Hôtel de ville, groupe scolaire, école professionnelle, tribunal, musée

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel de ville, groupe scolaire, école professionnelle, tribunal, musée

Titre courant

Hôtel de ville, groupe scolaire, école professionnelle, tribunal, musée

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Morez ; place Jean Jaurès ; 110, 112 rue de la République ; 1-5 quai des Ecoles ; rue Lamartine

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Morez

Adresse de l'édifice

Jean Jaurès (place) ; République (rue de la) 110, 112 ; Ecoles (quai des) 1-5 ; Lamartine (rue)

Références cadastrales

1802 SU 513, 1980 AE 115

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Bienne (dérivation de la)

Partie constituante non étudiée

Cour, préau, logement, garderie d'enfants, cantine, centre d'archives, chaufferie

Nom de l'édifice

Place Jean Jaurès

Références de l'édifice de conservation

IA39000731

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 19e siècle (détruit), 4e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e quart 19e siècle (détruit), 1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1889, 1890

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques, porte la date

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source, attribution par travaux historiques

Description historique

Après les projets de halle aux blés et maison commune présentés par les architectes Joseph-Gabriel Blondeau, de Champagnole, en 1808 et Claude-André Attiret, de Lons-le-Saunier, en 1813, le Bisontin Denis-Philibert Lapret rédige le sien en 1817 : trois corps de bâtiment encadrant une cour intérieure forment un U ouvert à l'ouest ; à l'est, la façade donne sur la grande route (actuelle rue de la République). Modifié l'année suivante (suppression provisoire de l'étage) , ce projet est accepté et les travaux sont adjugés le 26 octobre 1818 (ils s'achèveront en 1821). Lors d'une reconnaissance le 19 avril 1820, Lapret constate que les murs du rez-de-chaussée sont lézardés si bien qu'il sera impossible de construire l'étage envisagé. Une extension est donc envisagée pour accueillir mairie, justice de paix et halle aux vins. L'architecte d'arrondissement Claude-Marie Dalloz la situe au nord en 1835 : bâtiment des " petits caveaux " adossé au mur nord de la halle existante et corps de sept travées réservé à l'administration dans le prolongement de celui au long de la grande route. La construction est confiée en 1836 aux entrepreneurs Ponard et Prost. Le corps principal est agrandi par la construction en 1846 d'une remise pour les pompes à incendie (architecte René-Léon-Victor Pourchot, de Lons-le-Saunier) , elle-même surélevée en 1849 (architecte Vital Ponard, de Morez). Le site accueille aussi un bureau des douanes en 1849, une école communale d'" horlogerie en petit " (fabrication des montres) de 1855 à 1861-1862, un bureau télégraphique de 1860 à 1897, deux écoles de filles à partir de 1862, etc. Dans sa séance du 26 juillet 1876, le Conseil municipal élabore un programme pour la reconstruction de ses écoles : il en prévoit une à chaque extrémité de la ville, celles du centre devant être réunies à la mairie dans une nouvelle construction. Un premier projet rédigé le 22 juin 1877 par l'architecte Achille Paillot (de Lons-le-Saunier) demeurant sans suite, la municipalité organise en 1879 un concours public d'architectes, où sont présentés 11 projets. Elle retient en avril 1880 celui de Tony Ferret (architecte départemental de l'Ain en 1884) , établi à Bourg-en-Bresse, et d'Adrien Pinchard, de Mâcon. Une nouvelle version en est donnée le 1er août 1882, pour tenir compte du " Règlement pour la construction et l'ameublement des maisons d'école " du 17 juin 1880. Le programme complet prévoit : mairie, justice de paix, poste de police, conciergerie, logements, école maternelle, écoles primaires de garçons et de filles, dortoirs, musée, gymnase, remise des pompes à incendie, à quoi s'ajoutera une école pratique d'industrie (créée en 1895). Débordant l'emprise des bâtiments existants, qui seront détruits, la nouvelle construction impose de refaire le canal d'amenée de l'usine aval, qu'elle enjambe. L'adjudication des travaux a lieu le 31 octobre 1887, leur réception provisoire 26 août 1891, l'inauguration officielle le 10 août 1890 en présence du ministre des Travaux publics Yves Guyot. Les sculptures (motif aux armes de la ville, 6 chapiteaux et 6 pendentifs) sont réalisées début novembre 1893 par G. Delorme, de Mâcon. Des aménagements sont ensuite apportés à l'école pratique, en expansion depuis l'ouverture d'une section lunetterie en 1904 puis d'une section commerciale en 1907. Après incendie détruisant le 11 mars 1923 une partie du comble de l'aile orientale, un deuxième étage est ajouté à cette aile par l'architecte Thévenaz, de la maison Simon et Couchepin. Devenue Ecole nationale professionnelle en 1925, l'école pratique quitte le site en 1932 lorsqu'un nouveau bâtiment lui est dédié, de même que le musée en 2003. La mairie est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 25 juillet 2005.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Métal en couverture

