Usine de chaussures (usine de talons) Humbert, Machet et Bouqueau, puis Humbert, Le Bris et Nicoul, puis Le Bris et Nicoul, actuellement Nicoul

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de chaussures

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Usine de talons

Titre courant

Usine de chaussures (usine de talons) Humbert, Machet et Bouqueau, puis Humbert, Le Bris et Nicoul, puis Le Bris et Nicoul, actuellement Nicoul

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Fougères

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ille-et-Vilaine

Canton

Fougères

Adresse de l'édifice

Gustave Flaubert (rue) 8, 10 ; Père Maunoir (rue du) 4, 6

Références cadastrales

1986 AK 347

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, entrepôt industriel, magasin industriel, bureau d'entreprise, cheminée d'usine, enclos, cour, logement patronal

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1924, 1935

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

Pinel H. (architecte)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Usine de chaussures fondée en 1884. Dès 1906, l'usine, dirigée par Humbert, Machet et Bouqueau, est spécialisée dans la fabrication de talons fraisés et estampés et de contreforts pour chaussures. En 1913, l'usine de talons Humbert, Le Bris et Nicoul est une des plus importantes de la ville et alimente une grande partie des fabriques de chaussures de Fougères. Le dépôt de marchandises est alors situé 4 rue Charles Malard. L'usine connaît plusieurs campagnes d'agrandissement, en 1918 et 1920 par l'architecte H. Pinel, puis en 1924 avec la construction d'une scierie mécanique. Le 15 janvier 1935, Le Bris et Nicoul installent un nouvel atelier mécanique pour le travail du bois, un dépôt d'alcool à brûler et d'acétone, un dépôt de celluloïd et un atelier de façonnage du celluloïd. En 1956, les établissements Nicoul produisent tous les articles de cuir ou de liège pour chaussures hommes et femmes sport, et tous les talons de bois Louis XV, ainsi que les semelles de caoutchouc, notamment microporeux, établis à la forme du client, et les intercalaires préfabriqués. L'usine de talons Nicoul est toujours en activité. L'usine Humbert, Machet, Bouqueau et Cie emploie cent cinquante ouvriers en 1911. Du 22 au 27 janvier 1913, grève des quatre-vingt-dix-sept ouvriers spécialisés dans la fabrication des talons cuirs : trente-six hommes, cinquante-deux femmes et neuf enfants, qui protestent contre le renvoi d'un mécanicien. En 1936, l'usine Le Bris et Nicoul emploie cent douze ouvriers et quatre-vingt-seize en 1940. En 1937, conflit social entre ouvriers et patrons, qui résulte de la différence du temps de travail entre les talonniers sur cuir qui font la semaine des 40 h, alors que la semaine des 48 h est imposée à leurs camarades qui travaillent le bois. En 1949, l'usine Nicoul père et fils emploie pour la fabrication de talons cuir : trois personnes au service mécanique, onze à la coupe, trois à la coupe machine, deux à l'agrafe, huit au collage, quatre au clouage, trois à l'estampe, trois au "bonboutage", quatre à la mise en hauteur, trois au "verrage" et six manoeuvres. La fabrication de talons en bois et de contreforts occupe vingt-deux personnes. En 1973, l'usine de chaussures Nicoul emploie soixante-dix salariés et soixante-cinq en 1983.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon, béton, parpaing de béton, essentage de tôle, brique

Matériaux de la couverture

Ardoise, ciment amiante en couverture, métal en couverture, tôle ondulée

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré

Typologie de couverture

Toit à longs pans, shed, verrière

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie électrique, achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

Etablissement composé de plusieurs corps de bâtiment qui forment un plan sensiblement rectangulaire fermé par un enclos et qui s'organisent autour d'une cour fermée. Les différents ateliers de fabrication et bureaux consistent en une succession de six corps de bâtiment adossés, implantés perpendiculairement à la rue, avec pignon en façade et couverts de toits à longs pans en ardoise et ciment amiante. Percés de quelques verrières, ils s'enchaînent les uns aux autres. En rez-de-chaussée et construits en schiste, ces ateliers sont régulièrement percés de baies rectangulaires encadrées de brique ; certaines sont à arc surbaissé. L'ancien logis patronal, à un étage carré, est édifié dans les mêmes matériaux, également couvert d'un toit à longs pans. Quelques adjonctions postérieures, ateliers, entrepôts ou magasins industriels, sont construites en brique, en parpaing de béton et couvertes de sheds, de toits à longs pans en ardoise, en ciment amiante ou en tôle ondulée. La cheminée d'usine, en brique, jumelée à une cheminée en métal, s'élève au-dessus des ateliers de fabrication.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

Patrimoine industriel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35