Mine d'antimoine du Semnon, la Mine (Martigné-Ferchaud)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Mine

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Mine d'antimoine

Appelation d'usage

Mine d'antimoine du Semnon

Titre courant

Mine d'antimoine du Semnon, la Mine (Martigné-Ferchaud)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Martigné-Ferchaud

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ille-et-Vilaine

Canton

Retiers

Lieu-dit

Mine (la)

Références cadastrales

1985YK 15 à 18, 21, 23 à 26, 106, 107, 109, 1985YB 41, 42, 44 à 55, 63

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Semnon (le)

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, puits d'extraction, logement de contremaître, entrepôt industriel

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1909

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par tradition orale, daté par travaux historiques

Description historique

Le 16 août 1892, la mine du Semnon fait l'objet d'une pétition. E. Picard, L. Maudet, A. Bossard et A. Tricault sollicitent une concession de mine d'antimoine avec métaux connexes tels que plomb, zinc, cuivre, argent, or et pyrites. Un sursis d'instruction d'un an est accordé par décision ministérielle jusqu'en 1894. L'ingénieur, en charge de l'enquête, signale que les travaux de recherche engagés permettent d'apporter un avis favorable pour la suite. La Concession du Semnon, instituée par décret du 21 mai 1895, porte sur une superficie de 538 ha. En 1896, l'exploitation appartient à la Société des Mines du Semnon. Les travaux effectués en 1909, ayant pour but la reconnaissance du filon, se prolongent en 1910 avec la création de la société anonyme des mines du Semnon. Le puits 1 est approfondi de 22 m, ce qui porte sa profondeur à 90 m. Un nouvel étage est ouvert au niveau de 77 m et il est tracé 202 m de galeries et percé 7 m de cheminées, se répartissant entre les trois niveaux de 17 m, 51 m et 77 m. Au jour, construction d'un bâtiment destiné à l'installation des machines à vapeur plus puissantes que celles déjà en service. Des travaux de terrassement préparatoires à la construction d'une usine de traitement de minerai sont entamés. En 1910, 410 t de minerai brut sont extraites. Dès 1912, la société rencontre des problèmes administratifs. Hormis les derniers mois de 1913, la mine est inexploitée avant la guerre. Toutefois, les travaux préparatoires sont largement développés à l'est du puits, sur une longueur de 85 m, et à l'ouest, sur près de 300 m. A l'est, les travaux se sont heurtés à une faille. Six niveaux ont été tracés. En 1913, deux chantiers d'abattage amorcé ont donné entre 1800 t et 2000 t de minerai, représentant 12 à 15 % de la masse abattue et contenant en moyenne 6 g d'or à la tonne et 6 % d'antimoine. Un rapport de 1915-1916 signale l'existence d'importantes réserves de minerai et conclut à la possibilité d'extraire 80 à 100 t par jour de minerai, ce qui correspond à la capacité du lavoir. En septembre 1918, la mine est inexploitée et la société concessionnaire est en liquidation en 1922. Actuellement, le site est désaffecté.En 1912, mention d'une chaudière à vapeur semi-tubulaire à deux bouilleurs qui provient du constructeur Brissonneau et Lotz, à Nantes (44).En 1894, la mine emploie quatre mineurs et deux manoeuvres, quinze hommes au fond et dix-neuf hommes occupés aux travaux du jour en 1910.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, ciment, moellon, béton armé

Matériaux de la couverture

Ardoise, métal en couverture, tôle ondulée

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, appentis, lanterneau

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, énergie électrique, , produite sur place, , achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

La mine couvre une surface relativement vaste mais n'a cependant conservé que de rares vestiges. Sur le site d'exploitation, situé en hauteur, subsistent les ruines composées de plusieurs arches de l'ancienne usine de traitement du minerai. Quelques puits d'extraction, toujours en place, rendent le site inaccessible. Edifiés à un niveau inférieur, le présumé ancien logement de contremaître et un entrepôt industriel sont encore en bon état de conservation. Le logement, à un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage de comble à surcroît, est construit en béton armé complété de quelques briques ; il est couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Cette construction en ciment présente un dessin de deux faux appareils : un en bossage pour les murs, et des briques pour les encadrements de baie. Il est flanqué de deux tours d'angle carrées hors-oeuvre surmontées de toits en pavillon. Les cloches du campanile assuraient l'appel des ouvriers. L'étage supérieur du logement est desservi par un escalier tournant extérieur. L'entrepôt industriel, situé à proximité, repose sur une ossature métallique apparente hourdée du même faux appareil de briques en ciment. Son toit à longs pans, doté d'un lanterneau, mêle ardoises et tôle ondulée. Il est flanqué d'un bâtiment en appentis.

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté, vestiges

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (patrimoine industriel d'Ille-et-Vilaine)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Mine d'antimoine du Semnon, la Mine (Martigné-Ferchaud)
Mine d'antimoine du Semnon, la Mine (Martigné-Ferchaud)
(c) Inventaire général, ADAGP
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