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit à longs pans brisés, croupe brisée

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, ascenseur

Commentaire descriptif de l'édifice

De plan presque rectangulaire, d'environ 55 m sur 90, le bâtiment s'organise autour d'une cour centrale. Chaque angle forme une faible saillie individualisant un avant-corps coiffé d'un toit à longs pans brisés et croupe brisée. L'entrée principale, sur la place Jean Jaurès au sud, s'inscrit dans un corps central en pierre de taille, à cinq travées, protégé par un toit similaire. L'axe vertical en est marqué par le porte centrale, à l'étage une porte-fenêtre donnant sur le balcon, sur l'entablement les inscriptions Hôtel de Ville et 1889-90, au-dessus un édicule avec horloge d'édifice surmonté d'un fronton cintré portant les armes de la ville, et finalement un campanile. Ce corps accueille l'escalier d'honneur, tournant à deux volées droites, qui conduit à l'ancienne salle des fêtes. Le bâtiment compte sous-sol et étage carré ; le corps méridional et les pavillons d'angle ont un étage en surcroît, celui à l'est (au long de la rue de la République) un deuxième étage carré. Les baies du rez-de-chaussée sont en arc plein-cintre sur la façade principale et les pavillons d'angle, en arc segmentaire ailleurs ; celles de l'étage sont en arc plein-cintre pour le pavillon d'entrée, sinon rectangulaires (comme celles du deuxième étage ou de l'étage en surcroît) ; toutes sont en arc segmentaire sur la cour. Les toitures (à longs pans pour les corps se développant en longueur) sont métalliques, sous forme de tuiles en écaille sur les brisis.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Armoiries ; arbre ; cartouche ; couronne ; fronton

Description de l'iconographie

Le fronton de l'édicule du pavillon d'entrée est orné, dans un cartouche sommé d'une couronne, par les armoiries de la ville adoptées à la fin des années 1860 : un sapin surmontant une roue hydraulique représentée au-dessus de l'onde, soit en langage héraldique (d'or) , au sapin arraché (de sinople) , accompagné en pointe d'une roue (de sable) issant d'une onde (d'azur). Ces armoiries sont reprises pour le fronton marquant le centre de l'aile occidentale (au-dessus de l'inscription Ecole des Filles) , les motifs des garde-corps du grand escalier d'honneur et le fronton de la cheminée du salon d'honneur.

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

2005/07/25 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

L'ensemble des façades et toitures, les vestibules, le grand escalier et la salle du conseil municipal de l'hôtel de ville (cad. AE 115) : inscription par arrêté du 25 juillet 2005.

Référence aux objets conservés

IM39002335, IM39002336, IM39002334, IM39002330, IM39002331, IM39002337, IM39002242, IM39002332, IM39002329, IM39002333, IM39002327, IM39002328, IM39002339, IM39002338, IM39002340

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Edifice ambitieux, manifeste de la IIIe République, la mairie de Morez s'impose en ville par sa monumentalité et son programme, où les écoles s'affirment à la fois par l'architecture et par l'association de plusieurs sections et de la première école professionnelle du département.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Poupard Laurent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine
4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00

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