lunetier Henri Lissac (1869-1931) - dont le fils Georges sera à l'origine de la société Essilor - en mémoire de celui qui fut maire de Morez de 1908 à 1931.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

L'une des plus anciennes places de Morez, ménagée à un point de franchissement de la Bienne, la place Henri Lissac s'inscrit dans un trapèze d'environ 70 m de hauteur sur 40 m à sa base, au nord. C'est un lieu de convergence de rues : rue de la République (formant son côté oriental) , Petit Quai, quai Jobez et rue Etienne Dolet au nord, quai Aimé Lamy, rue de la République et rue Victor Hugo au sud. Place nue - juste meublée par la fontaine aux lions - et dévolue au stationnement, elle offre la particularité d'être en grande partie bâtie sur la Bienne.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1999

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Poupard Laurent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00

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place Henri Lissac
place Henri Lissac
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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