moulin à papier et à foulon de Guémain, puis moulin à farine, puis minoterie de Guémain, actuellement hôtel-restaurant

Désignation

Dénomination

moulin à papier, moulin à foulon, moulin à farine, minoterie

Destinations successives et actuelle

hôtel de voyageurs ; restaurant

Titre courant

moulin à papier et à foulon de Guémain, puis moulin à farine, puis minoterie de Guémain, actuellement hôtel-restaurant

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Vieux-Vy-sur-Couesnon

Aire d'étude

Ille-et-Vilaine

Canton

Saint-Aubin-d'Aubigné

Lieu-dit

Moulin de Guémain

Référence cadastrale

(sans date) B 497 à 505, 1983 B2 949, 950, 1055 à 1057

Milieu d'implantation

isolé

Cours d'eau

le Couesnon

Parties non étud

atelier de fabrication, logement patronal, bâtiment d'eau, bassin de retenue, bief de dérivation, entrepôt industriel, transformateur (abri)

Historique

Datation des campagnes principales de construction

Temps modernes, 3e quart 19e siècle

Datation en années

1857

Justification de la datation

daté par source, daté par tradition orale

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Les moulins de Guémain sont mentionnés en 1756, mais leur existence est antérieure. A cette date, le moulin à papier de Guémain fabrique annuellement six cents rames de papier, du grand raisin et du bâtard fin. En 1840, l'usine se compose d'un moulin à papier appartenant à M. Baudry et d'un moulin à foulon, propriété de Julien Barbe. En 1857, afin de satisfaire les nombreuses demandes qui lui sont faites, J. Barbe sollicite l'autorisation d'établir sur le Couesnon un second moulin à foulon actionné par une roue hydraulique et comprenant plusieurs piles. En 1860, le site comprend deux vannages de décharge et un déversoir. En 1875, le moulin, appartenant à M. Radigois, fabricant de papier à Vieux-Vy-sur-Couesnon et propriétaire de deux autres moulins à papier, se compose de deux bâtiments dont l'un est pourvu de deux paires de meules servant à la mouture des céréales et le second composé d'un broyeur à chiffons pour la fabrication du papier. Le régime hydraulique est réglementé par arrêté préfectoral du 28 septembre 1875. En 1885, le procès verbal de récolement précise que le moulin principal, qui était pourvu de deux paires de meules, n'existe plus, seul le broyeur à chiffon étant en activité. En 1932, la minoterie, alimentée par une simple chute d'eau, écrase quotidiennement 45 q de blé, puis 100 q en 1934 grâce à l'adjonction d'un moteur diesel. En 1995, elle cesse de fonctionner. Aujourd'hui, les bâtiments abritent un hôtel-restaurant. En 1860, le moulin à papier Barbe possède une roue hydraulique verticale qui mesure 3, 20 m de diamètre, tandis que le moulin à grain Barbier fonctionne grâce à deux roues hydrauliques verticales mesurant chacune 4, 60 m de diamètre. En 1934, mention d'un moteur gasoil à huile lourde de type RTO, d'une capacité de 35 ch, utilisé comme force complémentaire. En 1936, la minoterie comprend une roue hydraulique Sagebien qui actionne deux paires de meules, deux broyeurs à cylindre, deux convertisseurs, un plansichter et quatre bluteries hexagonales. En 1948, installation d'une turbine hydraulique de type Teisset-Rose-Brault, développant une puissance de 25 ch avec une vitesse de rotation de 80 tours/mn. La roue hydraulique à aubes, toujours en place, mesure 5, 20 m de diamètre sur 1 m de large et développe 10 ch avec 1, 80 m de hauteur de chute.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

granite, moellon, essentage de tôle, béton, béton armé

Matériau de la couverture

ardoise

Parti de plan

plan régulier en L

Vaisseau et étage

1 étage carré, comble à surcroît

Type de la couverture

toit à longs pans, toit en pavillon, croupe, appentis

Source de l'énergie

énergie hydraulique, produite sur place, roue hydraulique verticale, turbine hydraulique, énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, produite sur place

Commentaire description

La minoterie est implantée au-delà d'un petit pont en maçonnerie à une arche en plein cintre qui chevauche le Couesnon et permet d'accéder à la cour de l'usine. De l'autre côté de la chaussée, se répartissent les logements et autres dépendances. La minoterie construite en granite, à l'origine composée de deux moulins, a conservé les deux corps de bâtiment formant un plan en L. Le corps principal, l'atelier de fabrication, compte un étage carré et un étage de comble à surcroît couvert d'un toit à croupe en ardoise percé de trois lucarnes passantes. Un petit bâtiment d'eau, de construction plus récente en béton armé, abritant la turbine hydraulique, relie la minoterie au second moulin situé en retour d'équerre. Ce dernier a un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage de comble à surcroît. Sa façade latérale, qui longe le Couesnon, est flanquée du coursier et de la roue hydraulique à aubes planes toujours en place. De l'autre côté de la rivière s'organisent le logis patronal composé de deux corps de bâtiment au même droit, l'un à un étage carré couvert d'un toit en pavillon, le second à un étage de comble à surcroît couvert d'un toit à longs pans en ardoise, ainsi qu'un entrepôt industriel en essentage de tôle. Les différents ouvrages régulateurs du régime hydraulique sont toujours en place : le déversoir et le vannage de décharge situés en amont et les vannes motrices.

Typologie

moulin intermédiaire de plan allongé comptant moins de deux étages carrés (type B2)

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté, restauré

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina, Dalibard Sabrina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel, inventaire préliminaire

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

Patrimoine industriel

Dossier adresse

Conseil régional de Bretagne - Service chargé de l'inventaire Hôtel de Blossac - 6, rue du Chapitre 35044 Rennes Cedex - 02.99.29.67.67