moulin à blé de Trublet, puis tannerie dite manufacture de cuirs lissés Y. et M. Zwingelstein et Cie, puis société des Tanneries de France

Désignation

Dénomination

moulin à blé, tannerie

Titre courant

moulin à blé de Trublet, puis tannerie dite manufacture de cuirs lissés Y. et M. Zwingelstein et Cie, puis société des Tanneries de France

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Rennes

Aire d'étude

Ille-et-Vilaine

Canton

Rennes nord

Lieu-dit

Trublet

Référence cadastrale

1980 AR 355 à 357

Milieu d'implantation

en écart

Cours d'eau

Ille (l')

Parties non étud

atelier de fabrication, bâtiment d'eau, bief de dérivation, cheminée d'usine, entrepôt industriel, magasin industriel, bureau d'entreprise, chaufferie, atelier de réparation

Historique

Datation des campagnes principales de construction

19e siècle

Datation des campagnes secondaires de construction

4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Datation en années

1895, 1919

Justification de la datation

daté par source, daté par travaux historiques

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Moulin de Trublet attesté en 1859 et appartenant à la Veuve Leroux. En 1895, Mme Le Bastard, propriétaire, reconstruit le vannage de décharge et le pignon ouest. Installée en 1896 au moulin de Trublet, la manufacture Zwingelstein, l'une des plus importantes tanneries en Bretagne, est la première à y introduire le tannage rapide. Grâce à l'énergie de son fondateur, L.-J. Zwingelstein, et de ses deux fils, cette maison acquiert rapidement une notoriété nationale et internationale pour la qualité de ses produits. Le 10 septembre 1902, constitution d'une société en nom collectif entre L.-J. Zwingelstein père, C. et G. Zwingelstein fils, ayant pour objet la mégisserie, la corroierie et la tannerie. La société est contractée pour quinze années sous la raison sociale Laurent Zwingelstein et Fils. En 1909, la tannerie est organisée de façon à traiter environ trente mille peaux par an suivant les procédés de la " Vélocitan " française. Les ateliers du rez-de-chaussée sont destinés au reverdissage, au débourrage, à l'écharnage, à la mise en couleur ainsi qu'au travail de la rivière. Les cuves, destinées au travail des peaux, sont en maçonnerie de ciment enduites. Le dépôt des cuirs verts, établi en bordure du chemin de halage, se fait dans des bassins enduits et étanches. Les séchoirs et les magasins sont situés au premier étage avec ventilateurs mécaniques. En raison de la qualité de sa production, l'établissement est récompensé par une médaille d'or à l'Exposition Internationale de Turin en 1911, un diplôme d'honneur à Gand en 1913 et deux grands prix à Lyon en 1914 puis à Casablanca en 1916, et enfin mis hors concours à l'Exposition Internationale de San Fransisco en 1915-1916. Incendiée et détruite en partie en 1919, l'usine est reconstruite sur des plans nouveaux et modernisée. Cette maison s'est spécialisée dans le cuir sec étranger et exotique : ses cuirs de Chine sont très estimés. Le 15 septembre 1938, l'usine est vendue à la Société des Tanneries de France dont le siège social est à Strasbourg (67). En 1948, la tannerie cesse son activité. En 1958, le nouveau propriétaire, M. Moisan, installe des chambres froides pour poids lourds, et les bâtiments sont loués à des entreprises. En 1859, mention d'une chaudière et d'une machine à vapeur locomobile de 10 ch. Vers 1925, la conjugaison des forces hydraulique et thermique permet de produire soixante dix mille cuirs par an en disposant d'environ 300 ch de force motrice.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

enduit, béton, parpaing de béton, béton armé, brique

Matériau de la couverture

ardoise

Vaisseau et étage

3 étages carrés

Type de la couverture

toit à longs pans

Source de l'énergie

énergie hydraulique, produite sur place, énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, achetée

Commentaire description

Site établi entre l'Ille et le canal d'Ille-et-Rance. En mauvais état de conservation, les différents corps de bâtiment (atelier de fabrication, entrepôts et magasins industriels, atelier de réparation, chaufferie ou encore les bureaux) sont édifiés en brique, en béton armé ou en parpaing de béton et sont partiellement enduits. Cheminée d'usine en brique.

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté, mauvais état

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

Patrimoine industriel