usine à gaz Lebon et Cie

Désignation

Dénomination

usine à gaz

Titre courant

usine à gaz Lebon et Cie

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Saint-Malo

Aire d'étude

Ille-et-Vilaine

Canton

Saint-Malo

Adresse

Hippolyte de la Morvonnais (rue) 1

Référence cadastrale

1982 AL 414

Milieu d'implantation

en ville

Parties non étud

atelier de fabrication, salle des machines, laboratoire, entrepôt industriel, magasin industriel, bureau d'entreprise, cour, enclos

Historique

Datation des campagnes principales de construction

3e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Datation en années

1857, 1923

Justification de la datation

daté par source, daté par tradition orale

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Le 29 juillet 1856, un traité est passé entre la ville de Saint-Servan et la société Eugène Lebon et Cie, représentée par M. Lebon, ingénieur des Arts et Manufactures, pour l'éclairage au gaz de la ville. En 1857, MM. Lebon père et fils et Cie sont autorisés à construire une usine d'éclairage par le gaz hydrogène sur un terrain communal que leur a cédé la ville de Saint-Malo, sur la chaussée du Sillon. Le gaz est alors fabriqué par l'hydrocarbure de houille et la fusion continue. L'épuration du gaz se fait par l'oxyde de calcium et les sels métalliques pour condenser les sulfhydrates de potasse. L'usine à gaz se compose alors de fours à cinq cornues et de deux gazomètres. Un large conduit souterrain amène les produits gazeux ou fumées de combustion de tous les foyers dans une cheminée haute de 30 m. A partir de septembre 1878, date à laquelle l'éclairage des villes de Saint-Malo et de Saint-Servan est achevé, l'usine à gaz est en pleine activité et fonctionne dans les meilleures conditions. En avril 1913, la société Lebon et Cie, concessionnaire de l'éclairage de la ville de Saint-Servan, mais aussi de Saint-Malo, est autorisée à établir, avenue Aristide Briand, une seconde usine pour la fabrication du gaz d'éclairage. En 1923, installation d'un réservoir à mazout. En 1927, trois réservoirs à mazout de 45 m3 chacun sont installés dans la cuve d'un gazomètre de 800 m3. Depuis la loi du 8 avril 1946 qui marque la nationalisation de l'électricité et du gaz, Electricité et Gaz de France ont pris en charge et assurent le fonctionnement du service public de production et de distribution du gaz. Aujourd'hui, l'usine à gaz du Sillon, partiellement détruite, abrite des bureaux d'EDF-GDF et le site de la seconde usine à gaz, avenue Aristide Briand, a été entièrement reconstruit. En 1878, l'usine à gaz emploie huit ouvriers.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

schiste, moellon, enduit

Matériau de la couverture

ardoise

Vaisseau et étage

1 étage carré

Type de la couverture

toit à longs pans, terrasse, croupe

Source de l'énergie

énergie électrique, produite sur place

Commentaire description

Site implanté sur le front de mer, composé de différents corps de bâtiment, plus ou moins remaniés, groupés autour d'une cour fermée rectangulaire. Les salles des machines et des convertisseurs consistent en trois corps de bâtiment accolés situés à l'extrémité est de la cour. La salle des machines se compose de deux corps différents : d'une part un bâtiment, de plan carré, enduit, aveugle sur toutes ses faces hormis une porte d'entrée côté cour et couvert d'un toit en terrasse, d'autre part un bâtiment accolé, en rez-de-chaussée surmonté d'un toit à longs pans en ardoise. Construit en schiste, ce dernier présente des façades percées de baies encadrées de brique à arc surbaissé. Le bâtiment des convertisseurs, accolé, offre la même composition avec un étage de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé. En retour d'équerre, côté sud, subsistent deux anciens postes de transformation enduits, entre lesquels subsiste un petit entrepôt industriel. La salle des machines est flanquée, au nord, en retour d'équerre, de quelques corps de bâtiment, situés dans le même prolongement, et abritant divers anciens ateliers dont une forge, un laboratoire, un magasin industriel et des bureaux. Remanié, cet ensemble, aujourd'hui utilisé par les bureaux d'EDF-GDF, consiste en un grand corps de bâtiment en schiste, de plan rectangulaire, à un étage carré couvert d'un toit à croupe en ardoise. La façade postérieure, enduite, est rythmée par une succession de travées de baies rectangulaires au premier niveau et à arc surbaissé au second niveau.

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété d'un établissement public de l'Etat

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

Patrimoine industriel