Moulin à blé et minoterie de Visseiche, puis laiterie industrielle, actuellement maison, le Vieux Moulin (Visseiche)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin à blé ; minoterie ; laiterie industrielle

Destination actuelle de l'édifice

Maison

Titre courant

Moulin à blé et minoterie de Visseiche, puis laiterie industrielle, actuellement maison, le Vieux Moulin (Visseiche)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Visseiche

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ille-et-Vilaine

Canton

Guerche-de-Bretagne (La)

Lieu-dit

Vieux Moulin (le)

Références cadastrales

1986D 702, 703, 705

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication ; bâtiment d'eau ; bassin de retenue ; bief de dérivation ; écurie ; logement patronal ; cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e moitié 19e siècle

Description historique

Le moulin de Visseiche, mentionné en 1843, est alors dirigé par Paul-Emile Daubrée qui souhaite le transformer en minoterie. Le 5 juin 1849, il dépose une demande de réparation de son moulin à blé et l'autorisation d'y établir trois paires de meules. Le moulin, appartenant à M. Bridel, est réglementé par arrêté préfectoral du 24 septembre 1852. Un procès verbal de récolement, du 30 mai 1888, précise que celui-ci a converti son moulin en minoterie. Ses ouvrages régulateurs s'organisent en un déversoir et un vannage de décharge entièrement reconstruit, composé de huit vannes. En 1903, M. Binard demande l'autorisation de convertir la minoterie en laiterie industrielle. De source orale, celle-ci aurait cessé de fonctionner en 1914 pour déménager au Theil (35). Aujourd'hui, l'ancienne minoterie est réhabilitée en maison. En 1858, installation d'une machine à vapeur fixe développant 5 ch et provenant des ateliers Pineau, constructeur à Laval (53). En 1859, mention d'une seconde chaudière à vapeur en tôle composée de vingt-huit tubes en fer étiré de forme tubulaire. Cette machine à vapeur, qui développe une puissance de 12 ch, permet de suppléer au moteur hydraulique. En 1863, nouvelle autorisation d'établir, dans un local indépendant du moulin, une machine à vapeur fixe horizontale à condensation. La chaudière est cylindrique, surmontée d'un réservoir de même forme accompagné de deux bouilleurs. La force de la machine est de 25 ch et la pression maximum de cinq atmosphères. Elle provient des ateliers de construction Sargès et Delfau, à Paris (75). La chaudière, les bouilleurs et les tubulures sont en tôle. Les combustibles utilisés sont la houille et le bois. En 1888, le moulin, actionné par une roue hydraulique mesurant 4,40 m de diamètre, comprend quatre paires de meules. En 1903, mention d'une chaudière à vapeur, toujours présente en 1920.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste ; granite ; moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Commentaire descriptif de l'édifice

Le moulin est situé sur un canal de dérivation de la Seiche et comprend plusieurs corps de bâtiment répartis autour d'une cour. Rabaissé d'un niveau par rapport à sa période d'exploitation, le moulin ne compte plus que deux étages carrés. Il se compose d'un corps de bâtiment de plan rectangulaire, construit en moellons de granite et couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Chaque façade est rythmée par cinq travées de baies en plein cintre encadrées de briques. Alors que trois des cinq baies du dernier niveau de la façade postérieure sont alternativement fermées par des transennes en terre cuite, quatre baies de la façade antérieure sont murées de briques. Des bandeaux en granite scandent et couronnent le moulin à chaque niveau. Une grande arche en plein cintre, délimitant le coursier de la roue hydraulique aujourd'hui disparue, perce le moulin au rez-de-chaussée. Ce dernier est flanqué, sur l'un de ses pignons, des anciennes écuries qui comptent un rez-de-chaussée et un étage de comble à surcroît couvert d'un toit à croupes en ardoises. De l'autre côté de la cour, se situe un ancien atelier de la laiterie comprenant deux corps de bâtiment de plan rectangulaire, adossés, aujourd'hui réhabilité en maison d'habitation. Composé d'un appareil mixte en schiste et en moellons de granite, il a un étage carré et est percé, sur ses deux niveaux, de larges baies à arcs surbaissés encadrées de briques. L'ancien logis patronal, flanqué d'une seconde écurie en retour d'équerre en appentis, compte un rez-de-chaussée et un étage de comble couvert d'un toit à croupes en ardoises.

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté ; restauré

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina ; Hue Vanessa

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (patrimoine industriel d'Ille-et-Vilaine) ; inventaire préliminaire (Visseiche)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35