mine de wolfram de Monbelleux

Désignation

Dénomination

mine

Précision sur la dénomination

mine de wolfram

Titre courant

mine de wolfram de Monbelleux

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Luitré

Aire d'étude

Ille-et-Vilaine

Canton

Fougères nord

Lieu-dit

le Haut-Monbelleux

Référence cadastrale

1975 BC 17 à 21

Milieu d'implantation

isolé

Parties non étud

logement d'ouvriers, chevalement, puits d'extraction, galerie maçonnée, bureau d'entreprise, forge, atelier de réparation, magasin industriel, aire de lavage, usine de préparation de produit minéral

Historique

Datation des campagnes principales de construction

1er quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Datation en années

1903, 1954, 1980

Justification de la datation

daté par source, daté par travaux historiques

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

La concession de wolfram, d'étain et de métaux connexes est instituée par décret du 1er mai 1905. Elle couvre alors 482 ha et appartient à MM. Surcouf, Kerforne et Collet-Pintiaux. L'exploitation de la mine est octroyée à la Société Minière de Montbelleux, dirigée par M. Bayle, qui réalise des travaux de recherche de 1903 à 1906. La première période d'exploitation, qui débute le 15 mai 1907, voit la mise en route d'une usine de préparation de produit minéral dite lavoir à minerai avec l'installation d'une table Schlamms qui a permis le traitement de 591 t de minerai brut. La baisse des cours du wolfram entraîne l'interruption des travaux en 1908. En 1910, constitution de la société en nom collectif Gruzard-Clolus et Courtois. En 1916, les travaux sont desservis par trois puits. En 1918, l'extraction moyenne est de 41 t par jour de minerai brut fournissant 221 kg de wolfram. Un incendie survenu au lavoir, stoppe toute l'exploitation. En juillet 1936, la Société Minière de Montbelleux est mise en déchéance. Le 12 juin 1937, la concession est remise en exploitation et vendue à Edgar Brandt. En 1942, des travaux préparatoires sont entrepris avec la mise en place d'une ligne de chemin de fer qui relie la concession à la gare de La Selle-en-Luitré et l'établissement d'un raccordement de la mine à la ligne électrique haute tension. Cette quatrième période d'exploitation prend fin en 1944 par un sabotage et le départ des Allemands, suivi d'une période de pillage. En 1948-50, le service local des Mines fait pression sur le concessionnaire pour que l'exploitation reprenne. Après la remise en état de quelques bâtiments en 1951 et le dénoyage en 1952, la reprise est effective en 1954 avec, notamment, l'édification d'un lavoir de préconcentration. En 1957, la Société des Mines de Montbelleux s'oriente vers une activité réduite en raison d'une production insuffisante et de la baisse du cours du wolfram jusqu'en 1972, date de sa revalorisation. En 1980, installation d'une usine de préparation de produit minéral, dite laverie gravimétrique. Malgré diverses installations complémentaires et en raison de l'inadaptation de la méthode d'exploitation qui entraîne des effondrements, la mine cesse toute activité le 9 août 1983. Le site est désaffecté. De 1903 à 1906, les travaux de recherche occupent deux maîtres-mineurs et quatre-vingts ouvriers. En 1907, mention d'une chaudière à vapeur. En 1908, la mine emploie deux cent quatre ouvriers dont cent dix huit hommes au fond ; en 1942, trois cents dont trente Allemands.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

brique, ciment, béton armé, essentage de planches, essentage de tôle, béton, parpaing de béton

Matériau de la couverture

ardoise, métal en couverture, tôle ondulée, matériau synthétique en couverture

Vaisseau et étage

en rez-de-chaussée, 1 vaisseau

Type de la couverture

toit à longs pans

Source de l'énergie

énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, produite sur place

Commentaire description

Site relativement vaste qui comprend, d'une part d'anciens logements d'ouvriers, bâtiment de plan rectangulaire, en rez-de-chaussée, construit en brique et couvert d'un toit à longs pans en ardoise, et d'autre part le site d'exploitation proprement dit, en partie détruit. Il subsiste l'usine de préparation de produit minéral, dite laverie gravimétrique, construite en parpaings de béton recouverts d'un essentage de tôle et surmontée d'un toit à longs pans en tôle ondulée, mais aussi l'ancienne forge et les magasins et ateliers de réparation construits en brique et partiellement en béton armé, enfouis dans la végétation qui envahit le site. Quelques puits et galeries sont encore bien dégagés. Le chevalement métallique, installé en septembre 1977, se dresse encore au-dessus de la verdure.

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

Patrimoine industriel