Maison d'industriel

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Genre du destinataire

D'industriel

Destination actuelle de l'édifice

Atelier d'horlogerie ; atelier de lunetterie ; magasin de commerce ; immeuble

Titre courant

Maison d'industriel

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Morez ; 116 rue de la République

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Morez

Adresse de l'édifice

République (rue de la) 116

Références cadastrales

1822 SU 518, 1980 AI 461, 462

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Boutique, logement, atelier, cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1814, 1869

Commentaires concernant la datation

Porte la date, daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Reydor Pierre-Gabriel (commanditaire), Reydor Jules (propriétaire)

Description historique

Le bâtiment est construit en 1814 pour le marchand horloger Pierre-Gabriel Reydor (1772-1834) : les initiales P.G.R. sont gravées avec la date au-dessus de l'entrée principale. A son décès, ses trois fils (Jean-François, Joseph-Aimé et François-Désiré) reprennent l'affaire puis, très rapidement, Jean continue seul, jusqu'à sa mort vers 1851. Sa veuve, Paule-Marie Chappuis, et ses deux fils, Jules et Victor, se trouvent alors à la tête de l'une des entreprises d'établissage les plus importantes de la ville : la société Jean Reydor et Fils aîné emploie 150 personnes, ouvriers et paysans, deux tiers pour l'horlogerie et un tiers pour la lunetterie. Entre 1869 et 1871, Jules et Victor se séparent, ce dernier se consacrant à la lunetterie et le premier à l'horlogerie. C'est en 1869 que Jules agrandit le bâtiment de deux travées au sud. Le décor du grand salon date peut-être de cette époque : en 1873, les sculpteurs parisiens Rasetti et Baillif (établis au 18 rue Charon à Paris) envoient à Reydor leur facture pour une glace de trumeau et son cadre. Une nouvelle extension (mineure et en rez-de-chaussée) a lieu au sud à la fin du 19e siècle ou au 20e (boutique actuelle). En 1934, l'immeuble abrite la fabrique d'horlogerie et le magasin d'horloger-bijoutier de G. Lamy-Quique ainsi que le bureau de tabac et la librairie Robert ; en 2000, il est occupé par un bureau de tabac et par l'office notarial Tannière.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, pierre de taille, enduit partiel

Matériaux de la couverture

Métal en couverture

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage en surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert, appentis

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente, escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Les murs sont en moellons calcaires enduits à l'exception du rez-de-chaussée sur rue du bâtiment principal, en pierres de taille apparentes. Les bâtiments comptent deux étages carrés, avec sous-sol, rez-de-chaussée surélevé et étage en surcroît pour celui sur rue, un comble pour celui qui lui est parallèle (ouest). La distribution du corps en retour (nord) s'effectue à l'aide de coursières métalliques accessibles depuis le corps principal, desservi par un escalier en bois, dans oeuvre et tournant et, sur la cour, par un escalier en pierre à montées convergentes. Les élévations sont à travées avec des baies rectangulaires, à l'exception de la porte principale (couverte d'un arc segmentaire) et d'une serlienne dans le pignon du mur sud. L'ancien atelier (ouest) est éclairé par des fenêtres jumelées au premier étage et des fenêtres carrées à encadrement en bois au second. Les toitures métalliques sont à longs pans sur le bâtiment principal et en appentis sur les corps secondaires (nord et ouest). Le petit corps sud, à un étage carré, est couvert d'une terrasse en béton, de même que le magasin. Le grand salon du bâtiment principal présente une décoration intéressante : parquet en marqueterie, plafond mouluré (ayant perdu sa peinture mythologique) , cheminée avec sa glace de trumeau.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture

Indexation iconographique normalisée

Figure mythologique, putto

Description de l'iconographie

Occupant autrefois le médaillon central ovale du plafond du grand salon, la peinture figurait une femme (à gauche) tendant les bras à un adolescent ailé (à droite) , porteur d'une coupe de fleurs. Tous deux étaient représentés dans les nuées, partiellement nus comme les trois putti ailés à leurs pieds.

Commentaires d'usage régional

Baies multiples,maison avec atelier

Protection et label

Observations concernant la protection de l'édifice

Les baies multiples sont des baies d'un module courant dont la multiplication marque la présence d'un atelier.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Poupard Laurent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine
4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00

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© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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