Usine de construction navale Mougin Baslé, puis sécherie de morues La Morue Bretonne, et usine de construction navale dite la Siccna, puis Ateliers et Chantiers de la Manche, puis Saint-Malo Naval, actuellement Gec-Alstom Leroux-Naval, quai Garnier-Dufougeray (Saint-Malo)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de construction navale ; usine de produits agro-alimentaires

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Sécherie de morues

Appelation d'usage

Usine de construction navale Mougin Baslé, puis sécherie de morues La Morue Bretonne, et usine de construction navale dite la Siccna, puis Ateliers et Chantiers de la Manche, puis Saint-Malo Naval, actuellement Gec-Alstom Leroux-Naval

Titre courant

Usine de construction navale Mougin Baslé, puis sécherie de morues La Morue Bretonne, et usine de construction navale dite la Siccna, puis Ateliers et Chantiers de la Manche, puis Saint-Malo Naval, actuellement Gec-Alstom Leroux-Naval, quai Garnier-Dufougeray (Saint-Malo)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Saint-Malo ; quai Garnier-Dufougeray

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ille-et-Vilaine

Adresse de l'édifice

Garnier-Dufougeray (quai)

Références cadastrales

1982AV 143 à 145, 241, 242 ; 1982DP CN 11, 13, 14, 33, 35, 47 à 52

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication ; entrepôt industriel ; magasin industriel ; bureau ; cale ; cale de construction ; voie ferrée

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle ; 2e quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1939 ; 1944 ; 1950 ; 1952 ; 1993

Commentaires concernant la datation

Daté par source ; daté par tradition orale ; daté par travaux historiques ; daté par tradition orale ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par source

Description historique

Une usine de construction navale Mougin Baslé est attestée au début du XXe siècle, avant de s'installer rue Legobien. Alors qu'elle fonctionne comme magasin de salaison depuis novembre 1933, une sécherie de morue, exploitée par la société d'Armement Malouin, occupe le site en 1935. Administré par M. Chevalier, l'établissement est spécialisé dans la sécherie et la salaison de morues livrées par les bateaux terre-neuviers appartenant à la société. Les premiers essais de sécherie mécanique remontent à décembre 1934. L'entreprise comprend alors des magasins de réserve et de mises en boîte, des bureaux, un magasin d'arrivage et de triage du poisson, un tunnel pour le séchage, la salle des machines, le moteur électrique et le ventilateur pour le séchage. En 1937, la Morue Bretonne succède à la société d'Armement Malouin, et, en 1939, fait reconstruire les bâtiments en brique. En 1944, la sécherie est sinistrée à 95 % d'où la reconstruction d'une installation ultra-moderne avec l'édification d'un dépôt rue Rio de Janeiro. En 1950, le séchage se fait par une soufflerie d'air chaud. A cette date, construction d'un frigorifique d'une contenance de 1600 t de morues salées. La Morue Bretonne quitte le site pour laisser la place à une usine de construction navale fondée en 1924 : la Société Industrielle et Commerciale de Constructions Navales, qui trouve son origine dans les chantiers Mougin. Après avoir surmonté des épreuves financières en 1962, elle effectue un remarquable redressement, illustré par un nombre impressionnant de rubans bleus récompensant les records de mise à terre. Pourtant, en 1975, l'entreprise dépose son bilan. Le site accueille alors successivement plusieurs importantes usines de construction navale : en 1977, les Ateliers et Chantiers de la Manche, repris en 1988 par la société nantaise Leroux et Lotz associé à Saint-Malo Naval qui se diversifie et s'agrandit en 1993 avec l'installation d'un pont roulant de 50 t. En 1997, le groupe franco-britannique Gec-Alstom absorbe Saint-Malo Naval, branche navale du groupe Leroux et Lotz, pour devenir Gec-Alstom Leroux-Naval, toujours en activité.En 1951, la Morue Bretonne emploie cinquante salariés. Dans les années 1970, la Société Industrielle et Commerciale de Constructions Navales occupe quatre cent trente personnes. En 1987, les Ateliers et Chantiers de la Manche emploient deux cent vingt salariés.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton ; essentage de tôle ; béton armé ; parpaing de béton

Matériaux de la couverture

Matériau synthétique en couverture ; métal en couverture ; tôle ondulée

Description de l'élévation intérieure

4 étages carrés ; 1 vaisseau

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie électrique ; ; achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

Site relativement vaste desservi par voie maritime et par embranchement ferroviaire autour duquel se développent les différents ateliers. Le bâtiment des bureaux administratifs, ancien atelier de la Morue Bretonne, constitue une des rares constructions en dur du site. Edifié en béton armé enduit, de plan rectangulaire étroit et long, il compte un étage carré couvert d'un toit à longs pans en matériau synthétique, avec, à son extrémité est, un niveau supplémentaire formant une sorte de tour carrée en surplomb. Sa façade postérieure est flanquée d'un ancien atelier mécanique, de bureaux, d'un magasin industriel, d'une salle de chaufferie et de garages couverts de tôle ondulée. Le pignon ouest est flanqué du monumental atelier de fabrication, appelé cathédrale, à cinq niveaux partiels et un vaisseau. Construit en parpaings de béton avec ossature métallique, il est entièrement recouvert d'essentage de tôle bleue ; il comprend en outre un grand pont roulant relié à la cale sèche et à la cale de lancement des bateaux. Sur l'autre partie du site, séparée par la voie ferrée, sont implantés différents ateliers à structure plus légère de parpaings de béton ou d'essentage de tôle : atelier d'oxydécoupage, atelier d'entretien ou encore magasins industriels.

Protection et label

Observations concernant la protection de l'édifice

Usine de construction navale Mougin Baslé, puis sècherie de morues La Morue Bretonne, et usine de construction navale dite Société Industrielle et Commerciale de Constructions Navales, puis Ateliers et Chantiers de la Manche, puis Saint-Malo Naval, actuellement Gec-Alstom Leroux-Naval.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (patrimoine industriel d'Ille-et-Vilaine)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35