usine de fibres artificielles et synthétiques dite la Soie Artificielle Française de Rennes, puis usine de moutarde

Désignation

Dénomination

usine de fibres artificielles et synthétiques, usine de moutarde

Appellation et titre

zone artisanale

Destinations successives et actuelle

ensemble artisanal commercial ou tertiaire

Titre courant

usine de fibres artificielles et synthétiques dite la Soie Artificielle Française de Rennes, puis usine de moutarde

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Rennes

Aire d'étude

Ille-et-Vilaine

Canton

Rennes sud-est

Adresse

Chardonnet (avenue de) 17

Référence cadastrale

1980 CK 1 à 5, 1980 CL 1, 2, 5, 7 à 9, 23, 25, 27, 33 à 37, 40, 41, 53, 57, 59 à 61

Milieu d'implantation

en ville

Cours d'eau

Ille (l')

Parties non étud

atelier de fabrication, voie ferrée, château d'eau, bureau d'entreprise, entrepôt industriel, conciergerie, magasin industriel, séchoir, laboratoire

Historique

Datation des campagnes principales de construction

1er quart 20e siècle

Datation des campagnes secondaires de construction

2e quart 20e siècle

Justification de la datation

daté par source

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Le 20 février 1919, un procès verbal d'enquête autorise la société La Soie Artificielle Française à établir une usine de fabrication de soie artificielle à partir du collodion, sous réserve que les eaux résiduaires soient épurées par un traitement approprié avant d'être rendues à la rivière. Un arrêté préfectoral du 12 juin 1923 autorise la Soie Artificielle Française de Rennes, société anonyme, à pratiquer une prise d'eau dans la Vilaine. Le 19 février 1929, malgré une mise en chômage de l'usine, M. Rosenthal, directeur général de la Soie Artificielle de Rennes, demande l'autorisation de continuer son activité en précisant qu'il a effectué quelques agrandissements. A la fin de l'année 1930, la société est mise en faillite, les immeubles et l'usine sont vendus. Par la suite, diverses entreprises s'installent dans les différents bâtiments de la soierie formant ainsi une zone artisanale. En avril 1932, location par la société de chaussures Toutain et Fils, située 23 rue Beaumanoir à Fougères (35) , d'un atelier afin de continuer la fabrication de talons et de bouts durs en raison du conflit qui sévit à Fougères (35). Les bâtiments de l'ancienne chaufferie sont occupés, depuis 1966, par le siège social de la société anonyme Grands Moulins Prod'homme, créée en 1958, et spécialisée dans la fabrication d'aliments pour bétail. L'ancien appartement de gardiennage, ainsi qu'un local de 400 m2, sont loués à l'entreprise de menuiserie et plâtrerie Guérin, créée en 1980. Une usine de moutarde s'installe également sur le site. Divers autres bâtiments sont occupés par la SARL BIP (Bretagne Information Publicité) et la SARL EDIBIP, imprimeries créées respectivement en 1972 puis 1983 par M. Ollivier, également propriétaire de Rennes FM, anciens locaux des meubles Jean Richou. Le site comprend également : la société anonyme Langlois-Sobreti implantée depuis 1970, négoce et installation d'équipements thermiques, acoustiques et frigorifiques ; les établissements Chevet, société anonyme installée depuis 1974, négoce de produits de carrosserie automobile et d'ameublement, mais aussi fabricant de bâches et d'articles en cuir ; les sociétés anonymes Matériaux de l'Ouest ; Gomaloc ; ou encore la menuiserie Blanvillain.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

schiste, grès, moellon, ciment, béton armé, brique creuse, béton, parpaing de béton

Matériau de la couverture

ardoise, ciment amiante en couverture, matériau synthétique en couverture

Vaisseau et étage

1 étage carré, étage de comble

Type de la couverture

toit à longs pans, croupe, shed, terrasse

Source de l'énergie

énergie électrique, achetée

Commentaire description

Site desservi par embranchement ferroviaire de part et d'autre duquel s'organisent les différents ateliers de la soierie. Les bâtiments des anciens séchoirs, qui comprend également le magasin du coton, le réservoir aux acides et l'atelier de lavage du pyroxyle, sont construits en schiste et sont couverts d'ardoise et de ciment amiante. Le château d'eau, très remanié et en partie détruit, est en schiste, en brique creuse et en ciment dans sa partie haute. Il est accolé au bâtiment renfermant le collodion, de plan rectangulaire, en schiste, flanqué de contreforts. Le laboratoire, à un étage carré et un étage de comble, est construit en schiste et couvert d'un toit à croupe en ardoise. Au centre du site, subsiste en partie un atelier enduit et couvert de deux sheds en ardoise. Le logement du concierge, à un rez-de-chaussée et un étage de comble, est construit en schiste et couvert d'un toit à longs pans en matériau synthétique. Dans son prolongement, sont implantés les différents bureaux, bâtis dans les mêmes matériaux, puis les magasins d'emballage et d'expédition en rez-de-chaussée, couverts d'un toit à longs pans. Les chaudières, le garage pour automobiles, ainsi que l'entrepôt industriel, sont situés dans un vaste bâtiment en grès, à un étage carré. La façade postérieure est enduite. Ce bâtiment se compose de trois corps accolés à pignon en façade et surmontés chacun d'un toit à longs pans en matériau synthétique.

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

Patrimoine industriel